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    Culture

    Costa-Gavras: «Tous les romans ne sont pas exploitables cinématographiquement»

    media Costa-Gavras: «J’ai besoin de toucher le papier, tourner les pages, tout ce que je ne peux pas faire avec le livre numérique.» DR

    Les films les plus connus de Costa-Gavras ont marqué les imaginaires. De son vrai nom Konstantin Gavras, ce cinéaste engagé d’origine grecque a puisé l’essentiel de son inspiration dans les livres. Ses auteurs fétiches ont pour nom Konstantin Cavafy, Alexandre Zinoviev, Jorge Semprun… Ses vacances ne sont pas studieuses pour autant !

    RFI : Pour vous, vacances riment-elles avec lectures ?

    Costa-Gavras: Pas vraiment ! Lorsque je pars en vacances avec mes petits-enfants, il m’arrive de lire un peu avec eux. Ils ont entre 6, 7 et 8 ans. Je leur lis à haute voix des pages d’Enid Blyton. Mes petits-enfants ne jurent que par la série policière du Club des cinq qu’ils ont découverte avec leurs parents. Il m’arrive aussi de leur raconter des histoires grecques. Et quand je ne suis pas avec eux, j’essaie de profiter du beau temps, de mes amis, de ma famille.

    Du coup, votre valise de vacances sera légère...

    Voyez-vous, avec l’âge, on apprend à se limiter à l’essentiel. Autrefois, il m’arrivait de remplir la valise avec beaucoup de livres pour me rendre compte, une fois arrivé sur le lieu de villégiature, que je n’avais pas le temps de les lire. J’ai donc décidé de ne plus m’encombrer avec des livres. Si un livre m’intéresse, je l’achète sur place. Cette année, toutefois, je ferais une exception car j’ai mis de côté depuis plusieurs mois La théorie de l’information d’Aurélien Bellanger, que de nombreux amis m’ont conseillé de lire. Le livre est sorti chez Gallimard, l’année dernière.

    Pourquoi ce livre vous intéresse-t-il ?

    Je m’intéresse depuis toujours aux problèmes de l’information et de la communication. J’espère trouver dans le livre de Bellenger des réponses aux questions que je me pose sur la révolution informatique, sur l’impact qu’elle a sur notre société, sur nos solidarités, sur les droits de l’homme. Si j’ai bien compris, l’auteur mêle étroitement la fiction et le réel et s’inspire de la formidable évolution de la théorie de l’information au cours des dernières décennies.

    Vous vous êtes souvent inspiré des romans ou du théâtre dans vos films. Je pense à Z ou à Missing, pour n’en citer que ceux-là. Pouvez-vous lire des romans autrement qu’à travers le prisme des films que vous pourriez en tirer ?

    Tous les livres ne sont pas exploitables cinématographiquement. Ils n’en sont pas moins intéressants pour autant. Je ne lis pas que dans une visée professionnelle, je lis aussi par plaisir.

    Justement quel est le livre que vous avez eu plaisir à lire récemment ?

    J’ai lu il n’y a pas très longtemps une grosse biographie de Jean Renoir, par Pascal Mérigeau. J’aime beaucoup Renoir et ce livre qui est plein d’anecdotes m’a permis de découvrir des aspects de la vie de Renoir que je ne connaissais pas. C’était passionnant !

    Etes-vous habituellement un gros lecteur ?

    Je lis beaucoup de livres sur le cinéma. Cela ne vous étonnera guère. Quand les livres m’intéressent vraiment, il m’arrive de lire deux livres en une semaine. C’est mon rythme de croisière. J’aime aussi relire. Par exemple, je relis régulièrement Constantin Cavafy. Son livre est toujours sur ma table de chevet. J’ai découvert Cavafy tardivement, longtemps après avoir quitté la Grèce. Mes amis français m’en avaient parlé. J’ai demandé à mon frère de m’envoyer ses livres. La découverte de la poésie de Cavafy fut un véritable ravissement. J’éprouve le même plaisir, chaque que je plonge dans ses pages.

    Comment est né votre goût pour la lecture et les livres ?

    De mon père, je crois. Je viens d’une famille modeste, qui n’avait pas beaucoup de moyens. Nous n’avions pas de livres à la maison. Tout mon argent de poche passait dans les livres. Le libraire ambulant me faisait un prix si je lui achetais un lot de deux ou trois livres. Mon père m’avait conseillé de lire Les raisins de la colère de Somerset Maugham. Je l’ai lu en grec, car c’était la seule langue que je connaissais. Ce fut une lecture fondatrice.

    Etes-vous livre papier ou livre numérique ?

    Je vous répondrai sans hésiter livre-papier. Vos lecteurs me taxeront sans doute de « conventionnel », mais j’ai besoin de toucher le papier, tourner les pages, tout ce que je ne peux pas faire avec le livre numérique. Un jour, je m’habituerais peut-être à lire sur l’écran, mais je n’ai pas encore fait le saut culturel.

    A quoi sert un livre, Monsieur Costa-Gavras ?

    A séduire, par exemple ! Je conseille toujours à mes jeunes collaborateurs d’offrir des livres plutôt que des fleurs pour gagner le cœur de leurs bien-aimées. Et ça marche, je parle d’expérience !

     

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