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    Brésil

    media

    Situation géographique

    RFI/Latifa Mouaoued

    Le Brésil est le plus vaste pays du continent sud-américain. Il s’étend sur 8 514 877 km² et compte 7 491 km de côtes sur l’océan Atlantique. Il est composé de 26 Etats et d'un district fédéral.

    Capitale : Brasília (2,5 millions d’habitants)

    Villes principales
    São Paulo : 11,3 millions d’habitants
    Rio de Janeiro : 6,3 millions d’habitants

    Régime politique : République fédérale

    Démographie
    Population : 198,6 millions d'habitants
    Densité : 23,33 hab./km²
    Indice de fécondité : 1,8
    Croissance démographique : 1,33 %
    Espérance de vie : Femmes : 77,3 ans - Hommes : 70,1 ans

    Société
    Peuples : Noirs, Blancs (origine européenne), Métis, Indiens
    Langue : portugais
    Religions : catholiques (74 %), évangélistes (18 %)
    Alphabétisation : 90,3 %
    Développement humain : 79e / 187 pays (PNUD 2014)

    Economie
    Monnaie : real
    Croissance : 0,2 % (2014)
    Inflation : 6,2 %
    PIB par habitant : 11 340 $
    Dette publique : 66,33 % du PIB

    Chronologie
    1500 : le Brésil devient possession portugaise.
    1822 : proclamation de l'indépendance du Brésil par le prince régent Pedro, qui devient empereur.
    1888 : abolition de l’esclavage.
    1889 : l'armée renverse la monarchie et proclame la République.
    1891 : promulgation d'une Constitution fédérale.
    1930 : une grave crise économique provoque la chute du régime et l'arrivée au pouvoir de Getulio Vargas. Il est élu président en 1934.
    1937 : coup d'Etat de Getulio Vargas qui instaure un régime autoritaire et proclame l'«Etat nouveau». Démis par l'armée en 1945, il est réélu président en 1951.
    1955 : Juscelino Kubitschek est élu président. Politique d'expansion industrielle et de modernisation du pays.
    1960 : inauguration de Brasília, qui devient la capitale du pays. João Goulart est élu président.
    1964 : coup d’Etat militaire, début de la dictature.
    1985 : l'élection par un collège électoral, en janvier, de Tancredo Neves, premier président civil depuis 1964, marque la fin du régime militaire. Après sa mort en avril, le vice-président José Sarney lui succède.
    1988 : nouvelle Constitution qui instaure un régime présidentiel.
    1989 : premier scrutin présidentiel au suffrage universel depuis 1960. Fernando Collor de Mello est élu président.
    1992 : soupçonné de corruption, Fernando Collor de Mello est destitué par le Congrès. Le vice-président Itamar Franco lui succède.
    1994 : Fernando Henrique Cardoso est élu président. Il est réélu en 1998.
    2002 : Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula, du Parti des travailleurs (PT) est élu président. Il est réélu en 2006.
    2010 : Dilma Rousseff (PT), soutenue par Lula, remporte l'élection présidentielle.

    2011
    11 janvier : 765 morts, 14 000 sans-abri dans des glissements de terrain dans l'Etat de Rio, suite à des pluies diluviennes.
    18 février : une femme, la commissaire Martha Rocha, est nommée chef de la police civile de Rio de Janeiro, devenant ainsi la première femme nommée à tête de la police dans un des Etats les plus violents du pays.
    7 juin : la Cour suprême refuse d'extrader Cesare Battisti, ancien activiste d'extrême-gauche italien, vers l'Italie et décide sa libération.
    Démission d'Antonio Palocci, chef de cabinet ministériel de la présidente, soupçonné d'enrichissement illicite et de trafic d'influence.
    7 juillet : démission du ministre des Transports, Alfredo Nascimento, suite à des accusations de corruption.
    5 août : démission du ministre de la Défense, Nelson Jobim, suite aux critiques à plusieurs ministres.
    17 août : démission du ministre de l'Agriculture, Wagner Rossi, accusé de corruption.
    26 octobre : démission du ministre des Sports, Orlando Silva, accusé de détournement de fonds.
    4 décembre : démission du ministre du Travail, Carlos Lupi, accusé de corruption.

    2012
    16 mai : une "Commission de la Vérité" est créée pour enquêter sur les crimes commis lors de la dictature militaire (1964-1985).
    20 juin : conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio + 20).
    10 octobre : pour la première fois dans l'histoire du Brésil, un Noir, Joaquim Barbosa, est élu président de la Cour suprême. Investiture le 22 novembre.
    12 novembre : la Cour suprême reconnait coupables de "corruption active" trois des hommes les plus proches de l'ex-président Lula, dans le cadre d'un procès fleuve portant sur l'achat de députés au Parlement entre 2003 et 2005.
    6 décembre : décès de l'architecte Oscar Niemeyer, qui a révolutionné l'architecture moderne dont la ville de Brasília est devenu un symbole, à Rio à l'âge de 104 ans.

    2013
    26 janvier : 245 morts lors d'un incendie dans une discothèque dans le sud du pays.
    7 avril : ouverture d'une enquête judiciaire à l'encontre de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva dans le cadre de l'affaire "Mensalao", plus grand scandale de corruption politique du Brésil.
    17 juin : début des grandes manifestations dans plusieurs grandes villes du pays pour dénoncer la hausse des prix des transports publics, la corruption et le coût de la Coupe du monde de football 2014, estimé à 15 milliards de dollars.
    20 juin : grève nationale pour une meilleure éducation et une meilleure santé. Malgré la réduction du prix du transport dans plusieurs villes, la population continue à manifester, provoquant de violents affrontements avec la police.
    24 juin : la présidente Dilma Rousseff propose l'organisation d'un "référendum" pour créer une assemblée constituante chargée de préparer une profonde "réforme politique" dans le pays.
    2 juillet : manifestation à Rio contre "l'Etat qui tue" et la violence policière. Cinq manifestants sont déjà mort à Belo Horizonte lors de ces manifestations qui durent depuis plusieurs semaines.
    22 juillet : le pape François préside les 28e Journées Mondiales de la Jeunesse.
    17 septembre : la présidente Dilma Rousseff annonce le report de la visite d'Etat qu'elle devait effectuer aux Etats-Unis le 23 octobre, "en l'absence d'un éclaircissement satisfaisant" sur le programme d'espionnage de l'Agence américaine de sécurité nationale au Brésil.

    2014
    2 février : le cinéaste Eduardo Coutinho, maître du documentaire, est assassiné par son fils, victime d'un accès de folie.
    8 et 11 février : manifestations à Rio avec scènes de violence, suite à une hausse du prix des transports.
    12 mars : manifestation dans le centre de Rio contre le Mondial de football.
    17 avril : fin de la grève de la police à Salvador de Bahia, l'une des 12 villes hôtes du Mondial, après une vague de pillages et 39 meurtres en moins de 48 heures.
    22 avril : une favela de Copacabana, à Rio, s’embrase après la découverte du corps d’un danseur local. L'émeute provoque de véritables scènes de guerre et fait au moins un mort.
    29 avril : un millier de sans-abri affrontent à São Paulo des forces de police avec des jets de pierres et des barricades pour protester contre le retard dans la discussion du plan d'urbanisme censé réguler l'expansion de la ville.
    15 mai
    : plusieurs manifestations dans une dizaine de villes du pays pour protester contre la Coupe du monde de foot.
    12 juin : après des semaines de conflit social, le Brésil donne le coup d’envoi de la grand-messe du football planétaire. Finale de la Coupe du monde le 13 juillet remportée par l'Allemagne contre l'Argentine (1-0).
    23 juin : des rassemblements - sous haute surveillance - sont organisés à São Paulo et à Brasília pour protester contre l'organisation du Mondial de foot.
    8 juillet : le Brésil perd "sa Coupe" face à l'Allemagne lors de la demi-finale : 1-7. Il perd également la petite finale contre les Pays-Bas le 12, 3 - 0.
    13 août : décès brutal du candidat socialiste à la présidentielle Eduardo Campos, dans un accident d'avion.
    5 octobre : 1er tour de l'élection présidentielle, ainsi que législatives et locales.
    26 octobre : Dilma Rousseff est réélue au second tour avec 51,6 % des voix contre
    48,4 % pour le sénateur centriste Aecio Neves.

    2015
    1er janvier : la présidente Dilma Rousseff est investie pour un second mandat.
    6 mars : la Cour suprême approuve une enquête sur l'implication de dizaines de parlementaires dans le scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière publique Petrobras. 49 hommes politiques sont nommés dans l'enquête sur un système généralisé de pots-de-vin. Petrobas aurait ainsi versé pendant des année de l'argent à au moins 25 députés, six sénateurs et trois gouverneurs, principalement dans le camp du gouvernement, aux mains du Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff.
    19 mars : le musée Oscar Niemeyer de Curitiba (sud) reçoit 139 oeuvres d'art saisies chez des personnes suspectées d'être impliquées dans le scandale de corruption affectant la compagnie pétrolière publique Petrobras.
    8 avril : le Vatican autorise les préparatifs pour la béatification de Dom Helder Câmara, archevêque auxiliaire de Rio de Janeiro, décédé en 1999.
    27 avril : pluies diluviennes dans l'Etat de Bahia : 15 morts.
    28 avril : l'Indonésie confirme l'exécution de neuf condamnés à mort pour trafic de drogue, parmi eux le Brésilien Rodrigo Gularte.
    29 mai : après des années de litige avec la justice, des indiens Guaranis obtiennent la reconnaissance des terres de leurs ancêtres à 20 km du centre de São Paulo.
    10 juin : le Conseil national de Justice (CNJ) approuve une résolution réservant 20 % des places aux Noirs dans les concours de la magistrature.
    16 juillet : le parquet fédéral de Brasilia ouvre une enquête contre l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), accusé de trafic d'influence, après avoir quitté le pouvoir, en faveur de l'entreprise de travaux publics Odebrecht.
    13 août : 18 morts dans une série d'attaques dans la banlieue de São Paulo.
    16 août : manifestations dans tout le pays pour exiger le départ de la présidente Dilma Rousseff, embourbée dans une triple tempête économique, politique et de corruption.
    22 septembre : l’ancien trésorier du Parti des travailleurs (au pouvoir), João Vaccari, est condamné à 15 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent, et pour avoir distribué plus d’un million de dollars, en pots-de-vin, obtenus auprès d’entreprises en contrat avec Petrobras.
    2 octobre : avec une popularité au plus bas, la présidente Dilma Rousseff entreprend un vaste remaniement gouvernemental, pour tenter de ressouder sa majorité.
    7 octobre : le suprême tribunal électoral ouvre une enquête sur les fonds de la campagne électorale de Dilma Rousseff, une première contre un président en exercice.
    5 novembre : l’effondrement d’un barrage minier dans la région de Mariana (sud-est) provoque « la plus grande catastrophe environnementale » qu’a connue le pays. La coulée de boue toxique a fait au moins 17 morts et a englouti tout un village de plus de 500 habitants. La coulée a contaminé tout le fleuve Rio Doce et se dirige vers le litoral. Selon les spécialistes, il faudra entre 100 à 150 ans pour décontaminer la région.
    9 novembre : selon une étude publiée par l'ONU-Femmes, l'organisation panaméricaine de santé et le secrétariat brésilien des Politiques sur les femmes, le nombre d'assassinats de femmes au Brésil a augmenté de plus de 21 % en dix ans, ce qui le place au 5ème rang mondial des pays qui comptent le plus grand nombre d'homicides de femmes.
    25 novembre : le président de la banque d'investissement brésilienne BTG Pactual, André Esteves, et le chef du groupe du parti présidentiel au Sénat, Delcidio do Amaral, sont  arrêtés par la police, accusés d'avoir fait obstruction à l'enquête sur le versement de rétrocommissions du géant Petrobras vers le Parti des travailleurs, dont sont issus Lula da Silva et l'actuelle présidente Dilma Rousseff. La justice brésilienne procèd pour la première fois à l'arrestation d'un homme politique dans ce vaste scandale de corruption qui éclabousse le parti au pouvoir.
    26 novembre : suite à une enquête sur un trafic de pierres précieuses et de minéraux tels que l'uranium, la police fédérale mène 58 perquisitions dans sept Etats. Les suspects pourraient avoir fourni de l'uranium à des extrémistes radicaux préparant des actes terroristes.
    28 novembre : le Brésil va exiger en justice plus de 5 milliards de dollars des compagnies minières responsables de la rupture du barrage de déchets le 5 novembre qui s'est poursuivie en catastrophe écologique de grande ampleur.
    2 décembre : après des mois de discussions, une procédure de destitution finalement est ouverte à l'encontre de la présidente, sur décision du président de la chambre des députés, Eduardo Cunha. Dilma Rousseff est soupçonnée d’avoir maquillé les comptes de l’Etat brésilien.
    11 décembre : le ministère de la Santé décrète l'état d'urgence national après une augmentation alarmante du nombre de naissances de bébés microcéphales dans le nord-est du pays. Le moustique «Aedes aegypti» est mis en cause car il véhiculerait le virus zika, peut-être à l'origine de malformations congénitales chez les enfants.
    15 décembre : la police fédérale perquisitionne au domicile du président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, et de deux ministres de son parti, le PMDB. Ces personnalités sont soupçonnées d'être impliquées dans le vaste scandale de corruption qui secoue la classe politique, les grandes entreprises pétrolières et celles de travaux publics. Eduardo Cunha avait lancé début décembre une procédure de destitution contre la présidente Dilma Rousseff.

    2016
    28 janvier : Dilma Rousseff profite du sommet de la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes en Equateur pour lancer un appel et demander que soit mis en place un plan régional pour lutter contre le virus Zika. Plus de 400 cas de microcéphalie ont été confirmés entre octobre 2015 et janvier 2016 et 3.670 autres cas suspects sont en cours d'examen.
    18 février : la Cour interaméricaine des Droits de l’Homme, basée au Costa Rica, examine le cas de centaines de travailleurs brésiliens soumis à de l’esclavage moderne dans une hacienda de l’Etat du Pará, dans le nord du pays. Face à l’inaction de la justice brésilienne, plusieurs organisations de lutte contre le travail forcé, comme la Commission pastorale de la terre au Brésil, ont porté l’affaire devant la justice interaméricaine.
    24 février : le Brésil est à nouveau sanctionné par les agences de risque crédit. Moody’s dégrade la note de la dette brésilienne de deux crans, Baa3 à Ba2 avec une perspective négative. Cela veut dire que les trois principales agences mondiales considèrent à présent qu’investir dans la dette est un investissement « spéculatif ». Un jugement qui reflète la détérioration de l’économie brésilienne.
    1er mars : le vice-président pour l’Amérique latine de Facebook, Diego Dzodan, est arrêté, la police reprochant à la société de ne pas livrer des informations sur certains usagers de la messagerie WhatsApp soupçonnés d’implication avec le crime organisé.
    3 mars : le gouvernement brésilien et la compagnie minière Samarco sont arrivés à un accord concernant les compensations de la catastrophe de Minas Gerais dans l'Est du pays, une indemnisation record pour une catastrophe exceptionnelle. Et le montant de la compensation est fixé à 6,1 milliards de dollars. La rupture de deux barrages fin 2015 a fait dix-neuf morts et causé d'énormes dégâts, laissant des centaines de milliers personnes sans eau potable.
    4 mars : l'ancien président brésilien Lula en garde à vue, soupçonné d'être impliqué directement dans le scandale de corruption Petrobras.
    8 mars : l'ex-dirigeant du géant brésilien du bâtiment Marcelo Odebrecht est condamné à plus de 19 ans de prison dans l'affaire de corruption Petrobras. L'ancien PDG était à la tête de l'une des principales entreprises du pays et largement impliquée dans le scandale de corruption Petrobras. Il secoue le pays depuis des mois et menace désormais l'ancien président Lula et Dilma Rousseff, l'actuelle présidente. Le lendemain, Lula est mis en examen.
    14 mars : près de 3 millions de Brésiliens manifestent dans tout le pays pour réclamer la démission de Dilma Rousseff, empêtrée dans une crise politique majeure, une récession économique, et un scandale de corruption qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
    16 mars : l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva est nommé ministre chef de l’administration civile, sorte de Premier ministre, par la présidente Dilma Rousseff. La décision vient d’être annoncée après plusieurs jours de suspense, alors que l’opposition mène une offensive en faveur de la destitution de Dilma Rousseff. Le lendemain, un juge suspend la nomination de l’ancien président et le gouvernement fait appel. Dans le même temps, les députés brésiliens donnent le coup d'envoi de la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff. De nouvelles manifestations éclatent dans le pays.
    22 mars : une vaste opération de police dans le cadre l'enquête sur l'affaire Petrobras a débouché sur des dizaines d'arrestations et de placements en détention. Dans le viseur, le groupe de BTP Odebrecht. Omniprésent dans le pays, il est notamment en charge de plusieurs chantiers majeurs pour les Jeux olympiques d'août prochain à Rio de Janeiro. L’entreprise aurait largement collaboré avec le système de corruption Petrobras. Une affaire qui se rapproche chaque jour davantage de la présidente Dilma Rousseff, au cœur d'une crise politique sans précédent.
    6 avril : le rapporteur de la commission spéciale du Parlement chargée d'examiner la procédure de destitution de la présidente se prononce favorablement.
    14 avril : la justice rejette la requête du gouvernement déposé devant le Tribunal fédéral suprême pour annuler la procédure de destitution qui menace Dilma Rousseff.
    17 avril : les députés se prononcent pour la destitution de la présidente de gauche lors d'une séance historique. La procédure va donc se poursuivre au Sénat.
    22 avril : la présidente Dilma Rousseff, menacée de destitution, déclare à l'ONU que les Brésiliens sauront empêcher tout «recul» de la démocratie. Ses opposants s'attendaient à ce qu'elle profite de la tribune des Nations unies pour dénoncer à nouveau le «coup d'Etat» dont elle affirme être victime.
    5 mai : la justice réclame au groupe brésilien Vale et à l’anglo-australien BHP Billiton, les deux copropriétaires de Samarco, 38 milliards d’euros en réparation des dommages causés par la rupture d'un barrage de déchets miniers en novembre 2015. La catastrophe avait causé la mort de 19 personnes et provoqué les plus graves dommages environnementaux qu’ait connus le pays.
    12 mai : par une majorité de 55 voix contre 22, les sénateurs se prononcent pour l'ouverture d'un procès en destitution à l'encontre de la présidente Dilma Rousseff, accusée d'avoir manipulé les comptes publics pour faciliter sa réélection en 2014. En attendant, la chef d'Etat est désormais suspendue de ses fonctions. Son vice-président Michel Temer la remplace. Cependant, nombre de parlementaires qui ont voté la procédure contre l'ex-chef de l'Etat sont eux-mêmes soupçonnés d'être mêlés au vaste scandale qui l'a emportée. Sept des 23 ministres du nouveau gouvernement de Michel Temer sont cités dans l'enquête sur l'affaire Petrobras.
    22 mai : la gauche, qui soutient Dilma Rousseff, appelle à manifester contre le président par intérim Michel Temer. A Sao Paulo comme à Rio de Janeiro, le nouveau président est hué dans plusieurs manifestations.
    24 mai : démission du ministre de la Planification, Romero Jucá, un des plus proches alliés du nouveau président par intérim Michel Temer.
    8 juin : le procureur général demande à la Cour suprême d'autoriser l'arrestation de quatre hauts responsables politiques alliés du président par intérim Michel Temer, dont les présidents du Sénat, Renan Calheiros, et de l'Assemblée nationale, Eduardo Cunha. Ils sont accusés d’avoir tenté de freiner ou d’interférer dans l’enquête sur le scandale de corruption de Petrobras.
    10 juin : manifestations contre le pouvoir dans une vingtaine de villes. A São Paulo, l’ancien président Lula participe au mouvement pour exiger le départ du président intérimaire Michel Temer. Alors que Dilma Rousseff, mise à l’écart il y a tout juste un mois par le Congrès, propose des élections anticipées.
    16 juin : le ministre du Tourisme, Henrique Eduardo Alves, après les ministres de la Planification et celui de la Transparence, est contraint de démissionner. Trois départs donc depuis la mise en place il y a moins d'un mois du gouvernement par intérim de Michel Temer.
    17 juin : l'Etat régional de Rio de Janeiro décrète l’état d’urgence financière, à moins de 50 jours de l’ouverture des Jeux olympiques. Pour pouvoir assurer les services publics essentiels dans les mois qui viennent, le gouverneur de la région publie un décret qui autorise les mesures d’urgence et a demandé des fonds au gouvernement brésilien. Les Jeux débutent le 5 août et la situation est catastrophique.
    4 juillet : des policiers en civil et des pompiers manifestent à l'aéroport international de Rio de Janeiro, en simulant une prise d'otages avec une fausse victime à terre. Ils protestent contre le retard de leurs salaires.
    6 juillet : le pape François accepte la démission de l'archevêque brésilien Aldo Pagotto, soupçonné d'avoir accueilli dans son diocèse des prêtres accusés d'abus sexuels sur mineurs.
    7 juillet : démission d'Eduardo Cunha de la présidence de la Chambre des députés, inculpé pour corruption, et cité dans plusieurs affaires. Il a joué un rôle important dans la destitution de la présidente Dilma Rousseff, mise à l'écart et actuellement jugée par le Sénat.
    29 juillet : l'ancien président Lula est inculpé d'«entrave à la justice». C'est la première fois que l'ancien chef de l'Etat comparaîtra devant les juges dans le vaste scandale de corruption Petrobras qui n'en finit pas de secouer le Brésil. Six autres personnes ont été inculpées. Lula da Silva est pour sa part accusé d'avoir acheté le silence d'un ancien dirigeant de Petrobras incarcéré début 2015.
    31 juillet : à cinq jours de l'ouverture des Jeux olympiques, quelques milliers de personnes manifestent dans plusieurs villes du Brésil pour réclamer le départ définitif de la présidente Dilma Rousseff. D’autres groupes sont eux descendus dans la rue pour la soutenir et dénoncer le président par intérim Michel Temer. La crise politique n’en finit pas au Brésil, alors que le pays s’apprête à accueillir le plus grand évènement médiatique au monde, il est désormais partagé entre pro et anti Dilma.
    3 août : à quelques jours du début des Jeux olympiques, la ville de Rio de Janeiro et le Comité olympique doivent faire face à de graves accusations, lancées par les organisations de défense des droits de l'homme, Amnesty International et Terre des hommes. Selon elles, l'organisation des grands événements sportifs, comme les JO au Brésil, a été entachée par l'expulsion forcée de plusieurs milliers d'habitants pour permettre la construction d'infrastructures et par une très forte hausse des homicides de civils perpétrés par les forces de sécurité. A Rio, l'année dernière, un meurtre sur cinq avait été commis par la police. Une situation qui s'est aggravée à la veille des Jeux.
    4 août : une commission du Sénat se prononce en faveur d'un procès de Dilma Rousseff pour maquillage des comptes publics. Le 10, après quelque 15 heures de débats, les sénateurs, qui votaient à la majorité simple, se déclarent, par 59 voix contre 21, pour la tenue du procès de Dilma Rousseff, suspendue depuis le mois de mai.
    5 août : ouverture des Jeux olympiques avec, en toile de fond, la crise politique et sociale qui frappe le Brésil. Des milliers de manifestants ont défilé dans plusieurs quartiers de Rio de Janeiro contre le président par intérim, Michel Temer, mais aussi contre les dépenses publiques générées par l'organisation de ce gigantesque événement.
    17 août : la police de Rio annonce l'arrestation du chef des Comités olympiques européens (EOC) Patrick Hickey, accusé d'appartenir à un réseau de vente illégale de billets pour les Jeux olympiques de Rio. L'homme a fait savoir qu'il démissionnait «temporairement» de toutes ses fonctions.
    25 août : ouverture procès Dilma Rousseff. Le 31, au terme d'une procédure politico-judiciaire controversée, elle est finalement destituée par un vote de plus des deux tiers des sénateurs. Michel Temer, 75 ans, prête serment comme nouveau président du Brésil, quelques heures plus tard.
    4 septembre : des dizaines de milliers de Brésiliens manifestent à São Paulo contre le nouveau président Michel Temer. D'autres manifestations sont prévues les jours suivants.
    12 septembre : la Chambre des députés destitue son ancien président Eduardo Cunha pour corruption. Il était devenu la bête noire de l’ancienne présidente Dilma Rousseff pour avoir déclenché son procès en destitution.
    21 septembre : l'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva sera jugé pour corruption et blanchiment d'argent par le juge fédéral Sérgio Moro dans un volet du tentaculaire scandale politico-financier Petrobras.
    22 septembre : Guido Mantega, ancien ministre des Finances de Lula et Dilma Rousseff, est brièvement placé en détention dans le cadre de l’enquête sur le scandale de corruption Petrobras, puis remis en liberté pour raison humanitaire.
    23 septembre : la Cour suprême autorise l'ouverture d'une enquête préliminaire contre le président Michel Temer. Il serait impliqué dans le scandale de corruption Petrobras, du nom du géant pétrolier au cœur d'un vaste réseau de détournement d'argent dont ont bénéficié de très nombreux partis politiques.
    10 octobre : les députés adoptent en première lecture un projet qui plafonne les dépenses budgétaires pendant vingt ans, décision initiée par le nouveau président Michel Temer, dont le programme donne la priorité au redressement des finances publiques du pays.
    19 octobre : sur l’ordre du juge anti-corruption Sergio Moro, Eduardo Cunha, ancien homme fort du Congrès et artisan de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, est arrêté, soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin dans l’affaire Petrobras.
    21 octobre : nouvelle opération choc à Brasilia, où la police fédérale arrête quatre agents de la police du Parlement, dont le chef de la police du Sénat, soupçonnés d’avoir freiné l’enquête dite Lava Jato («Lavage Express») qui tente de faire la lumière sur un vaste système de malversations dont auraient profité de nombreux parlementaires.
    28 octobre : publication du rapport annuel de l'ONG Forum brésilien de sécurité publique, selon lequel il y aurait eu plus de morts au Brésil que pendant la guerre en Syrie entre 2011 et 2015.  L'ONG dénombre 58 383 victimes de meurtres et assassinats en 2015 au Brésil, soit environ 160 par jour et un toutes les neuf minutes.
    2-30 octobre : déroute de la gauche à l’issue des élections municipales. Le Parti des travailleurs de Dilma Rousseff, destituée en août 2016 pour maquillage des comptes publics, n’a conquis aucune des 26 capitales régionales.
    18 novembre : démission du ministre de la Culture Marcelo Calero ce qui provoque une nouvelle crise politique au sein du gouvernement de Michel Temer, suite à de nouvelles accusations de corruption dans le gouvernement. C’est le cinquième ministre qui quitte le gouvernement depuis sa prise de pouvoir en mai dernier.
    25 novembre : démission d'un homme-clé du gouvernement, Geddel Vieira Lima, dénoncé pour trafic d'influence. Le président Michel Temer est accusé d'avoir exercé des pressions en sa faveur dans une affaire patrimoniale privée.
    28 novembre : 71 morts et 6 rescapés lors du crash de l'avion transportant l'équipe brésilienne de football de Chapecoense près de la ville colombienne de Medellin.
    1er décembre : le président du Sénat Renan Calheiros est mis en accusation par le Tribunal suprême fédéral et sera jugé pour détournement de fonds publics. Dans le même temps, le géant du BTP Odebrecht, qui est au cœur de la tentaculaire affaire de corruption Petrobras, annonce avoir passé un accord de collaboration avec la justice qui risque d'en inquiéter plus d'un.
    7 décembre : la Cour suprême décide de maintenir à son poste le président du Sénat Renan Calheiros, revenant sur la suspension prononcée le 5 par un de ses juges en raison de son implication dans une affaire de détournement de fonds.
    21 décembre : le géant BTP Odebrecht est condamné par le ministère de la Justice américaine à payer 3,5 milliards de dollars aux autorités brésiliennes, suisses et américaines pour une affaire de corruption dans le cadre du scandale Petrobras. L'entreprise aurait versé des millions de pots-de-vin à des fonctionnaires africains et sud-américains. L’amende représente la plus forte somme jamais versée dans le cadre d’un scandale de corruption à l’étranger.

    2017
    6 janvier : des mutineries sanglantes s’enchaînent dans les prisons. Dans le nord du pays, plus de 30 détenus ont été retrouvés morts après une rébellion dans un centre pénitentiaire, quelques jours à peine après les quelque 50 morts dans une prison de Manaus, en Amazonie.

    Documentation RFI, janvier 2017

     
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