Situation géographique
D’une superficie de 118 484 km², le Malawi est un État d’Afrique australe enclavé entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie.
Capitale : Lilongwe
Régime politique : République
Démographie
Population : 15,4 millions d'habitants
Densité : 129,81 hab./km²
Indice de fécondité : 6,0
Croissance démographique : 3,2 %
Espérance de vie : Femmes : 54 ans - Hommes : 54 ans
Société
Ethnies : Tumbukas, Angonis, Nyanjas, Chewas
Langues : anglais et chichewa (officielles), nyanja, yao, ngoni
Religions : chrétiens 70 %, musulmans 18 %, animistes 12 %
Alphabétisation : 75 %
Développement humain : 170e / 186 pays (PNUD 2013)
Economie
Monnaie : kwacha du Malawi
Croissance : 3,5 % (2012)
Inflation : 7,6 %
PIB par habitant : 365 $
Dette publique : 42,119 % du PIB
Chronologie
6 juillet 1964 : proclamation de l'indépendance. Ancienne colonie britannique, le Nyasaland devient le Malawi.
1966 : instauration d’une république à parti unique, sous la domination du MPC (Malawi Congress Party). Hastings Kamuzu Banda devient le président de la République. Il est proclamé président à vie en 1971.
1983 : condamnation à mort du chef de l'opposition Orton Chirwa et de son épouse, arrêtés en 1981.
1992 : en mars, manifestations d’étudiants pour le multipartisme à Zomba. En mai, violentes émeutes (38 morts). En septembre, création de l'Alliance pour la démocratie, parti qui fait campagne pour l'obtention du multipartisme. En octobre, Orton Chirwa meurt en prison, après onze ans de détention.
1993 : adoption du multipartisme par référendum.
1994 : premières élections libres. Bakili Muluzi remporte l'élection présidentielle. Il sera réélu en 1999.
1995 : adoption d'une Constitution supprimant les prérogatives de l'ancien parti unique et introduisant le libéralisme économique. Arrêté et inculpé pour la mort de quatre politiciens en 1983, l’ex-président Banda est acquitté dans un climat de violence menaçant la démocratie ; il décède en 1997.
1999 : réélection de Bakili Muluzi.
2001-2002 : épidémie de choléra (900 morts). Le gouvernement décrète l'état d'urgence alimentaire.
2004 : victoire à l'élection présidentielle de Bingu wa Mutharika, réélu en 2009.
2005 : le gouvernement décrète l'état de catastrophe nationale après une grave sécheresse.
2006 : arrestations du vice-président, Cassim Chilumpha, pour trahison et complot, et de l'ex-président, Bakili Muluzi, pour corruption (suivie d’un abandon des poursuites).
2009 : arrestation pour détournement de fonds de l'ex-président, Bakili Muluzi, qui prévoyait de se représenter à l’élection présidentielle.
2011 : en janvier, promulgation d’une loi restreignant la liberté de la presse, critiquée par les pays donateurs du Malawi. Prévues en avril, les élections municipales sont suspendues du fait de la disparition des neuf millions de dollars réservés à son financement.
2012 : décès le 5 avril du président Bingu wa Mutharika d'une attaque cardiaque. Joyce Banda lui succéde le 14 avril. La première femme présidente du Malawi doit diriger le pays jusqu'aux prochaines élections, prévues en 2014. En novembre 2012, la présidente suspend les sévères lois anti-gay en vigueur, en attendant un débat parlementaire sur le sujet.
2013 : le 10 octobre, la présidente Joyce Banda limoge les 25 membres de son gouvernement, après la révélation d'une affaire de malversation éclaboussant des fonctionnaires au sommet de l'Etat.
2014
Janvier : début des procès anti-corruption.
27 février : des associations de défense des droits de l'Homme organisent des veillées de protestation contre le gouvernement pour demander des sanctions rapides après la révélation du détournement de 30 millions de dollars de fonds publics.
24 mai : le pays bascule dans la crise politique : la présidente Joyce Banda, au bord de la défaite, décrète l'annulation des élections présidentielle et législatives du 20 mai en raison de fraudes, une décision invalidée dans la soirée par la justice.
2 juin : le nouveau président Peter Mutharika est investi lors d'une cérémonie organisée dans un grand stade de Blantyre, en l'absence remarquée de la présidente sortante. Il a obtenu 36,4 % des voix, contre 20,2 % pour Joyce Banda, arrivée troisième.
18 octobre : l'ancien directeur du Budget, Paul Mphwiyo, et sa femme, sont arrêtés pour détournement de fonds et blanchiment d'argent. Ces arrestations sont liées au scandale du "Cashgate" qui avait mené à la suspension des aides internationales en raison de "l'évaporation" de 30 millions de dollars des caisses de l'Etat.
2015
15 avril : le président Peter Mutharika signe une loi interdisant le mariage des jeunes de moins de 18 ans, deux mois après son adoption par les députés.
20 mai : le gouvernement est condamné à dédommager 11 prostituées qui avaient porté plainte pour avoir été forcées par la police à se soumettre à un test du sida.
9 septembre : deuxième condamnation dans le scandale financier le plus important de l’histoire du pays, connu sous le nom de Cashgate : près de 30 millions d’euros de fonds publics ont été détournés en 2013. L'homme d’affaires Oswald Lutepo est condamné à 11 ans de prison.
2016
13 mars : dans une longue lettre pastorale, les évêques catholiques expriment leurs préoccupations quant à la gestion par le régime des problèmes socio-politiques.
14 mars : début des tests pour utiliser les drones dans le dépistage du sida. Le gouvernement et l'Unicef espèrent utiliser cet avion sans pilote pour permettre aux enfants potentiellement séropositifs d’accéder plus rapidement aux tests de dépistage contre le VIH. Ce même jour, le Malawi brûle plus de 2 tonnes d'ivoire saisies en provenance de Tanzanie, un moyen d'affirmer au monde que le pays est engagé dans la lutte contre le braconnage des éléphants.
24 mars : le Fonds monétaire international (FMI) annonce la reprise de son aide au pays après l’avoir suspendue l’an dernier sur fond d’un scandale de corruption.
9 juin : publication d'un rapport d'Amnesty International qui dénonce une «vague sans précédent d’attaques brutales» contre les albinos, alimentées par des pratiques rituelles et la passivité des autorités.
2017
6 février : le Malawi et la Tanzanie acceptent la reprise des négociations pour résoudre un vieux différend frontalier de plus de 50 ans qui les oppose au sujet du lac Malawi, une zone potentiellement riche en pétrole.
22 février : le président Peter Mutharika limoge son ministre de l'Agriculture, George Chaponda, soupçonné d'avoir touché des pots-de-vin dans le cadre d'un contrat d'importation de maïs.
Documentation RFI, février 2017