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L’Ethiopienne Reeyot Alemu, Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano 2013

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Le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano 2013 a été décerné à la journaliste éthiopienne Reeyot Alemu, condamnée à cinq ans de prison dans son pays pour « terrorisme », selon un communiqué de l'Unesco publié ce 16 avril.

 

Le jury du prix, composé de professionnels des médias, a reconnu « son courage exceptionnel, sa résistance et son engagement pour la liberté d'expression ».Reeyot Alemu traitait des questions politiques et sociales d'une manière critique, s'intéressant aux origines de la pauvreté et à l'égalité entre les sexes. Elle a travaillé pour plusieurs médias indépendants. En 2010, elle a créé sa propre maison d'édition ainsi qu'un magazine mensuel baptisé Change. Tous les deux ont été fermés. En juin 2011, alors qu'elle tenait une chronique régulière dans Feteh, un hebdomadaire national, Reeyot Alemu a été arrêtée.
 
La loi éthiopienne sur le terrorisme est régulièrement dénoncée comme trop vague par les organisations de défense des droits de l'Homme, qui estiment que les autorités éthiopiennes s'en servent pour étouffer la dissidence politique et la liberté de la presse.
 
Doté d'un montant de 25 000 dollars, le prix Guillermo Cano est décerné tous les ans et sera remis à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai lors d'une cérémonie au Costa Rica. Il porte le nom du directeur de publication colombien Guillermo Cano, assassiné en 1987 pour avoir dénoncé les activités des puissants barons de la drogue dans son pays.

 

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