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Article publié le : jeudi 02 mai 2013 à 14:47 - Dernière modification le : jeudi 02 mai 2013 à 14:47

Mort de Viviane Forrester, l’auteure de «L’Horreur économique»

La couverture du livre "L'Horreur économique", publié en 1996 par la romancière et essayiste française Viviane Forrester.
La couverture du livre "L'Horreur économique", publié en 1996 par la romancière et essayiste française Viviane Forrester.
Livre de poche

Par AFP

Femme de lettres et de conviction, la romancière et essayiste française Viviane Forrester, auteure du best-seller international L'Horreur économique, est décédée ce mardi 30 avril à l'âge de 87 ans, chez elle, à Paris, a annoncé ce jeudi 2 mai son fils.

Après avoir connu le succès comme romancière, avec Ainsi des exilés, Vestiges, Le grand festin ou L'œil de la nuit, Viviane Forrester, née Viviane Dreyfus le 29 septembre 1925 à Paris, a acquis une renommée internationale avec son essai politique L'Horreur économique (Fayard), prix Médicis essais 1996 de l'essai, féroce critique de l'ultralibéralisme, traduit en une trentaine de langues.

Auteure d'une vingtaine d'ouvrages, romans, essais politiques, biographies, jurée du Femina et récompensée par plusieurs prestigieux prix littéraires, elle avait été également critique littéraire au Monde. Elle a également collaboré au Nouvel Observateur et à la Quinzaine littéraire. Parmi ses livres politiques qui ont marqué, elle a également écrit Une étrange dictature (Fayard, 2000), sur l'économie de marché, où elle lançait un appel à l'action collective, et Le crime occidental (Fayard), en 2004, dans lequel elle dénonçait la responsabilité à ses yeux des démocraties occidentales dans le conflit israélo-palestinien.
 
Membre fondatrice du collectif altermondialiste Attac
 
La jeune Viviane avait fui en Espagne en 1943 pour échapper aux rafles de Juifs. Elle signera ses nombreux livres du nom de son deuxième mari, John Forrester. Les membres du jury du Prix Femina dont elle faisait partie depuis 1994 ont fait part de « leur grande tristesse ». Viviane Forrester était également membre fondatrice en 1998 du collectif altermondialiste Attac.
 
« Ma mère continuait d'écrire. Encore en plein travail dernièrement, elle préparait un livre sur la situation économique actuelle. Il est inachevé, mais je vais confier le manuscrit aux éditions du Seuil », a précisé son fils Bernard Stoloff.Également grande spécialiste de Vincent Van Gogh et de Virginia Woolf, elle avait reçu le Prix Femina de l'essai en 1983 pour Van Gogh ou l'enterrement dans les blés (Seuil) et le prix Goncourt de la biographie en 2009 pour son livre Virginia Woolf (Albin Michel). Viviane Forrester avait publié en 2011 chez Gallimard son journal intime, Rue de Rivoli. Journal (1966-1972). Cette femme résolument libre y écrivait: « L'horreur, c'est que tout travail autre que l'écriture de mon livre, de mes livres, c'est de l'obéissance. Je hais l'obéissance ».

tags: Brèves Culture - France - Littérature
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