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    Rwanda

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    Situation géographique
    Pays de l’Afrique des grands lacs, le Rwanda, qui couvre une superficie de 26 338 km², est l’un des plus petits États d’Afrique. Surnommé le pays des mille collines, le Rwanda se situe à plus de 1000 mètres d'altitude. Le pays est bordé à l’ouest par la RDC, au nord par l’Ouganda, à l’est par la Tanzanie et au sud par le Burundi.

    Capitale : Kigali (1 million d’habitants)

    Régime politique : République

    Démographie
    Population : 10 millions d’habitants
    Densité : 400,8 hab./km²
    Indice de fécondité : 5,05
    Croissance démographique : 2,4 %
    Espérance de vie : Femmes : 53,9 ans - Hommes : 50 ans

    Société
    Ethnies : Hutus, Tutsis, Twas
    Langues : Kinyarwanda, anglais, français (officielles) et swahili
    Religions : Catholiques (57 %), protestants (37 %), musulmans (5 %), animistes
    Alphabétisation : 65 %
    Développement humain : 167e / 186 pays (PNUD 2013)

    Economie
    Monnaie : Franc rwandais
    Croissance : 5,5 %
    Inflation : 11 %
    PIB par habitant : 465 $
    Dette extérieure : 14,9% du PIB

    Chronologie
    1er juillet 1962 : accession à l’indépendance du Rwanda.
    1963 : offensive des exilés tutsis sur le Rwanda. Des représailles massives font 10 000 morts chez les Tutsis.
    1973 : nouvelle offensive des Tutsis de l’extérieur. Nouvelles vagues de persécutions anti-Tutsis. En juillet, Juvenal Habyarimana prend le pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat militaire.
    1990 : début de la guerre civile avec l’attaque depuis l’Ouganda de Tutsis rwandais exilés, regroupés au sein du FPR (Front patriotique rwandais, à majorité tutsie). Assassinats, arrestations de Tutsis et d’opposants politiques. Intervention des troupes françaises, belges et zaïroises.
    4 août 1993 : signature des accords de paix à Arusha (Tanzanie) entre le président Habyarimana et le FPR.

    1994
    6 avril : le président Juvenal Habyarimana est tué dans un attentat.
    7 avril : le Premier ministre hutu modéré Agathe Uwilingiyimana, dix Caques bleus belges de la Minuar chargés de sa protection et plusieurs ministres de l'opposition sont tués. Commencent alors les massacres à grande échelle des Tutsis et des Hutus modérés.
    21 avril : au plus fort des massacres, le Conseil de sécurité de l'ONU décide, pour des raisons de sécurité, de réduire fortement l'effectif de la Minuar à 270 hommes.
    28 avril : Médecins sans frontière-Belgique affirme qu'un véritable génocide est en cours. L'antenne locale de la Croix rouge envoie un message : "C'est l'horreur totale. On est au coeur des ténèbres".
    22 juin : l’ONU donne le feu vert à la France pour une opération militaro-humanitaire, baptisée Turquoise. Le FPR accuse la France de vouloir sauver le régime rwandais et les auteurs du génocide.
    4 juillet : le FPR s'empare de Kigali mettant fin au génocide. La victoire des rebelles déclenche à son tour un exode de centaines de milliers de Hutus vers la RDC. Le 18 juillet, le FPR annonce que la "guerre est finie". Le génocide a coûté la vie à près de 1 million de personnes.
    8 novembre : création par le Conseil de sécurité de l’ONU du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

    1998 : début de la guerre en RDC.
    2000 : Paul Kagame est élu président par le Parlement et le gouvernement réunis.
    2002 : accord de paix avec la RDC. Début des premières juridictions locales, dites "gacaca", chargées de juger les exécutants présumés du génocide.
    2003 : Paul Kagame remporte l’élection présidentielle.
    2006 : rupture des relations diplomatiques avec la France.
    2009 : rétablissement des relations diplomatiques entre Kigali et Paris. Le Rwanda devient le 54ème membre du Commonwealth.
    2010 : le 7 janvier, le rapport d'enquête rwandais sur l'attentat contre Habyarimana conclut à la responsabilité d'extrémistes hutus. Le 9 août, réelection de Paul Kagame.
    2011 : du 11 au 13 septembre, la visite -controversée- du président Paul Kagame en France constitue une étape dans la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.
    2012 : le 18 juin, fermeture officielle des gacaca. Le 12 juillet, signature d'un accord entre le RD Congo, le Rwanda et une douzaine d'Etats de la région des Grands Lacs visant à "éradiquer" les groupes armés actifs à l'est de la RDC.

    2014
    1er janvier
    : assassinat en Afrique du Sud de Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements extérieurs du Rwanda.
    7 mars : le Rwanda et l'Afrique du Sud expulsent mutuellement des diplomates pour espionnage, le ton étant monté entre Pretoria et Kigali après l'attaque par des inconnus armés de l'opposant et ex-chef d'état-major rwandais réfugié à Johannesburg.
    5 avril : la France annule sa participation aux commémorations, après une interview du président Kagame l'accusant d'avoir "participé activement" au génocide de 1994.
    7 avril : les autorités rwandaises retirent l'accréditation de l'ambassadeur de France à Kigali, Michel Flesch, aux cérémonies de commémoration du 20ème anniversaire du génocide de 1994.
    16 avril : la mairie de Kigali exproprie le terrain où se situe le centre culturel français, officiellement en raison du non-respect du plan d'urbanisme.
    18 juin : libération de la journaliste Agnès Uwimana Nkuside après quatre années en prison.
    30 juin : le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en Tanzanie confirme en appel la condamnation à 30 ans de prison de l'ancien chef de l'armée rwandaise, le général Augustin Bizimungu, pour son implication dans le génocide de 1994.
    23 juillet : le président nomme au poste de Premier ministre Anastase Murekezi, auparavant ministre du Travail. Le lendemain, il forme un nouveau gouvernement, et maintient à leurs postes la plupart des ministres-clés.
    29 septembre : le TPIR confirme en appel les peines de prison à perpétuité contre les chefs du parti au pouvoir au Rwanda au moment du génocide contre les Tutsi de 1994 : Matthieu Ngirumpatse, ex-président du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND) de l'ancien président Juvénal Habyarimana, et Edouard Karemera, l'ex-vice président du parti.

    2015
    7 avril : le gouvernement français déclassifie ses archives sur le Rwanda de 1990 à 1995, lors du 21ème anniversaire du génocide.
    29 octobre : la chambre des députés adopte à l'unanimité un projet de réforme de la Constitution autorisant le président Paul Kagame à briguer un troisième mandat en 2017.

    2016
    20 mars : l'ONU transfère vers Kigali Ladislas Ntaganzwa, ancien maire de Nyakizu, l'un des neuf génocidaires rwandais présumés toujours recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda.
    15 avril : Léon Mugesera, ex-homme politique, est condamné à la réclusion à perpétuité pour « incitation au génocide » des Tutsi en 1994.
    10 mai : ouverture d'un procès historique devant la cour d'assises de Paris, le deuxième procès en France de présumés acteurs du génocide rwandais. Dans le box : Octavien Ngenzi et Tito Barahira, deux personnages importants de la petite localité de Kabarondo, proche de la frontière tanzanienne, accusés d'avoir directement participé au massacre de centaines de Tutsis dans une commune de l'est du Rwanda, le 13 avril 1994. Le 6 juillet au soir, les deux anciens bourgmestres sont reconnus coupables de «crimes contre l'humanité» et de «génocide» et condamnés à la prison à perpétuité.
    30 juin : publication du rapport annuel du département d'Etat américain sur le trafic d'êtres humains dans le monde, avec dégradation de la position du Rwanda d'un cran au niveau 2 des pays sous surveillance. En cause notamment, selon ce rapport, l'implication d'officiels rwandais dans le recrutement de réfugiés burundais, dont des mineurs dans des groupes armés durant l'année 2015.
    1er juillet : le gouvernement multiplie par 12,5 et 25 les taxes sur les vêtements et chaussures de seconde main, ces biens d'occasion importés en gros essentiellement d'Europe et d'Amérique du Nord, et revendus à bas prix sur le marché africain. Une concurrence déloyale qui asphyxie l'industrie locale pour le gouvernement, qui souhaite comme les autres pays de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est de bannir totalement ces fripes d'ici 2019.
    17 août : le Rwanda officialise son retour au sein de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), organisation fondée en 1983 qui regroupe 11 pays d'Afrique centrale.
    octobre : la justice française relance l'enquête sur l'attentat en 1994 contre l'avion du président rwandais Habyarimana, avec une nouvelle commission rogatoire internationale pour entendre le général Kaymba Nyamwasa, ex-chef d'état-major rwandais. Cet ancien proche du président Kagame, entré en dissidence et exilé en Afrique du Sud, accuse depuis plusieurs années Paul Kagame d’être responsable de l’attaque qui a coûté la vie à Juvénal Habyarimana et constitué un épisode déclencheur du génocide. Le 10, devant le Parlement, le président Paul Kagame menace implicitement Paris d'une nouvelle rupture des relations diplomatiques.
    8 octobre : le parti des Forces démocratiques unifié (FDU) - formation non reconnue par les autorités rwandaises et présidée par l'opposante emprisonnée Victoire Ingabire - salue la résolution votée le 6 par le Parlement européen, qui demande la révision du procès de l'opposante condamnée en appel, en 2013, à 15 ans de prison notamment pour «minimisation du génocide» et «conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre».
    16 octobre : décès en exil du dernier roi du Rwanda, Kigeli V, qui vivait aux Etats-Unis depuis 1992. Sa dépouille sera rapatriée à Kigali le 9 janvier.
    25 octobre : procès en appel de Pascal Simbikangwa en France. Premier Rwandais condamné en France pour sa participation aux massacres contre les Tutsis en 1994, il avait été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour génocide. La peine sera confirmée le 3 décembre.
    20 novembre : l’Eglise catholique du Rwanda demande une nouvelle fois pardon «pour tous les chrétiens» qui ont été impliqués dans le génocide en 1994 dans une lettre signée par les évêques du pays.
    29 novembre : le parquet annonce l'ouverture d'une enquête sur le rôle de 20 responsables français dans le génocide de 1994. Le Rwanda accuse depuis des années la France de participation dans les massacres qui, à partir d'avril 1994, ont fait environ 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsie.

    2017
    3 mars : la police annonce détenir une Rwando-britannique portée disparue depuis deux semaines, Violette Uwamahoro, mariée à un cadre du Congrès national rwandais, un parti d'opposition en exil formé par d'anciens proches du président Paul Kagame et que Kigali qualifie de «terroriste», accusée de «crimes graves». Violette Uwamahoro, qui vit au Royaume-Uni, s'était rendue au Rwanda pour assister aux obsèques de son père. Elle sera libérée provisoirement le 28.
    20 mars : lors d'une visite au Vatican, le président Paul Kagame est reçu par le pape François, qui demande pardon pour le rôle tenu par l’Eglise et certains de ces membres pendant le génocide.
    4 avril : le Rwanda et la RD du Congo signent un accord de coopération portant sur l'exploration pétrolière dans le lac Kivu de 2700 km qu'ils se partagent.
    17 juin : le président Paul Kagame est officiellement investi par son parti, le FPR, candidat à la présidentielle du 4 août prochain.
    7 juillet : la Commission électorale rwandaise (NEC) annonce la liste définitive des candidats à la présidentielle : deux candidats d'opposition, dont un candidat indépendant, participeront à l’élection face au président sortant Paul Kagame, qui brigue un troisième mandat.
    4 août : élection présidentielle. Les résultats sont publiés le lendemain par la commission électorale, confirmant la large victoire du président sortant Paul Kagame, réélu avec plus de 98 % des voix et un taux de participation de 96 %.

    Service de la Documentation RFI, août 2017

     
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