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Débat à Nice autour de la place de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU

La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, en clair, la place de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU est en discussion à Nice. L'Union africaine a adopté une position commune sur la question, mais elle n'a pas encore trouvé d'accord avec la France.
Le chef de l’Etat français a affirmé dans son discours qu’il fallait faire une place à l’Afrique : « Le Conseil de sécurité doit être réformé », a martelé Nicolas Sarkozy qui s’est toutefois bien gardé de rentrer dans le détail du nombre de sièges qui pourraient revenir au continent africain en cas de réforme de ce Conseil de sécurité des Nations unies.
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Dimanche soir 30 mai, les ministres des Affaires étrangères et leur homologue français, Bernard Kouchner, ont longuement discuté de la place que pourrait occuper le continant africain dans ce futur Conseil de sécurité des Nations unies une fois la réforme entérinée.
L’Union africaine a adopté une position, baptisée « consensus d’Elzulwini », au terme de laquelle les Africains souhaitent obtenir deux sièges de membres permanents avec droit de veto, ainsi que deux sièges supplémentaires non permanents.
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Cet objectif semble irréaliste pour beaucoup de pays occidentaux, dont la France. « Nous avons tenté de faire évoluer les choses », a affirmé le ministre français des Affaires étrangères.
Selon plusieurs sources, le débat a été particulièrement animé. Les pays d’Afrique australe refusant d’assouplir la position de l’Union africaine. Selon une source diplomatique, certains Etats de la SADEC (Communauté de développement de l'Afrique australe) se seraient même interrogés sur la légitimité de la France à lancer ce débat.
« Ce n’est pas simple, c’est assez contrasté », a reconnu Bernard Kouchner qui a admis que le débat n’avait pas permis de trouver une solution. Le débat devait se poursuivre ce lundi après-midi 31 mai au niveau des chefs d‘Etat, lors d’une séance de travail à huis clos, coprésidée par Nicolas Sarkozy et le président camerounais, Paul Biya.
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Denis Sassou N’Guesso, le chef de l’Etat congolais, a réaffirmé dans la matinée au micro de RFI que la position de son pays « était celle de l’Union africaine, c'est-à-dire deux sièges permanents ». « On ne peut pas gérer les affaires du monde sans l’Afrique, je suis persuadé que tout le monde comprend », a souligné Denis Sassou N’Guesso.

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Commentaires (4)
amertume
Nous ne comprenons pas pourquoi le continent africain ne peut pas également bénéficier d'un droit de veto si tant est que ce continent à contribuer à cette émergence que nous constatons près des pays riches. Ce continent qui longtemps est dépourvu de ses bras valides et maintenant on l'abandonne sur son sort l'histoire de l'humanité en connaitra un coup revoyons donc une fois nos copies
un continent,un droit de véto
Il est important au sortir de ce sommet rebaptisé Afrique-France que l'on aille au-delà des discours. Je ne voudrais pas m'attarder sur les coulisses de ce sommet, tout ce que je retiens c'est l'envie des africains de se faire entendre et la vomonté de la France d'aider l'Afrique. Plus de cinquante ans après les indépendances de grands nombres de pays africains, en tant qu'africain je pense que l'Afrique aux vues des capacités qui sont les siennes et surtout pour ce qu'elle représente désormais pour l'occident, ce continent doit avoir une place dans le conseil de sécurité et avec un droit de véto. Contentons nous d'obtenir un siège, le deuxième s'obtiendra avec le temps.
Pas sans l'Afrique et pas sans la démocratie
L'Afrique à droit au chapitre et sa voix doit être entendue. A commencer à l'intérieur des pays Africains eux-mêmes. La voix de l'Afrique ne peut être que la voix de ses citoyens exprimée par des dirigeants honnêtes, librement et démocratiquement choisis par leurs peuples. Ceci exclut les putschistes qui s'emparent du pouvoir par la force et les dictateurs qui manipulent les constitutions pour ne pas quitter le pouvoir et s'appliquent à piller l'Afrique et martyriser sa population.
Sur la représentativité du continent africain dans les instances
Parfaitement d'accord avec le précédent intervenant. C'est scandaleux de constater que des dictateurs qui font la pluie et le beau temps chez eux veulent maintenant en faire autant à, l'égard du monde entier. Heureusement que la honte ne tue pas ! Je suis africain.
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