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COP22: de jeunes Africains récompensés pour leur lutte contre le réchauffement

media Dans le Sud-Kivu, pour construire une maison en dur, on utilise généralement des briques cuites dans des fours à bois. AFP PHOTO/FEDERICO SCOPPA

C’est l’un des lauréats 2016 du Trophée initiatives climat, remis à l’occasion de la COP22 et qui récompense de jeunes Africains pour leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Lui s’appelle Benjamin Kamulete. Il est Congolais, originaire du territoire de Fizi dans le Sud-Kivu. Avec son organisation Vision paysanne pour le développement, ce trentenaire s’est lancé dans la production de briques écologiques. Objectif : lutter contre la déforestation et favoriser la réinsertion d'anciens enfants-soldats.

Avec notre envoyée spéciale à Marrakech, Florence Morice

Dans le Sud-Kivu, pour construire une maison en dur, on utilise généralement des briques cuites dans des fours à bois. Rien que pour Bukavu, ce sont ainsi 10 hectares de forêt qui disparaissent chaque mois. D’où l’idée de Benjamin Kamulete de produire des briques « écologiques ». « Nous utilisons des types de terre, de l’argile rouge, et le limon, que nous mélangeons ensuite avec une petite quantité de ciment et d’autres ingrédients naturels qui se trouvent dans le milieu. Nous les faisons cuire à travers deux méthodes : l’ombrage, où ça se solidifie, et la méthode de l’ensoleillement », explique le jeune homme.

Plus résistantes, moins chères, ces briques sont ensuite vendues au marché. Car l’objectif c’est aussi de donner du travail aux jeunes de son village, et en particulier aux ex-enfant-soldats. « Malheureusement, poursuit Benjamin, les Nations unies n’ont pas fait la réinsertion socio-économique de ces enfants. Ça devient très compliqué sur le plan social. Dans nos villages, il y a différents types de milices, de grandes milices lourdement armées et de petites milices. Maintenant, ce sont ces enfants, ex-enfants soldats, qui créent leurs petits groupes de dix personnes, cinq personnes. Ils ont trois ou quatre kalachnikovs et ils deviennent des coupeurs de routes. Avec notre organisation nous avons réussi à leur montrer que ce n’est pas dans les groupes de milices qu’il y a l’argent. Mais à travers nos ressources. »

Benjamin fait vivre 200 jeunes et compte bien étendre son activité. Et pour contribuer, espère-t-il, à faire régner la paix dans son pays.

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