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    France

    Marseille en métamorphoses

    media La ville éphémère. Vincent Lucas

    La première édition de Métamorphoses marque une nouvelle page de l’histoire artistique de Marseille, capitale européenne 2013 de la culture. Un événement d’art contextuel composé en trois actes dans trois lieux clés de la cité phocéenne, terrain de jeu de nombreuses compagnies locales et internationales qui se sont emparées à leur manière de la thématique de la ville.

    On a voulu écrire une espèce de petit scénario dans cette ville

    Pierre Sauvageot explique son choix de lieux des trois actes

    Créateur de Métamorphoses

    06/10/2013 - par Isabelle Artus Écouter

    La première édition de Métamorphoses à Marseille, du 20 septembre au 6 octobre, a ouvert la troisième saison de Marseille-Provence 2013, capitale de la culture. Son créateur, le compositeur Pierre Sauvageot, directeur de Lieux Publics, le centre national de création, a invité des artistes de tous horizons à s’emparer de la ville, à jouer avec, à la transformer.

    Lieux Publics a conçu ce projet culturel en trois actes, dans trois endroits fondamentaux de Marseille : le premier autour de la Canebière, artère incontournable de la ville, le second à la gare Saint-Charles, entre allers et venues de voyageurs, et le dernier derrière la mairie.

    La gare transformée en galerie d’art

    La compagnie slovène Ljud est spécialisée dans le théâtre interactif dans des lieux publics. Sonja se présente :« Guide de déambulation d’une galerie d’art d’objets trouvés en plein air ». Le projetStreewalker a utilisé la gare Saint-Charles comme scène de jeu. La troupe y a emmené des groupes dans une expérience artistique participative drôle et érudite.

    On cherche des objets qui peuvent être intéressants comme des objets d’art, des objets du quotidien

    Sonja explique la conception de «Streetwalker»

    Guide de la compagnie slovène Ljud

    06/10/2013 - par Isabelle Artus Écouter

    « Nous proposons au public un voyage à travers des objets qu’on a déjà repérés avant, que nous présentons comme des objets d’art conceptuels. Ils évoquent parfois des œuvres classiques ou plus modernes comme Daniel Buren ou Jackson Pollock »,explique Sonja.« Mais il est très important de rester ouvert aux événements spontanés. Une gare est un lieu public très vivant, nous regardons si les voyageurs réagissent à notre visite ou non, nous faisons peut-être faire une petite interaction avec eux. Nous voulions inverser la perspective sur les objets du quotidien et aussi faire un lien avec l’art contemporain et celui du XXe siècle, surtout le concept de " ready made " de Marcel Duchamp », précise-t-elle. « Si nous arrivons à donner aux gens qui vivent ici un regard différent sur leur espace de vie, on est vraiment contents ».
     

    Avec «Stars on stairs» la chorégraphe Jany Jérémie a ouvert au public la descente du grand escalier de la gare Saint-Charles comme au cabaret. Vincent Lucas

     

    Le choix des compagnies

    Pour Pierre Sauvageot, « Le principal était l’originalité de la proposition au public, comment les artistes utilisent le contexte pour être justes. Les artistes qui m’intéressent sont ceux qui font une symbiose entre le contexte dans lequel ils sont et ce qu’ils nous racontent, comment le sens d’une œuvre résonne avec l’endroit dans lequel on nous emmène », confie-t-il.
     
    Certains projets ont été suscités par Lieux Publics comme le Grand bavardage, un moment fort du premier acte, qui a réuni vingt compagnies marseillaises et le public autour d’un immense banquet. Dans le deuxième acte, Jany Jérémie a présenté Stars on stairs en utilisant l’escalier monumental de la gare Saint-Charles comme une scène ouverte aux artistes et aux néophytes. Des stars de music hall d’un jour ont ainsi descendu les longues marches et donné lieu à un enchaînement de séquences improbables dignes de Fellini.
     

    «Flat» de Rodrigo Pardo. Vincent Lucas


    Comment nous percevons la réalité


    Avec Flat, le concepteur et directeur artistique argentin Rodrigo Pardo a présenté un spectacle qui déjoue les lois de la gravité et aborde le thème de la perception. « Une des choses les plus intéressantes pour moi est d’avoir le vœux de créer un objet, quelque chose qui reflète comment nous percevons la réalité », confie-t-il.

    Une scène carrée de quatre mètres sur quatre, posée à la verticale sur une façade du troisième étage de l’université Saint-Charles, représentait un appartement. Tout y était artificiel : un rectangle pour lit, un cercle révèle le lavabo d’où coulera goutte-à-goutte de l’eau, un des rares éléments de vie organique, une bande rectangulaire comme évier de la cuisine, un mini-cercle pour tabouret.

    Unique personnage, le danseur aérien et acteur Yves Fauchon a dû « gérer cette réalité ô combien difficile d’évoluer à 90° du sol pendant une demi-heure, la durée du spectacle », précise Rodrigo Pardo. Retenu par des filins dans le dos, c’est lui qui a créé le système de poulies et de cordes manipulé par Kiluangi Wolf qui lui ont permis de se mouvoir pendant le spectacle.

    «Flat raconte l’histoire d’un homme d’âge moyen, probablement seul, vivant dans une grande ville. Il se trouve à un moment de son existence où les éléments qui créaient sa réalité ne fonctionnent plus », explique Rodrigo Pardo. « Cette pièce illustre un radical changement de perspective [...] C’est ce que je vois en ce moment dans ma vie et autour de moi […] n’importe quelle personne normalement constituée qui constate avoir vécu toute sa vie dans l’erreur », conclut-il.
     

    La ville éphémère du plasticien Olivier Grossetête. Vincent Lucas


    Une ville éphémère où l’on se sent bien

    La ville éphémère 06/10/2013 - par Isabelle Artus Écouter

    Une autre commande de Lieux Publics était la construction derrière la mairie de la gigantesque Ville éphémère du plasticien Olivier Grossetête, faite de cartons et de scotch, tout au long du troisième acte.

    Une prouesse architecturale de quelques tonnes et plusieurs étages entièrement élevés par la dynamique participative de centaines de personnes dont de nombreux enfants des écoles. L’artiste a voulu prouver ici qu’en moins d’une semaine et avec des matériaux peu onéreux, il est possible de réaliser de grands projets participatifs.

    Des enfants dans la ville éphémère 06/10/2013 - par Isabelle Artus Écouter

    « Tout est éphémère », lance Olivier Grossetête, y compris le carton, matière symbole de la grande précarité que l’on retrouve partout autour de nous de nos jours. Mais pour lui, le défi de construire une ville où l’on se sente bien et où l’on vit ensemble est remporté.

    Le choix de la gratuité

    Pierre Sauvageot explique le choix de la gratuité 06/10/2013 Écouter

    Métamorphoses se reproduira en 2015 et 2017 sous une forme ou une autre, assure Pierre Sauvageot : « Les suites de la capitale sont loin d’être écrites et personne n’a encore travaillé sur ce qu’il restait de cette capitale européenne de la culture mais, de toutes façons, Métamorphoses continuera ».

     

     

    Pour en savoir plus :

    • Site de Lieux Publics, ici.
    • Site de In Situ, ici.
    • Site de Marseille-Provence 2013, ici.

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