Mostra de Venise : Le tour du monde du cinéma en onze jours

La Mostra de Venise, le plus ancien des festivals de cinéma et le plus prestigieux du monde après Cannes, ouvre ses portes ce mercredi. Au menu jusqu’au 11 septembre : 79 longs métrages en première mondiale venant de 34 pays. C’est à un Américain que revient l'honneur d'ouvrir le bal : Darren Aronofsky, 41 ans, propose « Le cygne noir », un thriller où la star Natalie Portman joue le rôle d’une danseuse de ballet sur le déclin qui doit faire face à l'ascension d'une de ses rivales.
Sur le Lido, au bord de la lagune vénitienne, on pourra croiser Quentin Tarantino, qui préside cette année le jury aux côtés – entre autres - du Français Arnaud Desplechin, Catherine Deneuve et Gérard Depardieu. Le jury comptera dans ses rangs aussi le Mexicain Guillermo Arriaga et l’Italien Gabriele Salvatores. Ils devront voir les 24 films qui sont en compétition pour l’attribution du célèbre Lion d’or.
Avec un total de 40 films italiens sélectionnés, la Mostra fait comme chaque année la part belle au cinéma transalpin, mais cette année la Chine et la France seront aussi à l’honneur. Les paparazzis seront également servis, Catherine Deneuve et Gérard Depardieu viendront présenter Potiche de François Ozon, adaptation d’une pièce de théâtre de Boulevard. Le cinéaste franco-tunisien Abdellatif Kechiche, un habitué du festival, montre son nouveau film, La Venus noire, sur la vie tragique de la célèbre venus hottentote, cette femme africaine qui au 19e siècle, fut exhibée comme un animal de foire, partout en Europe.
La Mostra de Venise est aussi l’occasion de faire le tour du monde, d’aller dans les confins de l’Afghanistan sur les pas de Vincent Gallo, un terroriste afghan dans le nouveau film du Polonais Jerzy Skolimovski. Avec Hiam Abbas, directrice d’un orphelinat dans Miral du Britannique Julian Schnabel on part en Palestine. Le nouveau film du Chinois Tsui Hark suit les aventures du juge Ti, incarné par Andy Lau. La 63e édition de la Mostra de Venise promet de l’action, des émotions, du sentiment, et même le grand vent de l’histoire.
![]() Photocall du film "Black Swan" avec (de g. à d. ) le réalisateur Darren Aronofsky et les acteurs Natalie Portman et Vincent Cassel Crédit : WireImage |
La présence du cinéaste iranien Jafar Panahi, privé de passeport par Téhéran, mais attendu pour la première mondiale de son court métrage L’accordéon n’est toujours pas confirmée. Le cinéaste iranien a été libéré sous caution fin mai, 3 mois après son arrestation qui avait soulevé lors du festival de Cannes une vague d’indignation internationale.

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