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    «Circulation(s)», la nation des jeunes photographes

    media « Jours de Nuit, Nuits de jour », une série de Elena Chernyshova sur la ville de Norilsk, en Sibérie. Elena Chernyshova

    Des images inattendues, délicates et précieuses. Le festival Circulation(s) nous offre des regards bien tranchés sur notre monde : 42 jeunes photographes de toute l’Europe, habités par 42 projets bien ficelés qui nous tiennent tête. Il y a le portrait de la ville natale et fatale d’une des Pussy Riot en Russie, des objets perdus d’immigrés échoués à Lampedusa, la banalité de l’industrie pornographique en République Tchèque, des nuages qui survolent des centrales nucléaires en France ou le rêve afghan de la classe moyenne à Kaboul… Jusqu’au 16 mars au Centquatre à Paris, à découvrir et explorer en images et en sons sur RFI.

    Massimiliano Gatti, photographe 14/02/2014 - par Siegfried Forster Écouter

    La lumière sur la photo est tellement forte qu’elle mange les objets qu’elle est censée d’illuminer : une bible, une théière, un transistor rouillé… Ce sont des objets perdus d’immigrés échoués à Lampedusa en Italie, suspendus par le photographe d’archéologie et artiste italien Massimiliano Gatti qui partage sa vie entre Milan et l’Irak : « Ce sont des objets que j’ai isolés, parce qu’ils racontent une histoire. Derrière chaque objet, il y a l’histoire d’une personne. Je voulais reconter l’expérience de la migration, pas à travers des visages, mais à travers des objets et tout ce qu’un objet peut raconter d’une personne. »

    « Cette jeunesse est une nation elle-même »

    C’est bien la quatrième édition de ce festival de la jeune photographie européenne, mais est-ce qu cette jeune photographie européenne existe-t-elle vraiment ? « Les jeunes photographes européens existent, je les ai rencontrés, affirme Xavier Canonne, le directeur du musée de la photographie de Charleroi, en Belgique, et parrain de cette édition de Circulation(s). Par contre, je serais parfois bien en peine de définir la jeune photographie européenne à travers de pays. Les photographes voyagent de plus en plus. Ils emmènent un peu de chez eux ailleurs. On ne sait plus très bien si ce pays photographié appartient à celui qui l’a photographié ou si c’est un regard d’ailleurs. Au fond, cette jeunesse, elle représente une nation elle-même. » Malgré tout, il reste un point commun parmi des jeunes photographes européens : le désir de se situer, de se repérer et s’inscrire d’une façon très personnelle dans ce monde de plus en plus virtuel et homogène.

    Norilsk, plus dur que la prison

    Elena Chernyshova, photographe 14/02/2014 - par Siegfried Forster Écouter

    Elena Chernyshova, photographe autodidacte, architecte de formation, trentenaire née à Moscou, s’est aventurée dans une ville minière située à 400 kilomètres au nord du cercle polaire. Jours de nuit, Nuits de jours, ce sont des photographies un brin surréalistes et apocalyptiques qui montrent un endroit fait par les hommes, mais ne pas pour les hommes. Norilsk est la ville la plus polluée de la Russie et la survie y tient uniquement à la solidité des corps et la solidarité des gens : « J’ai été bouleversée par l’histoire de cette ville. Mille kilomètres autour, il n’y a rien. On peut accéder à cette ville que par avion. » Et c’est qu’à la toute fin de l’interview qu’elle distille l’information que c’est aussi la ville natale de Nadejda Tolokonnikova, l’une des Pussy Riot emprisonnée et libérée qui disait que son emprisonnement était dur, mais c’était plus dur à Norilsk.

    Un rêve afghan

    Sandra Calligaro, photographe 14/02/2014 - par Siegfried Forster Écouter

    Sandra Calligaro a travaillé plus que six ans à Afghanistan. Dans Afghan dream, tout en filigrane, la jeune photographe française a réussi à mettre en image l’aspiration d’une nouvelle classe moyenne émergente à Kaboul. Sur les photos, il n’y a pas de soldats, ni tanks ou destructions, mais l’univers de loisir et de travail : bureau, piscine, supermarché, parc d’attractions, iPad, bureau, cinéma… « Les jeunes Afghans aspirent aux mêmes valeurs que nous ». Selon elle, un rêve qui vacille à l’heure du retrait des troupes.

    Julie Rochereau, photographe 14/02/2014 - par Siegfried Forster Écouter

    Julie Rochereau nous fait tourner la tête. Elle regarde le ciel à sa manière. L’Autre nuage, c’est l’œil d’un peintre qui est passé par Tchernobyl et Fukushima et qui dessine son paysage avec l’aide d’un appareil photo : des nuages penchés au-dessus des centrales nucléaires en France. « Je me suis inspirée de la peinture classique », explique-t-elle la genèse de son projet qui parle de ses angoisses, sa recherche d’une esthétique contemporaine et la beauté d’une carte postale qui cache bien son jeu.

    La société pornographique

    Uros Abram 14/02/2014 - par Siegfried Forster Écouter

    Un bout de pain à côté d’un sex toy. Ce Sexy East, le Slovène Uros Abram l’a trouvé en République Tchèque. Pendant ses études de la photographie à Prague, il se lance à la découverte de « ce paradoxe de notre civilisation », l’industrie pornographique. « Je pense que la chose la plus perverse concernant la pornographie est notre relation à la pornographie. C’est cela que je voulais explorer ». Il découvre et capte alors la « normalité » et la « banalité » de cet univers : « Tout y est très réglé, transparent et propre. Si d’autres industries travaillaient comme cela, on n’aurait pas ces problèmes de corruption, etc. qu’on confronte actuellement. » 

    → Circulation(s), Festival de la jeune photographie européenne, jusqu'au 16 mars au Centquatre, Paris.

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