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    Bénin

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    Le drapeau du Bénin.

    Situation géographique

    Pays d’Afrique occidentale situé sur le golfe de Guinée, le Bénin s’étend sur 700 km de long entre le Nigeria à l’est et le Togo à l’ouest, bordé au nord par le Burkina Faso et le Niger. Le pays couvre une superficie de 112 620 km².

    Villes : Porto Novo (capitale, 267 000 habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 11,5 millions d'habitants
    Densité : 100 hab./km²
    Indice de fécondité : 4,9
    Croissance démographique : 2,8 %
    Espérance de vie : 60,7 ans

    Société
    Ethnies : Fon, Yorouba, Fulani, Baribas…
    Langues : français (officiel), adja, fon, yorouba…
    Religions : animisme, christianisme, islam
    Alphabétisation : 51 %
    Développement humain : 167e / 188 pays (PNUD 2016)

    Economie
    Monnaie : franc CFA
    Croissance : 5,6 %
    Inflation : 2 %
    PIB par habitant : 842 $/hab.
    Chronologie
    1er août 1960 : indépendance du Dahomey. Hubert Maga devient le 1er président de la République.
    1960-1972 : période d’instabilité politique, marquée par de nombreux coups d’Etat.
    1972 : putsch du général Mathieu Kérékou.
    1975 : le Dahomey devient la République populaire du Bénin. Instauration du parti unique, le Parti de la révolution populaire béninoise (PRPB).
    1990 : conférence nationale et adoption par référendum d’une nouvelle Constitution instaurant le multipartisme.
    1991 : Nicéphore Soglo du Parti de la renaissance du Bénin (PRB) est élu président de la République.
    1996 : élection présidentielle,  Mathieu Kérékou revient au pouvoir, il sera réélu en 2001 avec 84,1 % des voix.
    2006 : Victoire de Yayi Boni à l’élection présidentielle avec 74,5 % des voix.
    2010 : Nomination d'un nouveau gouvernement en juin.
    2011 : En mars, réelection de Boni Yayi à la présidentielle dès le premier tour. Du 18 au 20 novembre, visite du pape Benoît XVI.
    2012 : En janvier, Thomas Boni Yayi devient président en exercice de l'Union africaine. En octobre, l'homme d'affaires Patrice Talon est accusé d'avoir voulu empoisonner le chef de l'Etat.
    2013 : En décembre, la cour d'appel de Paris refuse l'extradition de Patrice Talon. Rejet de la loi des finances par l'Assemblée nationale.

    2014
    17-19 juin :  table ronde à Paris pour le développement du Bénin. Le président Thomas Boni Yayi et une partie du gouvernement présentent cinq projets phares dans le domaine des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, de la santé.
    21 août : nouveau remaniement du gouvernement, le troisième depuis la réélection de M. Boni Yayi en 2011, le précédent remaniement datant d'août 2013.
    28 octobre : plusieurs milliers de manifestants à Cotonou à l'appel de l'opposition pour exiger l'organisation d'élections municipales et cantonales, initialement prévues en 2013 et repoussées sine die.
    27 novembre : 170 personnes sont placées en observation suite à l'identification de 14 cas suspects de fièvre de Lassa, un virus voisin d'Ebola, dont huit sont décédées.

    2015
    23 janvier
    : le parlement adopte une loi régissant l'information. Le texte supprime les peines de prison pour offense au chef de l'Etat et règlemente l'accès aux sources d'information.
    3 mai : le parti du président Thomas Boni Yayi remporte les élections législatives du 26 avril avec 33 sièges sur 83, mais sans obtenir la majorité absolue.
    19 juin : le banquier d'affaires franco-béninois Lionel Zinsou est nommé Premier Ministre.
    28 juin : élections municipales, communales et locales avec deux ans de retard et une faible participation dûe également à la saison des pluies.
    31 octobre : un incendie ravage le marché Dantokpa à Cotonou, où plus de 700 boutiques ont été détruites dans le secteur des pièces détachées de véhicules. Le feu est parti d'un camion transportant de l'essence frelatée.

    2016
    12 février : consensus entre la majorité des 33 candidats et les institutions chargées d'organiser la présidentielle pour le report du 1er tour du 28 février au 6 mars, les cartes d'électeurs n'étant pas encore toutes disponibles.
    6 mars : élection présidentielle, 1er tour. Le 13, la Cour constitutionnelle annonce un second tour le 20 mars, opposant Lionel Zinsou à Patrice Talon. C'est Patrice Talon qui remporte le second tour avec 65,39 % des voix contre 34,61 % pour son adversaire, pour un taux de participation de 65,57 %. Investiture le 6 avril.
    4 avril : lancement d'un nouveau parti d'opposition, le Parti démocratique, présidé par Martin Rodriguez, ancien concurrent du nouveau président, qui vit aux Etats-Unis.

    2017
    27 mars : grogne autour du projet de nouvelle Constitution, les magistrats sont dans la rue pour dénoncer un texte très inquiétant en l’état qui pourrait marquer « la fin de la magistrature », selon eux. Le ministre de la Défense, Candide Azannaï, quitte le gouvernement, en pleine polémique sur le projet de révision de la Constitution qu’il a soumis aux députés.
    4 avril : les députés votent contre la prise en considération du projet de révision constitutionnelle voulu par le président Patrice Talon. Le texte ne sera donc pas examiné sur le fond. C'est un deuxième échec pour le projet présidentiel, après le refus des élus béninois d'examiner la réforme constitutionnelle selon une procédure d'urgence. Le 8, Patrice Talon renonce à sa réforme constitutionnelle.
    19 septembre:limogeage du ministre des Infrastructures et des transports, Hervé Hêhomey.
    13 octobre : limogeage du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Marc Araba, après une polémique concernant un voyage du président Talon en France en début de mois.
    28 octobre : remaniement ministériel, le deuxième gouvernement de Patrice Talon est composé de 22 membres.
    1er décembre : 28 chefs d'unités de la police et de la gendarmerie sont limogés pour détournement de fonds de la sécurité et pour faux et usage de faux.
    18 décembre : la police multiplie les saisies à la suite de l'affaire d’un vaste trafic de médicaments impliquant le député Mohammed Atao Hinnouho et son épouse. On dépasse désormais les 150 tonnes de cartons de présumés faux médicaments saisis.
    28 décembre : une loi votée par les députés supprime le droit de grève aux personnels de la santé, de la justice, de la sécurité.

    2018
    8 janvier : les magistrats entament une grève de cinq jours pour protester contre la suppression du droit de grève de leur corporation. Le 12, sept confédérations syndicales appellent à un sit-in pour protester contre le vote par les députés et à un débrayage général dans la fonction publique la semaine suivante. La semaine sera marquée par les mouvements sociaux.
    19 janvier : la Cour Constitutionnelle juge l'article 50 de la loi sur la Fonction publique votée par les députés fin décembre, concernant le droit de grève, contraire à la Constitution. Ils ne peuvent pas interdire ce droit, seulement définir les conditions de son exercice.
    13 mars : procès des «faux médicaments» : cinq dirigeants de sociétés pharmaceutiques, jugés en flagrant délit le 6, écopent de 4 ans de prison ferme et de lourdes amendes. 24 heures après les condamnations prononcées contre 5 dirigeants, lors du Conseil des ministres, le gouvernement suspend l'Ordre des pharmaciens et retire au laboratoire indien New Cesamex son autorisation de commercialisation de médicaments. Les peines seront confirmées en appel le 21 novembre.
    16 avril : une partie du marché de Dantokpa, le plus grand marché de la sous-région, est ravagée par les flammes.
    5 juin : remaniement du gouvernement, conséquence de la désignation du ministre de la Justice Joseph Djogbenou pour siéger à la Cour constitutionnelle.
    27 juin : mise en place de la loi qui interdit la fabrication, l'importation, la vente et l'utilisation des sacs plastiques. Ne sont autorisés que ceux qui sont biodégradables ou réutilisables.
    28 juin : la Cour constitutionnelle retire le droit de grève à trois catégories de fonctionnaires : magistrats, policiers et personnels de la santé. Problème : cette même institution avait tranché en faveur des syndicats, après plusieurs mois de grève.
    3 septembre : un nouveau code électoral est adopté par les députés. Il ne sera pas simple désormais de se porter candidat aux élections législatives et présidentielles : les cautions exigées vont sérieusement augmenter, et ce malgré les amendements et les vives contestations des élus de l’opposition.
    12 septembre : création du Comité chargé de coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin, avec dix experts culturels béninois, présidé par Nouréini Tidjani-Serpos, ex-sous-directeur général Afrique de l’Unesco. Principale mission de ce Comité : travailler avec l’équipe française sur les modalités de restitution des oeuvres d'art. Le 23 novembre, le gouvernement français accepte de restituer 26 œuvres réclamées par le Bénin, peu après la remise du rapport sur la restitution des biens culturels à l’Afrique.
    19 octobre : l'opposant Sébastien Ajavon et trois autres prévenus sont condamnés à 20 ans d'emprisonnement et cinq millions de francs CFA d'amende pour une affaire de trafic de drogue. Aucun des prévenus n'était présent à l'audience et un mandat d'arrêt international a été émis contre eux.
    3 novembre : l'ensemble des partis d'opposition béninois exigent au président Talon le «retour immédiat et sans délai des exilés politiques», tels que l'homme d'affaires Sébastien Adjavon, l'ancien maire de Cotonou Léhadi Soglo, révoqué par le gouvernement et le secrétaire exécutif du parti FCBE, Valentin Djenontin. Tous séjournent en France. L'opposition exige aussi l'abrogation de la loi qui crée la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), machine à juger les opposants sous le prétexte de la lutte contre la corruption. Pour les législatives de mars 2019, l'opposition envisage la création d'un parti unifié et une liste commune.
    6 novembre : faux médicaments : le député Mohamed Atao Hinnouho est condamné à cinq ans de prison et trois milliards de francs CFA de dommages pour rébellion contre force de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions et fraude douanière. La direction de la douane avait porté plainte contre lui pour l’entrée frauduleuse de 152 tonnes de médicaments.
    1er décembre : le président Patrice Talon restructure son camp à la faveur du vote en juillet dernier de la loi modifiant la charte des partis. Le pays comptait 250 partis, place désormais aux regroupements. Un nombre important de partis soutenant le chef de l'Etat a fusionné pour devenir «l'Union progressiste».
    17 décembre : procès de l'affaire d'escroquerie qui a dépouillé et ruinée entre 2006 et 2010 des milliers de victimes, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Une vingtaine de prévenus sont à la barre et répondent des infractions telles qu'«association de malfaiteurs, escroquerie avec appel au public et exercice illégal d'activités bancaires et de microfinance». Le FMI évalue le préjudice de l'escroquerie à plus de 155 milliards de francs CFA.

    2019
    8 janvier : les avocats de l'opposant Komi Koutché, en prison en Espagne suite à un mandat d'arrêt international émis le 19 octobre, déposent une demande de liberté provisoire. L’ancien ministre d'État chargé de l'Economie et des Programmes de dénationalisation sous la présidence de Boni Yayi est actuellement détenu à la maison d'arrêt de Madrid en Espagne, poursuivi pour sa gestion du Fonds national de micro-crédit qu'il dirigeait.
    16 janvier : l'opposition, avec à sa tête deux anciens chefs d'État, Nicéphore Soglo et Boni Yayi, réunit la presse pour annoncer qu'elle présenterait une liste unique aux législatives du 28 avril.
    6 février : verdict dans le procès ICC Services, surnommée «l'affaire des Madoff béninois» : de lourdes peines de prison contre les principaux accusés et les petits épargnants qui avaient tout perdu dans cette affaire et qui ont témoigné à la barre devraient récupérer leur mise.
    5 mars : la Commission électorale nationale autonome (Céna) publie la liste définitive des partis autorisés aux législatives du 28 avril : aucun parti de l’opposition n’est retenu.
    11 mars : manifestation de l’opposition qui exige la réintégration de ses candidats dans le processus électoral.
    18 mars : les propositions de sortie de crise politique arrivent au Parlement réuni en session extraordinaire. L’enjeu est de repêcher toute l’opposition exclue par les réformes et la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour le scrutin des législatives. Reportée au 21. Le 19, le président de l'Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, annonce l’essentiel des propositions de sortie de crise qui seront soumises en débat à la plénière. Echec du Parlement, les législatives auront lieu sans l'opposition. Le pouvoir et l'opposition s'accusent mutuellement d'être responsable des blocages.
    11 avril : le président Patrice Talon revient sur la poursuite du processus électoral, en vue du scrutin du 28 avril, lors d'un entretien télévisé. Beaucoup espéraient une annonce de décrispation ou de sortie de l’impasse. Il n'en a rien été. Pour l’opposition, la situation est alarmante.

    Service de la Documentation RFI, avril 2019

     
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