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Article publié le : vendredi 03 février 2012 - Dernière modification le : samedi 04 février 2012

Une «vraie copie» de la Joconde authentifiée au musée du Prado à Madrid

La copie qui se trouve à Madrid (D) sera exposée au Musée du Louvre aux côtés de la Mona Lisa originale (G), à partir du 29 mars 2012 à Paris.
La copie qui se trouve à Madrid (D) sera exposée au Musée du Louvre aux côtés de la Mona Lisa originale (G), à partir du 29 mars 2012 à Paris.
REUTERS/Musee du Louvre/Angele Dequier/Sergio Perez

Par Christophe Carmarans

Des travaux de restauration récents réalisés sur une copie de la Joconde exposée au Prado de Madrid ont permis de révéler une Mona Lisa peinte au même moment que celle de Léonard De Vinci. Les analyses démontrent qu'il s’agit d’un tableau exécuté par l’un des élèves du maître toscan. Les deux œuvres seront exposées ensemble à Paris à partir du 29 mars.

Elle est âgée de plus de 500 ans, voit passer des millions de visiteurs tous les ans et continue de fasciner le monde de l’Art. La Joconde et son sourire énigmatique défraient de nouveau la chronique mais, cette fois, c’est une copie qui agite le milieu artistique, une Mona Lisa exposée depuis 1819 au Musée du Prado, à Madrid. Des dizaines de copies du plus célèbre tableau du monde ont été peintes depuis la création de l’original par Léonard De Vinci à Florence entre 1503 et 1506. Néanmoins, celle du Prado a cela de particulier qu’elle a été réalisée à la même période et dans le même atelier que celui du maître.

Le paysage réapparaît

La copie de la Joconde dormait dans les réserves du Prado
 

03/02/2012 par Isabelle Chenu

Jusqu’alors, personne ne s’était rendu compte que la Mona Lisa exposée au musée du Louvre à Paris avait une authentique sœur jumelle. Et pour cause : l’arrière-plan de son alter ego madrilène avait été volontairement noirci (probablement au milieu du XVIIIe siècle par effet de mode ou de style), si bien que la paysage bien particulier du tableau était devenu invisible, laissant croire à une énième imitation (des dizaines de répliques ont été peintes dès les XVIe et XVIIe siècles).

Cliquez pour agrandir (Copyright lefigaro.fr)

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Ce n’est que récemment, après un nettoyage méticuleux de la « Mona Lisa espagnole », que l’incroyable ressemblance entre les deux tableaux a sauté aux yeux des experts. Des analyses approfondies à l’aide de rayons X, infrarouges et ultra-violets ont permis de découvrir de grandes similitudes dans les travaux préparatoires de l’exécution des deux œuvres dont les dimensions sont pratiquement identiques (77 x 53 cm au Louvre, 76 x 57cm au Prado).

Ainsi, alors que l’on croyait que le bois du tableau du Prado était en chêne, très peu présent en Italie au XVIe siècle, il s’est avéré être en noyer, un bois présent en Toscane à l’époque, même si celui utilisé par Léonard De Vinci pour sa Joconde était en peuplier. Ce que ces analyses ont également prouvé, c’est que les deux tableaux avaient été peints non seulement à la même période mais aussi dans le même atelier. Les experts sont même en mesure d’affirmer que l’auteur de la copie est soit Andrea Salai, soit Francseco Melzi, deux des plus proches élèves du maître.

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L’un ou l’autre ont donc également eu pour modèle la fameuse Lisa Gherardini, épouse du marchand d’étoffe florentin Francesco del Giocondo. La Joconde espagnole apparaît d’ailleurs plus jeune que l’authentique et le paysage plus lumineux, des différences qui s’expliquerait par le fait que le tableau qui se trouve au Louvre est assombri par le vernis qui a fini par jaunir. La Mona Lisa du Prado arbore également des habits plus chatoyants que ceux de la Joconde française dont on s’est longtemps demandé si elle ne portait pas le deuil. Bientôt, les curieux auront une occasion unique de les comparer puisque les deux tableaux seront exposés ensemble au Louvre du 29 mars au 25 juin prochains.

De Vinci reste inimitable

Une illustration ingénieuse réalisée par le site internet du Figaro (voir ci-dessus) permet d’ailleurs de comparer les deux œuvres mises côte à côte et de voir à quel point l’inspiration est similaire. Reste la technique qui, elle, demeure inimitable. « La copie du Prado est une très belle peinture », reconnaissait le conservateur des peintures italiennes du Louvre Vincent Delieuvin dans les colonnes de La Croix, « mais celle de Léonard De Vinci est exceptionnelle et d’un raffinement cent fois supérieur avec ses effets de sfumato (évanescence), ses transitions de l’ombre à la lumière très subtiles qui donnent vie et mouvement aux formes  ».

tags: Arts Plastiques - Espagne - France - Italie
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Commentaires (1)

EN BONNE ET DU FORME

Là OU COMMENCE L'IMITATION , FINIT L'ART ...... quidam

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