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    Culture

    Souhaitez-vous télécharger l’application «journaliste»?

    media Rawporter

    C’est le rêve des réseaux sociaux, tout partager avec tout le monde à la vitesse du web. C’est aussi un nouvel usage dans les médias, utiliser les nouvelles sources offertes par les téléphones mobiles pour faire du journalisme et diffuser le plus vite possible. Véritable couteau suisse du journalisme, une avalanche d’applications s'y retrouve maintenant pour faire de chacun un reporter en herbe. Risques, avantages, changements…

    Très vite on a parlé de journalisme citoyen et participatif. La distribution de l’information se passait sur Facebook, Twitter, les blogs… Et très vite aussi les outils pour ces journalistes en herbe se sont retrouvés dans leur poche, à portée de main avec leur téléphone mobile. A croire que ces jouets ont été créés pour les journalistes. Pour mieux comprendre ces changements, on a imaginé la journée d’un reporter en herbe, particulièrement efficace, équipé d’un couteau suisse bien affûté (journaliste vieille école ou techno sensible s’abstenir…).

    Le reporter enregistre, prend des photos et filme avec son téléphone

    Appelons le M. Jaitoutdanslapoche. Ce matin-là, il dégaine son téléphone. Plus besoin de stylo et encore moins de calepin… L’idée de sujet est dictée et notée, il rédige alors un tweet pour prévenir qu’il va sur le lieu de l’action. Là, il enregistre le son de l’événement, il prend des photos de la scène et filme l’ensemble. Un peu de montage, pourquoi pas ? Très vite il partage les fichiers, s’est géolocalisé et a renvoyé un tweet. Il prend encore des notes et pourquoi pas live stream le tout. Pour écrire son texte, il utilise le système de reconnaissance vocale de son iPad, c’est plus rapide. Avec le correcteur d’orthographe, son application Petit Robert ou Bescherelle, il est sûr de lui en orthographe. Alors il peut partager son papier en ligne avec GoogleDoc avec le SR ou le rédacteur en chef. En même temps, il a actualisé son statut sur Facebook pour prévenir ses amis, et envoyé la même chose sur Google plus et Twitter pour ses abonnés. Les vidéos sont bien évidemment sur YouTube ou DailyMotion. Toute cette histoire se terminera en Tumblr, Storify ou autres, en fin de journée. Ouf !

    Rawporter capitalise sur cette fièvre d’informations

    Pour M. Jaitoutdanslapoche on parle alors de Mojo, pour mobile journalist, en français : journaliste mobile. Dernièrement une application sur iPhone, Rawporter, capitalise sur cette fièvre d’informations de proximité à diffusion mondiale possible. Selon eux, on peut tous devenir reporter. Mieux encore, en se géolocalisant, on peut alors se retrouver mobilisé par un média national si jamais un événement se produit dans notre périmètre. A charge pour le reporter en herbe de faire le sujet. Et encore plus fort, Rawporter n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat en parlant argent. Car il se propose de faire rémunérer ces apprentis journalistes pour leur travail en faisant l’interface entre la rédaction et le reporter « freelance ».
     
    Revenir en arrière avec comme exemple l’usage de la photographie
     
    Maintenant une photo circule à la vitesse du web. Mais pour comprendre la révolution technologique actuelle et son impact sur le fonctionnement du journalisme, il est bon de revenir en arrière avec comme exemple l’usage de la photographie. Olivier Thomas, photographe et grand reporter, nous explique : « Dans les années 80 (et cela tient jusqu’à l’arrivée du numérique et d’internet) on allait sur place, le plus souvent dépêché par une agence ou en freelance. Là, on prenait nos photos : zone de conflit, reportage… (bien sûr en analogique, avec donc une pellicule…) et puis très vite, on allait à l’aéroport le plus proche pour surveiller les vols vers Paris et là il fallait supplier un passager de bien vouloir prendre les paquets de pellicules. On laissait souvent un bout de film dépasser pour le rassurer. Sur le paquet, il y avait le numéro de l’agence pour qu’un coursier vienne réceptionner les films à l’atterrissage de l’avion à Paris (9 fois sur 10 ça marchait) ». Et ce n’est pas fini : « Le film allait direct au labo pour être développé puis ensuite dans les mains du rédacteur en chef en tant que planche contact pour le choix de la photo ». Ce n’est pas si lointain, mais ça semble si compliqué et onéreux, ne le cachons pas. Pourtant c’était cela, être journaliste photographe.
     
    Avant pour obtenir une photo dans la presse, il fallait faire cela :

    Maintenant, le circuit d'une image est différent :

    Plus d'informations encore sur les outils, sur téléphone ou internet, à la disposition des journalistes...

     

    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.