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Au moins 60 morts dans les violences à Kingston
En Jamaïque, la tension est toujours vive dans la capitale Kingston, où depuis plusieurs jours maintenant, des gangs armées se livrent une véritable guerre de rue contre les forces de l'ordre. Dans la nuit du 24 mai, la police a donné l'assaut contre le fief du criminel Christopher Coke, dans le quartier Tivoli Gardens. De sources hospitalières au moins 60 personnes ont été tuées dans les violences de la journée du mardi 25 mai. Le Premier ministre jamaïcain, Bruce Golding, a déploré les pertes en vies humaines et promis de rétablir l'ordre dans le pays.
Les traces de la bataille sont encore omniprésentes dans les rues de Tivoli Gardens. D'épaisses colonnes de fumées s'échappent de certains bâtiments, des tirs et mêmes des explosions retentissent toujours. Un impressionnant dispositif de policiers et de membres de l'armée encercle ce quartier défavorisé de la capitale.
Mais au delà de Tivoli Gardens, c'est toute la ville de Kingston qui ressemble ce mardi 25 mai à une cité fantôme. Selon les médias locaux, les principales artères, habituellement encombrées, sont désertes, les magasins et les écoles sont restés fermés, seuls des hélicoptères survolent encore la ville. La population semble avoir suivi les conseils de la police qui avait appelé les habitants à rester chez eux. « Nous sommes en train de mener une guerre », a déclaré le responsable de la police de Kingston.
C'est une guerre qui fait des victimes. Le bilan avancé par les autorités ce mardi risque de s'alourdir. Plusieurs témoins oculaires ont déclaré à des radios locales avoir vu de nombreux corps étendus dans les rues. De son côté, le ministre jamaïcain de la Santé a lancé un appel d'urgence à des dons de sang.
Le défi des autorités jamaïcaines Il a fallu que les autorités cèdent à la pression des Etats-Unis et manifestent leur volonté d'extrader un trafiquant de drogue recherché par la justice américaine pour déclencher l’émeute. Jusqu'ici, même la pauvreté endémique des Jamaïcains n'y avait pas suffi. Depuis lundi 24 mai, de l'aveu même du chef de la police, Kingston est « en guerre ». Les forces de l'ordre affrontent des hommes apparemment aguerris, lourdement armés et déterminés comme le montre le nombre considérable des victimes, et l'impuissance de la police. En quelques heures, mardi 25 mai, ils ont mené une véritable insurrection contre les institutions du pays. Rien n'est épargné : l'un des plus grands hôpitaux de la ville a été attaqué, des commissariats également dont certains ont été incendiés, tous les responsables décrivent une situation « extrêmement sérieuse ». Kingston semble hors de contrôle. Et, derrière Kingston, c'est tout l'Etat jamaïcain qui révèle sa fragilité et vu la brutalité des événements, il a incontestablement montré qu'il n'était pas en mesure de faire respecter la souveraineté de ses décisions sans provoquer un bain de sang. C'est la solidité du pays qui est ébranlée. La gestion de cette crise et la question de l'extradition de Christopher Coke apparaissent aujourd'hui comme un défi majeur pour les autorités politiques jamaïcaines. C'est un véritable test pour les institutions et leur capacité à restaurer l'ordre public. |

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Commentaires (2)
contre toutes violences en jamaique
J'ai été à Kingston en 1986. J'aime Kingston, UWI. Pensez a ce Bob Marley vous laisser mes Africans. L'amour, hospitalité ect. Les gangs criminels, obéissez et rendez vous. Les autorités, demander aux USA de vous aider et arrêtez tout et toute suite. Vive les RASTA en paix
"C'est un véritable test
"C'est un véritable test pour les institutions et leur capacité à restaurer l'ordre public" (!!!!)
Qui est responsable du désordre? Toujours les mêmes!!
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