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    Culture

    Kaar Kaas Sonn : «Sony Labou Tansi m’a ouvert les yeux sur la déshumanisation de la société sous la dictature!»

    media Kaar Kaas sonn. CCF Ndjamena

    Chanteur, compositeur, interprète, romancier, Flavien Noël Kobdigue, alias Kaar Kaas Sonn, est l’auteur de 6 disques et 3 romans. Ce sont ses chansons, à mi-chemin entre l’oralité africaine et la tradition des chansons françaises, qui l’ont fait connaître en France. Il vient de faire paraître son sixième CD intitulé Crépuscule de l’idéal.

    « J’essaie de faire dialoguer Senghor et Kant dans mes chansons », aimez-vous dire. A quel âge avez-vous lu Senghor et Kant ?
    Très tôt, en fait. A l’âge de 16 ans, je crois. J’étais alors au Tchad. J’avais dû emprunter les livres au Centre culturel français de Ndjamena où j’avais débarqué fuyant la guerre. Je voulais devenir poète, mais suis devenu chanteur.

    Vos chansons ne sont jamais très éloignées de la poésie.
    J’ai évolué. Aujourd’hui, je puise l’essentiel de mon inspiration dans la vie. Je chante ce que j’observe. C’est le cas de mon dernier disque. Dans ce nouveau CD, je raconte la fin de l’idéalisme et la dure réalité de nos existences humaines.

    Souvenez-vous de votre premier grand choc de lecture ?
    Oui, très bien. Je n’oublierais jamais l’émotion suscitée par ma lecture de La vie et demie de Sony Labou Tansi (Seuil). Sony était Congolais, et je me souviens de m’être demandé comment il pouvait si bien voir dans les pensées du dictateur Hissène Habré qui faisait alors régner la terreur dans mon pays le Tchad. Ce livre m’a ouvert les yeux sur le totalitarisme, sur la déshumanisation de la société sous la dictature ! sur la déshumanisation des hommes et femmes vivant sous la dictature.

    Etes-vous un gros lecteur ?
    J’ai quelques livres chez moi, mais je ne suis pas un gros lecteur. Cela dit, je me suis fait une liste de livres à lire pendant ces vacances. Dans le courant de l’année, je n’ai pas le temps de lire, mais je note mentalement les livres qui paraissent et qui sont susceptibles de m’intéresser.

    Quels sont ces livres que vous avez mis de côté pour cet été ?
    Le sanglot de l’homme noir (Fayard) d’Alain Mabanckou. Lorsque ce livre est sorti, j’avais noté que les idées défendues par son auteur étaient proches des idées que je défendais moi-même. Elles concernent le développement de l’Afrique et la responsabilité des Africains dans le bilan catastrophique des 50 ans d’indépendance. J’ai commencé à le lire le livre et effectivement nous nous rejoignons sur beaucoup de points. J’emmènerai aussi dans ma valise Une enfant de Poto-Poto (Gallimard) d’Henri Lopes dont j’ai lu tous les romans et Les Trois femmes puissantes (Gallimard) de Marie Ndiaye. Je me propose aussi de plonger cet été dans Le Clézio et Houellebecq. C’est une banalité de dire qu’ils sont les deux plus grands romanciers français contemporains. Mais ce qui m’intéresse chez ces deux auteurs, ce sont leurs approches très complémentaires de l’Autre et de l’Ailleurs. Le premier en parle avec empathie et le second avec inquiétude. Ils sont tous les deux représentatifs de la France d’aujourd’hui où autour de la figure de l’étranger se sont cristallisées toutes les craintes et les hantises.

    Comment vous lirez ces livres, en version papier ou en version numérique ?
    Je reste fidèle au papier. D’autant qu’au Tchad où je vais passer mes vacances, les pannes de courant répétées font que c’est toujours compliqué d’avoir une source d’alimentation électrique sûre. La lecture doit être synonyme de liberté. Où est la liberté, si chaque fois que l'on veut lire un livre, il faut sortir l’ordinateur, se brancher, attendre que la connexion s’établisse ? Non, c’est très peu pour moi ! Du moins, pas encore.

    Croyez-vous qu’un livre puisse changer la vie d’un homme ?
    Oui, je le crois. Je ne serais jamais devenu ce que je suis, si je n’avais pas lu les grands auteurs. La lecture de Victor Hugo, de Sony Labou Tansi et d’autres encore m’a permis de me structurer et de me définir en tant qu’être social. Oui, le livre vous change. J’en suis persuadé.

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