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    Asie-Pacifique

    La Thaïlande salue timidement la Palme d'or en pleine crise politique

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    C'est donc un cinéaste thaïlandais qui s'est vu décerner dimanche 23 mai la récompense suprême à Cannes à l'issue de la 63e édition du Festival international du film. Apitchatpong Weerasetakhul a obtenu la Palme d’or avec son film Oncle Boonmee. Ce réalisateur récompensé par le jury cannois est en fait bien plus connu à l'étranger que dans son propre pays.

    Avec notre correspondante à Bangkok, Marie Normand

    La victoire d’Apitchatpong Weerasetakhul ne fait pas la une des journaux thaïlandais ce lundi. Déjà le palmarès a été annoncé en pleine nuit avec le décalage horaire. Et c’est toujours la crise politique qui fait les gros titres.

    Mais surtout, le réalisateur reste quasiment inconnu du grand public thaïlandais. Ses films ne sont projetés que dans une poignée de salles et les critiques l’accusent souvent de faire des films pour les étrangers.

    Le cinéma d’auteur a bien du mal à percer dans le royaume. Les Thaïlandais sont plus friands des grosses productions américaines qui occupent près de 80% du marché et des films locaux classiques, c’est-à-dire des films d’action, d’horreur et des comédies romantiques.

    Le réalisateur primé à Cannes avoue qu’il ne sait pas encore où son film pourra être projeté dans son pays. Il doit d’abord passer le stade redoutable du bureau de la censure qui avait déjà coupé quatre scènes de son dernier film, jugées contraire à la morale.

    Petit espoir : le ministère de la Culture, en charge de cette censure, fait volte-face et se répand en compliments ce lundi : « Ce genre de victoire est ce dont nous avons besoin en ces temps de crise », avance-t-il. Peut-être donc que le lauréat bénéficiera d’une certaine indulgence temporaire pour sa participation à la réconciliation nationale.
     

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