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    Dépêche

    Tour d'Espagne: Pinot euphorique, Yates intouchable

    Par AFP
    media Le Britannique Simon Yates conforte sa place de leader du Tour d'Espagne lors de la 19e étape le 14 septembre 2018 AFP

    Ça rigole pour Thibaut Pinot! Déjà vainqueur dimanche dernier, le Français a remporté vendredi sa deuxième étape du Tour d'Espagne au sommet du col de la Rabassa (Andorre), où le maillot rouge Simon Yates a écrasé la concurrence à deux jours de l'arrivée.

    Dans cette 19e étape achevée par une ascension de 17 km, la course de côte a débouché sur une course de mouvement. Et à ce jeu-là, Pinot puis Yates sont revenus sur le Néerlandais Steven Kruijswijk (LottoNL-Jumbo, 3e) qui avait pris les devants, avant de le déposer et de se disputer la victoire.

    Le Franc-Comtois (Groupama-FDJ) a accéléré dans le dernier kilomètre pour s'imposer avec cinq secondes d'avance sur Yates (Mitchelton-Scott), qui a consolidé, peut-être définitivement, sa première place du classement général.

    "Cette deuxième victoire, c'est vraiment la cerise sur le gâteau", a raconté Pinot. "Aujourd'hui c'était un col roulant, qui correspond plus à mes caractéristiques. J'ai profité de la grosse montée de Yates pour aller chercher cette belle victoire."

    Une autre bonne raison d'être euphorique après l'annonce vendredi de sa sélection en équipe de France pour les Mondiaux très montagneux d'Innsbruck, en Autriche, où, comme il l'expliquait dans un récent entretien à l'AFP, il rêve de revêtir le maillot arc-en-ciel de champion du monde.

    Sa Vuelta, en tout cas, lui offre de solides garanties: après sa victoire dans la mythique étape des Lacs de Covadonga dimanche dernier, il a offert à la France un cinquième succès d'étape sur ce Tour d'Espagne (outre Nacer Bouhanni, Tony Gallopin et Alexandre Geniez).

    - "Une Vuelta rêvée" -

    "Une victoire, c'est très bien mais deux victoires, c'est vraiment enfoncer le clou. Pour moi, c'est une Vuelta rêvée, je ne m'étais pas mis dans ma tête le classement général. Je voulais me faire plaisir sur les victoires d'étapes et je montre que je peux gagner à la pédale face aux meilleurs", a souligné Pinot, actuel 7e du général.

    Car le Français a pleinement participé à la passes d'armes entre favoris qui a tourné en faveur du Britannique Yates, impressionnant de facilité sur ses routes d'entraînement en Andorre à plus de 2000 mètres d'altitude.

    En début d'ascension, on a vu le maillot rouge jauger ses adversaires, se décalant sur la droite de la route en danseuse avec aisance. Et lorsque Pinot a rejoint en tête Kruijswijk, Yates a accéléré pour recoller et laisser derrière lui son dauphin Alejandro Valverde (Movistar), apparemment pas au mieux.

    "Clairement, Yates a montré qu'il était le plus fort", a jaugé Pinot.

    Alors qu'il n'avait que 25 secondes d'avance vendredi matin, l'Anglais devance désormais Valverde d'une minute et 38 secondes au classement général. Kruijswijk est troisième à 1 min 58 sec et les jeunes Enric Mas (Quick-Step) et Miguel Angel Lopez (Astana), décevants, pointent à plus de deux minutes.

    Samedi, place au juge de paix de cette 73e édition du Tour d'Espagne: à la veille de l'arrivée à Madrid dimanche, le peloton aborde la 20e étape, sans doute la plus redoutée des trois semaines avec pas moins de six difficultés répertoriées en 97,3 km et une arrivée au sommet du col de la Gallina (Andorre).

    "Il faut rester concentrés, la course n'est pas vraiment finie avant demain soir", a prévenu Yates, qui s'y connaît en défaillances: n'avait-il pas perdu le Tour d'Italie en mai dernier en s'écroulant lors de la dernière semaine ? Reste à savoir s'il a tiré les leçons de cette désillusion.

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