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    Dépêche

    JO-2026: Calgary à l'heure du choix

    Par AFP
    media Parade de la délégation canadienne lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'Hiver, à Calgary, le 13 février 1988 AFP/Archives

    "Etes-vous pour ou contre l'organisation par Calgary des jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver en 2026?": la population de Calgary va avoir son mot à dire mardi à travers un référendum consultatif qui peut décider de l'avenir d'une candidature qui a déjà traversé quelques tempêtes.

    Trente ans après, Michael Edwards est revenu la semaine dernière à Calgary où il était devenu une célébrité mondiale.

    Plus connu sous le sobriquet d'"Eddie the Eagle" pour ses exploits --relativement modestes-- et ses maladresses sur les tremplins de saut à skis des JO-1988, le quinquagénaire britannique est venu relever un autre défi olympique, tout aussi compliqué, voire risqué.

    "Vous avez fait tellement un bon boulot en 1988, il y avait une telle énergie et cette énergie dure depuis trente ans", a-t-il rappelé lors d'un des nombreux rassemblements organisés par le comité de candidature Calgary 2026, pour tenter de remporter une partie qui est loin d'être gagnée.

    Selon un sondage réalisé par le groupe audiovisuel public CBC entre le 24 octobre et le 3 novembre, sur un échantillon il est vrai limité à 243 personnes, le "Non" est majoritaire avec 55%, contre 35% pour le "Oui" et 10% d'indécis.

    Comme beaucoup de candidatures qui ont été obligées de jeter l'éponge --Sion, en Suisse, et Graz/Schladming, en Autriche, rien que pour l'échéance 2026--, Calgary, en concurrence avec Milan/Cortina d'Ampezzo et Stockholm, se heurte aux difficultés de financer un tel projet et à la réticence de sa population, effrayée par la perspective d'une augmentation des impôts locaux.

    - "Un investissement risqué" -

    "Les JO sont un investissement risqué. S'il y a dépassement des budgets, ce sont nous, les Calgariens, qui devront payer", résume Jeanne Milne, l'une des responsables de la campagne No Calgary.

    "On parle aussi souvent des bénéfices à terme d'un point de vue économique, mais cela ne se matérialise jamais. Après avoir organisé des JO, on ne voit jamais une ville connaître un surcroît de réputation et d'activité économique", assure-t-elle.

    Et ce ne sont pas les dissensions très publiques au sein du conseil municipal de la métropole d'1,24 millions d'habitants et le bras de fer qu'il a fallu engager avec la province de l'Alberta et le gouvernement fédéral qui ont contribué à rassurer la population.

    Calgary a bien failli renoncé à son tour début novembre, avant qu'un accord de dernière minute ne soit trouvé avec l'Alberta et Ottawa pour le financement du projet estimé à cinq milliards de dollars canadiens (3,3 milliards d'euros).

    Le gouvernement canadien a promis 1,45 milliards de dollars canadiens, la province de l'Alberta 700 millions, laissant à Calgary 390 millions, tandis que la contribution du Comité international olympique (CIO) serait, en cas de succès, d'1,2 milliard.

    - "Processus difficile" -

    "Le processus pour arriver à cet accord a été difficile, reconnaît le maire de Calgary Naheed Nenshi. Mais ce n'est pas un bon accord, c'est un excellent accord, car il garantit un excellent investissement à notre ville".

    Conformément au cahier des charges établi par le CIO pour réduire les budgets et accroître le nombre de candidatures, Calgary s'appuie en grande partie sur des infrastructures déjà existantes, construites notamment pour les JO-1988, mais qui nécessiteront des travaux de modernisation.

    "Notre candidature est très, très différente. Il y a eu dépassement dans le passé des budgets quand il y avait des sites à construire, or on a choisi de ne pas construire beaucoup. On ne sera pas PÿeongChang (2018, Corée du Sud, NDLR), Sotchi (2014, Russie où la facture a dépassé les 50 milliards de dollars, NDLR)) ou même Vancouver (2010), on veut montrer qu'on peut faire les JO à un coût plus abordable pour les contribuables", insiste le maire.

    Alors que les partisans du "Non" accusent les promoteurs de la candidature d'avoir sous-estimé le montant du budget "sécurité", l'édile sait qu'il n'est pas au bout de ses peines en cas de victoire du "Oui", avant la désignation de la ville-hôte par le CIO en juin 2019.

    "Après le référendum, à une date que je ne connais pas encore, le conseil municipal votera pour poursuivre ou arrêter le projet. Si le +Non+ l'emporte, j'imagine que le conseil arrêtera tout. Dans le cas contraire, le +Oui+ ne voudra pas dire +Oui+ à n'importe quel prix", a-t-il déjà prévenu.

     
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