Côte d’Ivoire
Situation géographique
Pays d’Afrique occidentale baigné par le golfe de Guinée, la Côte d’Ivoire, d’une superficie de 322 460 km², est frontalière du Liberia et de la Guinée à l’ouest, du Mali et du Burkina Faso au nord et du Ghana à l’est.
Villes
Yamoussoukro (capitale administrative) : 299 000 habitants
Abidjan (capitale économique) : 3,9 millions d’habitants
Régime politique : République présidentielle
Démographie
Population totale : 21,5 millions d’habitants
Densité : 66,9 hab./km²
Indice de fécondité : 4,19
Croissance démographique : 1,9%
Espérance de vie : Femmes : 61 ans - Hommes : 58,4 ans
Société
Ethnies : Sénoufos, Malinkés, Baoulés, Dans, Bétés, Agnis…
Langues : français (officielle), dioula, baoulé, sénoufo...
Religions : musulmans (39%), chrétiens (36%), animistes (12%)
Alphabétisation : 54,6%
Développement humain : 149e / 169 pays (PNUD 2010)
Economie
Monnaie : franc CFA
Croissance : 2,2%
Inflation : 6,3%
PIB par habitant : 1137 $
Dette extérieure : 60% du PIB
Chronologie
7 août 1960 : Indépendance de la Côte d’Ivoire, ancienne colonie française, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny. Il restera chef de l’Etat jusqu’à sa mort en 1993.
1983 : Yamoussoukro, ville natale du président, devient la capitale du pays.
1993 : Henri Konan Bédié succède à Houphouët-Boigny à la présidence de la République.
1999 : Coup d’Etat dirigé par le général Robert Gueï.
2000 : Election présidentielle. L'opposant historique Laurent Gbagbo devient président à l'issue d'un scrutin controversé, dont ont été exclus Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.
2002 : Guerre civile (19 septembre). Une frange de l’armée dirigée par le sergent Ibrahim Coulibaly se soulève contre le régime de Laurent Gbagbo. Le général Gueï est assassiné. La rébellion contrôle le nord du pays. En octobre, la force d’interposition française Licorne occupe une zone-tampon séparant les deux zones.
2003 : Accords de Marcoussis prévoyant le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir et un gouvernement incluant les rebelles.
2004 : Le bombardement des positions rebelles et d’un camp français par les forces gouvernementales à Bouaké entraîne la destruction d'une partie de l’aviation ivoirienne par la France.
2005 : Accords de Pretoria, signés sous l'égide de l'Union africaine, prévoyant la fin des hostilités, le démantèlement des milices et la reprise du désarmement.
2007 : Accord politique de Ouagadougou signé entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui devient Premier ministre.
2010 : Crise politique à l'issue de l'élection présidentielle (31 octobre et 28 novembre). Alassane Ouattara est déclaré élu au second tour par la Commission électorale indépendante, résultat reconnu par la communauté internationale. Laurent Ggabgo, proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel après l'annulation d'une partie des votes, refuse de quitter le pouvoir. Les violences post-électorales font plusieurs centaines de morts.
2011 : Offensive le 28 mars des forces pro-Ouattara qui prennent en quatre jours le contrôle de presque tout le pays. Le 11 avril, Laurent Gbagbo est arrêté avec l'appui des forces de l'ONU. Le 21 mai, après cinq mois de conflit, Alassane Ouattara est investi président de la Côte d'Ivoire lors d'une cérémonie à Yamoussoukro. Le 18 août, Laurent et Simone Gbagbo sont inculpés et placés en détention préventive pour "crimes économiques". Le 30 novembre, Laurent Gbagbo est transféré vers le centre de détention de la Cour pénale internationale à La Haye. Elections législatives le 11 décembre.
Documentation RFI, 12 décembre 2011














