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    • Kenya: au moins quatre personnes tuées dans un bidonville de Nairobi (police)
    • Inde: malgré le brouillard de pollution, le semi-marathon de Delhi a bien eu lieu
    • Zimbabwe: la ligue des jeunes de la Zanu-PF appelle Robert Mugabe à démissionner

    Birmanie (Myanmar)

    media

    Situation géographique
    Située au nord-ouest de la Thaïlande et du Laos, au sud-ouest de la Chine, au sud-est du Bangladesh et au nord-est de l’Inde, la Birmanie est un pays d’Asie du sud-est de 675 579 km² dont la côte ouest donne sur le Golfe du Bengale et la mer d’Andaman.

    Villes principales : Naypidaw (capitale)  - Rangoon (capitale économique) : 5,8 millions d'habitants

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 52,7 millions d'habitants
    Densité : 78,04 hab./km²
    Indice de fécondité : 2
    Croissance démographique : 1,07 %
    Espérance de vie : Femmes : 67,1 ans - Hommes : 62,9 ans

    Société
    Ethnies : Birmans, Chins, Kachins, Karens
    Langue : birman
    Religions : bouddhistes (90 %), chrétiens, musulmans
    Alphabétisation : 92,6 %
    Développement humain : 150e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : kyat
    Croissance : 6,8 % (2013)
    PIB par habitant : 1 200 $
    Dette publique : 47,27 % du PIB

    Chronologie
    1948 : indépendance de la Birmanie, ancienne colonie britannique.
    1962 : le général Ne Win prend le pouvoir et instaure un régime militaire dit "de la voie birmane vers le socialisme".
    1988 : la répression de manifestations d’étudiants en faveur de la démocratisation du régime fait des centaines de morts.
    1989 : l’opposante Aung San Suu Kyi, leader de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), est assignée à résidence.
    1992 : le général Than Shwe prend le commandement de la junte.
    1995 : libération de Aung San Suu Kyi.
    1997 : la Birmanie intègre l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean)
    2000 : nouvelle assignation à résidence de Aung San Suu Kyi et de dirigeants de la LND.
    2002 : libération de Aung San Suu Kyi.
    2005 : libération massive de prisonniers (plus de 5 500 détenus).
    2007 : importantes manifestations de moines bouddhistes contre le régime. Des centaines d’opposants sont arrêtés.
    2008 : le typhon Nargis fait plus de 130 000 victimes.

    2009
    28 avril : les 27 pays membres de l'Union européenne renouvellent pour un an les sanctions prises à l'encontre de la Birmanie "en raison de progrès insuffisants du pays en matière de droits de l'homme et de la démocratie".
    14 mai : Aung San Suu Kyi est arrêtée, accusée d'avoir transgressé son assignation à résidence qui lui interdit de recevoir des visites non autorisées. Le 6 mai, un vétéran américain de la guerre du Vietnam, John Yettaw, avait traversé à la nage le lac Inya, pour atteindre la maison d'Aung San Suu Kyi, qu'il voulait rencontrer depuis longtemps. Celle-ci a refusé de le recevoir et il est resté 2 jours devant chez elle. Le procès d'Aung San Suu Kyi débute le 18 mai à huis clos.
    11 août : verdict : elle est condamnée à 3 ans de prison et de travaux forcés. Sa peine est commuée par le chef de la junte birmane en 18 mois de résidence surveillée qu'elle pourra effectuer à son domicile de Rangoon.

    2010
    13 février : Tin Oo, numéro 2 de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), est libéré après 7 ans de détention.
    10 mars : la junte militaire présente une loi électorale qui stipule que quiconque purge une peine de prison ne peut appartenir à un parti, ce qui devra exclure des candidats comme Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, en résidence surveillée suite à une peine de prison.
    13 août : la Commission électorale annonce que les élections générales se tiendront 7 novembre, les premières depuis 20 ans. Le 19, le vice-président du parti d'opposition Ligue pour la démocratie déclare que son parti boycottera les législatives.
    16 septembre : la Commission électorale confirme la dissolution du parti d'opposition de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), et de 5 autres partis pour n'avoir pas rempli les exigences fixées pour présenter des candidats.
    7 novembre : 29 millions d'électeurs sont appelés à voter lors des premières élections depuis 20 ans, qualifiées de "mascarade" tant par l'opposition que par la communauté internationale. 3 personnes sont tués et 11 autres blessées lors de violents affrontements de la police avec des combattants de l'Armée bouddhiste démocratique karen (DKBA), qui protestaient contre l'exclusion des minorités de ce scrutin pour "des raisons de sécurité". 15 000 personnes ont fui la zone de combats pour la Thaïlande voisine.
    13 novembre : Aung San Suu Kyi est libérée par la junte militaire.

    2011
    1er février : session inaugurale à huis clos du nouveau parlement. Celui-ci élit, le 5, le Premier ministre U Thein Sein président pour un mandat de 5 ans.
    13 février : le journaliste birman, Maung Maung Zeya, qui travaille pour la chaîne de télévision "Democratic Voice of Burma", basée à Oslo en Norvège, est condamné à 13 ans de prison pour avoir filmé les suites d’une explosion lors du nouvel an bouddhique en avril 2010.
    19 août : l'opposante Aung San Suu Kyi rencontre le président Thein Sein.
    11 octobre : le président Thein Sein annonce la libération prochaine de 6 300 prisonniers, dont une trentaine de prisonniers politiques, "pour raisons humanitaires". Le lendemain, 120 prisonniers sont libérés, dont le comédien et humoriste Zarganar, de son vrai nom Maung Thura, arrêté en 2008 pour avoir organisé l'aide aux victimes du cyclone Nargis (138 000 morts et disparus) et critiqué la gestion du drame par le pouvoir. Il avait été condamné à 35 ans de prison.
    13 décembre : le parti d'opposition, Ligue nationale pour la démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi, est légalisé par la Commission électorale de l'Union du Myanmar.

    2012
    12 janvier : une délégation gouvernementale et des dirigeants de l'Union nationale karen (KNU) signent un accord de cessez-le-feu, depuis plus de 60 de lutte contre le pouvoir birman.
    15 janvier : l’opposante Aung San Suu Kyi est décorée de la Légion d'honneur par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, en visite officielle en Birmanie.
    1er avril : Aung San Suu Kyi est élue députée lors des élections législatives partielles. Elle et 41 autres membres de son parti, Ligue nationale pour la démocratie, refuseront, le 23, de prêter serment sur la constitution et de participer à la première session du parlement. La LND veut que la constitution soit modifiée parce qu'elle est entrée en vigueur en 2008 alors que la junte militaire était au pouvoir. Ils prêteront finalement serment le 2 mai.

    2013
    10 mars : Aung San Suu Kyi réélue à la tête de la Ligue nationale pour la démocratie (LND, opposition), lors de son Congrès national.
    22 mars : état d'urgence décrété dans 4 villes du district de Meiktila, dans le centre du pays, après 3 jours d'émeutes entre bouddhistes et musulmans qui ont fait au moins 20 morts.
    27 mars : couvre-feu décrété à Nattalin et Zigon, dans le centre du pays, après des heurts meurtriers entre musulmans et bouddhistes qui ont déjà fait au moins 40 morts. 12 000 personnes ont déjà fui ces violences. Des bâtiments religieux et des propriétés ont été incendiés.
    22 avril : l'Union européenne lève toutes les sanctions prises à l'encontre de la Birmanie, sauf l'embargo sur les armes.
    30 mai : le gouvernement et l'Organisation de l'Indépendance kachin (KIO), bras politique de l'Armée pour l'indépendance kachin (KIA), signent un accord de cessez-le-feu provisoire après 2 ans de conflit.

    2014
    30 mars : la Birmanie lance son premier recensement en trente ans, ce qui devrait enfin fournir un état des lieux de ce pays fermé pendant des décennies par la junte militaire.
    21 avril : décès à 84 ans de Win Tin, journaliste et figure emblématique de l’opposition, emprisonné pendant dix-neuf ans pour son combat contre l'ancienne junte birmane, co-fondateur avec Aung San Suu Kyi de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
    10 juillet : le gouvernement impose un couvre-feu à Mandalay, où deux nuits de violences entre bouddhistes et musulmans ont fait deux morts. Ce même jour, 5 journalistes birmans sont condamnés à dix ans de prison avec travaux forcés pour un article accusant un complexe militaire de produire des armes chimiques.
    7 octobre : le gouvernement annonce la libération de plus de 3.000 prisonniers, dont d'anciens responsables militaires visés par une purge de la junte en 2004 pour "des raisons humanitaires" et la nécessaire "stabilité de l'Etat".

    2015
    5 mars : violentes manifestations à Rangoun. Les étudiants jugent la réforme de l'éducation antidémocratique et réclament des changements, dont la décentralisation du système éducatif, la possibilité de créer des syndicats et un enseignement dans les langues des nombreuses minorités ethniques du pays.
    3 août : le gouvernement demande l'aide internationale suite aux importantes inondations et glissements de terrain provoqués par les pluies de mousson qui ont déjà fait 81 morts.
    15 octobre : signature d'un accord de cessez-le-feu après trois ans de négociations et plus de 300 réunions, entre le gouvernement des anciens militaires et huit groupes ethniques armés qui combattaient l'autorité centrale depuis des décennies.
    8 novembre : élections législatives remportées par la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi. Le parti d'opposition dispose même de la majorité absolue dans les deux chambres nationales. Il pourra donc former un gouvernement, seul, au printemps prochain.
    21 novembre : plus de 100 morts dans un glissement de terrain survenu dans le nord, près d'une mine de jade, dans un campement de fortune.
    9 décembre : ouverture à Rangoun du premier marché boursier, le YEX ou Yangon Stock Exchange.

    2016
    12 janvier : près de 700 hommes politiques, représentants des groupes ethniques armés et militaires sont réunis à Naypyidaw pour des pourparlers politiques qui doivent permettre une paix durable dans un pays miné par de nombreux conflits ethniques depuis l’indépendance. Mais les combats entre l’armée gouvernementale et plusieurs groupes rebelles armés se poursuivent sur le terrain.
    1er février : rentrée parlementaire avec la participation de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui dispose de près de 60 % des sièges dans les deux chambres nationales.
    13 mars : l'armée annonce la libération de 46 enfants soldats, remis à leurs familles lors d'une cérémonie. L'armée gouvernementale ainsi que plusieurs groupes ethniques armés incorporent toujours des mineurs.
    15 mars : Htin Kyaw, de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), est élu président de Birmanie par le Parlement, avec 360 voix sur 652. Investirure le 30 mars.
    30 mars : Aung San Suu Kyi, célèbre opposante dont le parti a remporté les élections législatives, prendra en charge pas moins de quatre ministères sur 21 au total.
    19 avril : de violents affrontements éclatent dans l'Etat de l'Arakan à l’ouest du pays, non loin de la frontière avec le Bangladesh. Ceux-ci opposent un groupe rebelle, l'Armée arakanaise, à l'armée gouvernementale.
    20 juin : les violations des droits de la minorité musulmane des Rogingyas en Birmanie pourraient être considérées comme des « crimes contre l’humanité », selon un rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU). Les Rohingyas sont une minorité de plus d’un million de personnes, dont plus de 100 000 s’entassent dans des camps de déplacés depuis des violences intercommunautaires en 2012. Selon les Nations unies, cette minorité souffre notamment de déni de citoyenneté, de travail forcé et de violences sexuelles.
    30 juin : les Etats-Unis publient une nouvelle liste noire sur le trafic d'êtres humains et incluent la Birmanie à cause de son traitement de la minorité musulmane des Rohingyas.
    24 août : l'ancien secrétaire général des Nations unies et prix Nobel de la paix Kofi Annan est nommé à la tête d'une commission consultative chargée de prévenir les conflits ethniques et religieux dans l'Arakan, une région de l'ouest de la Birmanie. Cette région est secouée par de nombreux affrontements depuis quatre ans. Kofi Annan a été choisi par la conseillère d'Etat birmane Aung San Suu Kyi.
    31 août : ouverture de la « conférence de Panglong du XXIe siècle », qui rassemble une vingtaine de groupes rebelles. Le parti du prix Nobel de la paix 1991, la Ligne nationale pour la démocratie (LND), désormais au gouvernement, entend obtenir un cessez-le-feu avec les combattants insurgés des minorités ethniques.
    9 septembre : l’armée démobilise les enfants soldats en Birmanie. Elle vient de rendre 55 mineurs à la vie civile. Ils avaient été enrôlés alors qu’ils avaient moins de 18 ans. Aucun chiffre ne permet d’estimer le nombre d’enfants-soldats dans les rangs de l’armée birmane ainsi qu’au sein des groupes ethniques rebelles du pays mais cette démobilisation reste limitée par rapport à l’ampleur du phénomène en Birmanie.
    10 octobre : l'armée lance une offensive d'envergure contre la minorité des Rohingyas.
    24 novembre : John McKissick, directeur de l’agence du Haut-Commissariat pour les réfugiés à Cox’s Bazar, au Bangladesh, près de la frontière birmane, dénonce un "nettoyage ethnique" envers la minorité rohingya provoqué par le gouvernement birman.
    29 décembre : plusieurs prix Nobel de la paix prennent la plume pour dénoncer le sort de la minorité rohingya en Birmanie. « Une tragédie humaine qui s'apparente à un nettoyage ethnique et à des crimes contre l'humanité », écrivent-ils. Dans une lettre ouverte adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, les 23 signataires appellent les Nations unies à se saisir du sort de cette minorité musulmane qu'il disent « l'une des plus persécutées au monde ». Ils dénoncent également la « passivité » d'Aung San Suu Kyi, dirigeante birmane, elle-même distinguée par le prix Nobel de la paix.

    2017
    19 janvier : réunion de l'Organisation de la coopération islamique à Kuala Lumpur pour une session extraordinaire convoquée par la Malaisie. L'organisation confessionnelle, qui regroupe 57 Etats membres, s'est penchée pour la première fois sur le sort des Rohingyas, une minorité musulmane persécutée en Birmanie.
    29 janvier : Ko Ni, avocat très connu, conseiller de la Ligue nationale pour la démocratie, la formation d'Aung San Suu Kyi, est abattu à l'aéroport de Rangoon. Plusieurs ONG, dont Amnesty International, pensent qu'il s'agit d'un assassinat politique et demandent une enquête indépendante.
    9 février : un bateau malaisien transportant de l'aide humanitaire pour la minorité musulmane des Rohingyas est accueilli à Rangoon par un groupe de manifestants nationalistes. Cette aide doit être acheminée dans l'Etat de l'Arakan, au nord-ouest du pays.La Birmanie nie la nationalité d'un million de Rohingyas, malgré leur présence sur le territoire depuis plusieurs générations.

    Documentation RFI, février 2017

     
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