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    Culture

    Emir Kusturica quitte un festival de cinéma en Turquie

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    Le réalisateur serbo-bosniaque Emir Kusturica a abandonné son poste de président du jury du festival cinématographique d’Antalya, en Turquie, ce dimanche 10 octobre 2010. Il n’a pas supporté les insultes et menaces de boycott ayant entouré sa venue, portant sur sa supposée minimisation des crimes serbes.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Rattrapé par son passé, ou victime d’une cabale ? Le réalisateur serbo-bosniaque Emir Kusturica a claqué la porte d’un festival cinématographique dont il assurait la présidence du jury, ce dimanche 10 octobre 2010 en Turquie.

    Accusé d’avoir minimisé les exactions des Serbes au début de la guerre menant au démantèlement de la Yougoslavie il y a 20 ans, l’auteur du Temps des gitans ou de Kalachnikov était même à l’origine du boycott de cette manifestation par le ministre turc de la Culture. Après coup, celui-ci a évoqué une interprétation exagérée de ses propos et regretté la polémique. Mais trop tard.

    « Dans une telle atmosphère, il est impossible de parler d’art ». C’est sur ces mots, lancés dans une conférence de presse improvisée quelques heures après le début du festival, qu’Emir Kusturica a tiré sa révérence. Protégé par une cinquantaine de policiers et gardes du corps, le réalisateur a sans doute pris la bonne décision au bon moment, alors que les polémiques et les incidents se multipliaient.

    Samedi soir, un élu ultranationaliste local avait gâché la soirée d’inauguration en lançant des insultes en direction du président du jury lorsqu’il est monté sur scène. La fête du cinéma d’Antalya, habituellement bon enfant et décontractée, prenait mauvaise tournure et divisait tant le monde politique que le milieu artistique.

    Kusturica vide son sac

    Un réalisateur turc avait par exemple prévenu que lui non plus ne viendrait pas si Kusturica restait invité ; réponse de l’intéressé : « s’il est si sensible à la question des génocides, pourquoi ne dit-il rien sur celui qui a été perpétré à l’encontre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale ? ».

    En partant, le réalisateur a vidé son sac : « je considère le ministre de la Culture de ce pays comme un ennemi », a-t-il lâché, lui qui jusque-là et depuis des années était presque un héros national, régulièrement invité comme cinéaste ou comme musicien.

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