Burkina Faso - Pays - RFI

 

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Burkina Faso

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Le Burkina Faso (Carte : L. Mouaoued/RFI)

Situation géographique
Le Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest, occupe une surface de 274 200 km², il est frontalier de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo et du Ghana.

Capitale : Ouagadougou (1,48 millions d’habitants)

Régime politique : République à régime présidentiel

Démographie
Population totale : 16,9 millions d’habitants
Densité : 61,88 hab/km²
Population urbaine : 24,7 %
Indice de fécondité : 5,9
Croissance démographique : 3,4 %
Espérance de vie : Femmes : 56 ans - Hommes : 54 ans

Société
Ethnies : Mossis, Gourmantché, Peuls, Lobis…
Langues : français (officiel), moré, dioula
Religions : musulmans (50 %), animistes (40 %), chrétiens (10 %)
Taux d’alphabétisation : 29 %
Développement humain : 183e/186 (PNUD 2013)

Economie
Monnaie :franc CFA 
Croissance : 6,99 % (2012)
PIB par habitant : 613 $/hab.
Dette extérieure : 29,27 % du PIB

Chronologie
5 août 1960 : proclamation de l’indépendance. Maurice Yaméogo est le premier président de la Haute-Volta.
1966 : Yameogo est renversé par l’armée. Le colonel Sangoulé Lamizana devient chef de l’Etat.
1978 : Lamizana est élu président de la République.
1980 : coup d’Etat militaire du colonel Saye Zerbo.
1982 : nouveau coup d’Etat militaire. Jean-Baptiste Ouedraogo devient chef de l’Etat.
1983 : putsch de Thomas Sankara.
1984 : la Haute Volta devient le Burkina Faso (pays des hommes intègres).
1987 : coup d’Etat de Blaise Compaoré. Thomas Sankara est assassiné.
1991 : instauration du multipartisme. Blaise Compaoré est élu président de la République.
1998 : réélection de Blaise Compaoré à la tête de l’Etat.
2005 : Blaise Compaoré est réélu à la présidence de la République avec 80,35 % des voix.
2008 : nombreuses émeutes contre la vie chère.
2010 : Blaise Compaoré est réélu président (4ème mandat).
2011 : entre avril et juin, vague de contestations et de mutineries parmi les étudiants, les commerçants, les militaires et les policiers. Le président Blaise Compaoré dissout par décret son gouvernement et limoge les chefs de l'armée de terre, de l'air et de la gendarmerie à la suite d'une mutinerie au sein de sa propre garde présidentielle.
2013 : l'Assemblée nationale vote la création d'un Sénat.

2014
31 mai : l'opposition organise un "grand rassemblement populaire" pour marquer "le lancement d'une série de mesures et de dispositions" invitant à "une résistance citoyenne" contre l'organisation d'un référendum visant à modifier l'article 37 de la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche pour l'instant Blaise Compaoré d'être candidat en novembre 2015.
15 juillet : 5 morts et une vingtaine de blessés dans l'explosion d'un dépôt illégal d'explosifs à Ouagadougou. 21 maisons se sont effondrées ou ont été partiellement détruites dans un périmètre de 100 mètres autour du lieu de l'explosion.
21 octobre : le Conseil extraordinaire des ministres "adopte un projet de loi portant révision de la Constitution qui sera soumis à l'Assemblée nationale en vue de la convocation du référendum" qui doit rendre possible la candidature à l'élection présidentielle de novembre 2015 du chef de l'Etat Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. Nombreuses manifestations de l'opposition dans les heures qui suivent cette décision.
27 octobre : plusieurs centaines de femmes soutenant l'opposition marchent à Ouagadougou, entamant une semaine de manifestations contre une révision de la Constitution qui favorise le maintien au pouvoir du président.
31 octobre : l'insurrection populaire pousse à la démission le président Blaise Compaoré, qui se réfugie en Côte d'Ivoire. Le lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l'armée chef du régime intérimaire, s'est engagé à "remettre le pouvoir aux civils". La crise aurait fait au moins 10 morts et 200 blessés selon des sources médicales.
4 novembre : l'ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, est nommé envoyé spécial de l'UA pour le Burkina Faso. Le lendemain, les parties prenantes de la crise conviennent d'une transition d'un an jusqu'à des élections d'ici novembre 2015, sans toutefois s'accorder sur le nom du chef de cette transition, à l'issue de tractations sous l'égide des présidents ghanéen, sénégalais et nigérian.
18 novembre : au terme d'une transition militaire de moins de trois semaines et sans  iolence, le nouveau chef de l'Etat intérimaire, Michel Kafando, prête serment. Le lendemain, le lieutenant-colonel Isaac Zida est nommé Premier ministre.
21 novembre : Michel Kafando est officiellement investi président de la transition. C'est le lieutenant-colonel Isaac Zida qui lui a symboliquement remis le pouvoir.
24 novembre : le président autorise l’expertise de la tombe attribuée à Thomas Sankara, ancien chef de l’Etat burkinabè, assassiné le 15 octobre 1987, juste avant le coup d’Etat de Blaise Compaoré.

Documentation RFI, novembre 2014

 
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