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    République Démocratique du Congo

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    Situation géographique

    L. Mouaoued/RFI

    Pays d'Afrique centrale de 2 345 410 km², la République démocratique du Congo est frontalière de la Centrafrique et du Soudan au nord, de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie à l'est, de la Zambie au sud, de l'Angola au sud-ouest et du Congo à l'ouest. Ses ressources minières sont localisées au sud du pays, dans la région du Katanga.

    Capitale : Kinshasa (10 millions d'habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population totale : 65,7 millions d'habitants
    Densité : 28,02 hab./km²
    Indice de fécondité : 6
    Croissance démographique : 3 %
    Espérance de vie : Femmes : 51,4 ans - Hommes : 47,9 ans

    Société
    Ethnies : Lubas, Kongos, Mongos, Zandés, Rundis…
    Langues : français, lingala, swahili
    Religions : catholiques (50 %), protestants (20 %), kimbanguistes (10 %), musulmans (10 %)
    Alphabétisation : 61,21 %
    Développement humain : 186e / 187 pays (PNUD, 2014)

    Economie
    Monnaie : franc congolais
    Croissance : 8,48 % (2013)
    Inflation : 0,81 %
    PIB par habitant : 272 $
    Dette publique : 21,61 $ du PIB

    Chronologie
    30 juin 1960 : indépendance de la République du Congo, ancien Congo belge, sous la présidence de Joseph Kasavubu. Patrice Lumumba, leader nationaliste devenu Premier ministre, est évincé en septembre par Joseph Mobutu. Il sera assassiné en janvier 1961.
    1965 : Mobutu prend le pouvoir après la destitution du gouvernement de Moïse Tschombé. Il restera chef de l'Etat jusqu'en 1997.
    1971 : le pays est rebaptisé Zaïre.
    1997 : la rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila s'empare du pouvoir à Kinshasa. Le Zaïre devient République démocratique du Congo (RDC). Mobutu meurt en exil à Rabat.
    1998 : la RDC, alliée à l’Angola et au Zimbabwe, affronte des rebelles venus du Kivu et soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Le conflit fera plus de trois millions de morts.
    2001 : Laurent-Désiré Kabila est assassiné. Son fils Joseph Kabila lui succède à la tête de l’Etat.
    2002 : accords de paix de Pretoria prévoyant un partage du pouvoir entre les différentes parties.
    2003 : nomination d’un gouvernement d’union nationale.
    2005 : référendum constitutionnel devant permettre la tenue d’élections, approuvé à 84 %.
    2006 : Joseph Kabila est élu président au second tour avec 58 % des voix devant le vice-président Jean-Pierre Bemba.
    2008 : Jean-Pierre Bemba est arrêté en Belgique à la suite d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis en République centrafricaine.
    2009 : arrestation de Laurent Nkunda, chef du Congrès national du peuple (CNDP), mouvement rebelle au Kivu.
    2010 : remaniement du gouvernement.

    2011
    28 novembre : élections présidentielle et législatives. Onze candidats, dont le président sortant Joseph Kabila, briguent la magistrature suprême.
    9 décembre : Joseph Kabila est désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi se proclame immédiatement "président élu". Des incidents violents sont signalés à Kinshasa.

    2012
    Mai : début d'affrontements entre l'armée et le Mouvement du 23 mars (M23). L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de soutenir les rebelles.
    13 juillet : la CPI émet un mandat d'arrêt contre Sylvestre Mudacumura, présumé commandant suprême des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

    2013
    12 décembre : Kinshasa et le M23 entérinent formellement la fin de leur conflit dans l'Est.
    30 décembre : des attaques ciblent quasiment au même moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, avec la mort de plus de 70 assaillants.

    2014
    12 février : le président Joseph Kabila promulgue une loi d'amnistie qui concerne notamment des anciens combattants de la rébellion M23.
    22 mars : 251 Congolais meurent dans le naufrage d'un bateau sur le lac Albert, entre l'Ouganda et la RDC.
    9 avril : plus de 1 300 personnes originaires de RDC sont refoulées du Congo en quelques jours à l'occasion d'une vaste opération contre les étrangers en situation irrégulière dans le pays, débutée le 4. En quelques mois, plus de 130 000 Congolais sont rentrés au pays.
    23 avril : accident de train dans le sud-est du pays, faisant au moins 74 morts.
    11 mai : une bousculade au stade Tata Raphaël lors du match de foot opposant l'AS V. Club, équipe très populaire de Kinshasa, au Tout Puissant Mazembe, club plusieurs fois champion d'Afrique, fait 15 morts et plusieurs blessés.
    23 mai : la CPI condamne l'ancien chef de milice congolais Germain Katanga à 12 ans de prison pour sa complicité dans la destruction en février 2003 d'un village du nord-est du pays.
    6 juin : au moins trente-sept civils de l'ethnie Bafulero, majoritairement des femmes et des enfants, sont assassinés dans le village de Mutarule, dans la province du Sud-Kivu.
    1er juillet : les évêques, réunis dans une conférence épiscopale nationale, demandent au président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat en 2016.
    9 juillet : le président Joseph Kabila nomme la députée Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi au poste de conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d'enfants.
    15 août : création de la nouvelle compagnie aérienne nationale de la République démocratique du Congo, Congo Airways.
    27 septembre : quelques milliers de personnes manifestent à Kinshasa contre l'intention prêtée au président Joseph Kabila de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.
    17 octobre : les combattants ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) continuent de semer la terreur dans le nord de la province du Nord-Kivu. Leur dernier massacre fait 24 morts à Eringeti, une bourgade agricole de 2.000 habitants. En moins de deux semaines, ils ont tué environ 80 civils à l'arme blanche.
    20 octobre : les grandes agglomérations du Nord-Kivu se transforment en "villes mortes" pour protester contre l'insécurité après une série de massacres commis par des rebelles ougandais dans cette province de l'Est.
    21 octobre : le médecin Denis Mukwege, qui soigne dans sa clinique de Bukavu les femmes victimes de violences sexuelles, remporte le prix Sakharov 2014, attribué par le Parlement européen, qui récompense des personnalités ou des collectifs qui se sont illustrés dans la défense des droits de l'Homme.
    2 novembre : 11 personnes sont massacrées à Beni, ville de l'est du pays, provoquant de violentes manifestations.
    3 novembre : des centaines de magistrats entament une grève "illimitée" pour demander une hausse de salaire promise en 2011 par le président Joseph Kabila.
    21 novembre : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays. Ce même jour, reddition du chef rebelle congolais Cobra Matata, à Bunia, dans le nord-est du pays, où il a semé la désolation pendant des années pour le contrôle notamment de ressources naturelles.
    24 novembre : une centaine de personnes ont été tuées en fin de semaine dans la région de Beni, dans l'est du pays. Près de 200 civils ont été massacrés en moins de deux mois dans cette région explosive, où l'ONU appelle à "neutraliser" les "forces négatives".
    15 décembre : le colonel Bedi Mobuli Engangela, alias "Colonel 106", est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour des crimes contre l'humanité commis entre 2005 et 2007 dans la province du Sud-Kivu.

    2015
    19 au 22 janvier : des manifestations violentes font entre 27 et 42 morts, principalement à Kinshasa. Les émeutiers dénonçaient un projet de loi électorale qui aurait pu permettre au chef de l'Etat de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016.
    4 mars : plus de 1 500 cas de choléra sont enregistrés en l'espace de sept semaines dans la province du Katanga, dans le sud-est du pays.
    13 mai : la contestation populaire contre les autorités congolaises dans la région de Beni s'étend à d'autres villes de l'est du pays, frappé par une succession de massacres depuis octobre, provoqués par les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés d'avoir tué déjà plus de 300 personnes.
    23 juillet : les neuf membres de la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) prêtent serment devant la Cour constitutionnelle.
    14 août : l'ONU annonce qu'une épidémie de rougeole a fait près de 320 morts et contaminé plus de 20.000 personnes depuis janvier dans la province du Katanga.
    28 septembre : Ignace Murwanashyaka et Straton Musoni, chefs de la rébellion FDLR, sont condamnés par la justice allemande après un procès de plus de quatre ans à 13 ans et 8 ans de prison pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
    19 octobre : le gouvernement autorise finalement la diffusion du film "L'Homme qui répare les femmes", consacré à l'œuvre du célèbre chirurgien congolais Denis Mukwege qui vient en aide aux femmes violées dans l'est du pays. Réalisé par le cinéaste belge Thierry Michel et sa compatriote journaliste Colette Braeckman, le film a reçu plusieurs prix internationaux, mais il était jusque-là interdit de diffusion en RDC.
    26 octobre : au moins 11,7 millions de dollars américains ont été détournés en un trimestre dans la seule ville de Kinshasa et dans trois secteurs de la Fonction publique. C'est le résultat d'une mission d'enquête du ministère du Budget dans le secteur de l'enseignement supérieur et universitaire, de l'enseignement primaire et secondaire et de la santé publique.
    2 novembre : la recrudescence des rapts dans le Rutshuru inquiète les ONG.
    8 novembre : le président Kabila annonce le début d’un dialogue politique.
    16 novembre : une manifestation des étudiants dégénère en affrontements avec la police. En cause, la perspective d’une augmentation des frais de scolarité et frais connexes ainsi que le délogement musclé de certains jeunes des résidences universitaires. Une nouvelle manifestation aura lieu deux jours plus tard.
    28 novembre : un groupe d'assaillants lourdement armé attaque simultanément des positions de l'armée congolaise et de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), à Beni, tuant au moins quatre militaires et d'un casque bleu, et faisant plusieurs blessés. Ils s'en sont pris également à l'hôpital d'Eringeti, achevant les patients dans leur lit. Une attaque d'une grande violence, attribuée à la rébellion ougandaise des ADF-Nalu (Forces démocratiques alliées - Armée de libération de l’Ouganda).
    7 décembre : 52 députés de l’opposition déposent à l’Assemblée une motion de défiance à l’égard du vice-Premier ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Evariste Boshab. En cause, la nomination de gouverneurs spéciaux en lieu et place de la tenue des élections provinciales et des gouverneurs. Elle sera rejeté quelques jours plus tard.
    8 décembre : le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme publie un rapport dans lequel il recense entre le 1er janvier et le 30 septembre pas moins de 143 violations qui concernent des centaines de personnes, opposants pour l’essentiel, mais aussi des membres de la société civile et des journalistes.
    20 décembre : des organisations de la société civile, mouvements citoyens ou encore opposants politiques créent le Front citoyen 2016, avec l'objectif de mettre leurs forces et leurs moyens en commun pour dire non à un troisième mandat de Joseph Kabila et éviter tout glissement du calendrier.
    27 décembre : le gouvernement exige des détenteurs des téléphones cellulaires de se faire identifier. La société civile dénonce une restriction des droits des citoyens là où le porte-parole du gouvernement affirme que c'est dans le cadre de la prévention du terrorisme.
    30 décembre : les mouvements citoyens Lucha et Filimbi accusent l'Agence nationale du renseignement (ANR) de s'être intéressés de près à la conférence dite « de Gorée », organisée à Dakar au Sénégal du 11 au 14 décembre 2015, en présence d'autres mouvements africains analogues comme « Y en a marre » du Sénégal ou le « Balai citoyen » du Burkina Faso. Lucha et Filimbi disent s'être procurés une note interne de l'ANR qui qualifierait la conférence de « consolidation d'une coalition de déstabilisation de la RDC à partir de Dakar ». Mais sa véracité est contestée par le gouvernement.

    2016
    4 janvier : un nouveau regroupement est créé : le Front des démocrates qui regroupe sept partis politiques et des personnalités de l'opposition.
    7 janvier : au moins 14 personnes sont tuées à Miriki, au Nord-Kivu, au sein de la communauté nande. Les autorités locales et l'armée pointent du doigt les FDLR, les rebelles hutus rwandais. L'armée nationale et les Casques bleus présents dans la région sont accusés une nouvelle fois de passivité face aux groupes armés.
    8 janvier : affrontements dans le camp de réfugiés de Lusenda, au Sud-Kivu, suite à un retard dans l'acheminement de nourriture. Le camp accueille plus de 10 000 réfugiés burundais et, face à des rumeurs de présence de rebelles burundais, la police nationale congolaise a installé un poste au sein du camp, alors que la Monusco assure la sécurité autour de Lusenda. Mais les réfugiés ne voient pas tous d'un bon oeil cette présence policière.

    Documentation RFI, janvier 2016

     
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