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    Culture

    Ouverture du MASA, l’événement des artistes africains

    media Salif Keïta, P-Square, Magic System… sont les invités du concert d'ouverture du MASA 2014. Dr/MASA

    C'est le grand retour du Marché des arts du spectacle africain en Côte d'Ivoire. Il ne s'est plus tenu depuis 7 ans, en raison de la crise dans le pays. Coup d'envoi ce 1er mars d'une semaine de spectacles de danse, théâtre, musique, humour et conte. Décryptage avec Yacouba Konaté, le directeur général du MASA.

    RFI : Le MASA était devenu au fil des années 1990 un rendez-vous incontournable des arts vivants en Afrique. Il ne s’était plus tenu depuis sept ans en raison de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire. La dernière édition c’était donc 2007, ça n’avait pas franchement été un succès. Qu’attendez-vous de ce MASA 2014 ?

    Yacouba Konaté : Une vraie édition de relance, en prenant en compte plus que jamais la dimension festival. Dès sa définition, le MASA était présenté comme un marché et un festival. Le marché, c’est généralement cette partie qui est dite « in ».

    C'est-à-dire qu’il s’agit de présenter des productions et des artistes africains à d’éventuels programmateurs, acheteurs ?

    Absolument. Mais le problème sur lequel nous essayons d’agir maintenant, c’est de rompre définitivement la tendance de cette partie « marché », à fonctionner avec des salles où il y a trente spectateurs qui sont pour la plupart des acheteurs.

    C'est-à-dire qu’au fil des ans il y avait de moins en moins de public et essentiellement des acheteurs dans les salles ?

    Si seulement c'était le cas ! Lors de la dernière édition en 2007 il y avait peut-être 50 acheteurs. Disant cela, je suis gentil ! J’arrange un peu les chiffres, si j’ose dire. Le MASA est un événement d’envergure inter-africain, international, francophone, et nous pensons que le marché peut se faire avec un grand public et une vraie occasion de retrouvailles festives.

    Et le pays sort en effet d’une crise relativement grave. Nous pensons que de ce point de vue les images de fête qui vont se dérouler pendant la semaine peuvent aider à estomper les durs moments que la conscience populaire a malheureusement traversés.

    Comment vous comptez vous y prendre pour attirer le public ?

    Nous avons discuté non seulement avec les maires des quartiers, mais aussi avec les responsables culturels pour qu’ils s’approprient l’événement. Et surtout, aujourd’hui, nous nous sommes donné les moyens de faire venir des vedettes qui peuvent nous aider à remplir le stade, puisque c’est au stade Félix Houphouët-Boigny qu’aura lieu la cérémonie d’ouverture. Nous aurons P. Square, Magic System, nous aurons Salif Keïta…

    Evidemment ce sont des personnalités qui ont un certain prix. Nous nous sommes donné les moyens de rassembler la somme qu’il fallait. Parce que comme je le disais, l’enjeu c’est vraiment de donner une assise africaine au MASA. Quand je dis cela, je pense à la configuration même du budget. Jusqu’ici il était financé à 70% par l’aide internationale dont une grosse contribution de l’OIF. Aujourd’hui c’est l’inverse. Indépendamment de cela, ce que nous essayons de faire c’est véritablement que les artistes de Côte d’Ivoire et d’Afrique comprennent que le MASA c’est leur événement.

    Avec donc une soixantaine de groupes prévus dans le « in », et pareil pour le « off ».

    Au moins pareil pour le « off ». Nous, en tant que MASA, nous invitons 500 artistes et nous attendons au total 1 500 festivaliers.

    Et le thème cette année c’est donc les arts du spectacle face au défi numérique...

    J’ai eu le bonheur d’écrire un livre sur Alpha Blondy qui est sorti en 1987. Alpha Blondy à cette époque vendait à peu près un million de 33 tours en trois mois. Est-ce qu’un phénomène de cette dimension peut encore exister dans l’espace africain, dans les sphères francophones ? Nous sommes entrés, via l’avènement du numérique, dans une nouvelle forme d’économie. Donc comment faire pour nous adapter, pour ne plus vivre l’avènement du numérique comme une catastrophe, mais voir quelle chance réelle ça offre ?

    J’ai eu la chance de rencontrer un producteur à Yaoundé qui m’a fait écouter la matrice d’un CD où collaboraient à la fois une jeune chanteuse camerounaise qui s’appelle Lady Ponce et Koffi Olomidé. Et il m’expliquait que les deux artistes ne s’étaient jamais vus. Mais Lady Ponce a plaqué sa voix sur la matrice à Yaoundé, on l’a transférée, j’imagine par internet, à Koffi Olomidé, qui est un bon professionnel. Il y a intégré sa voix. De telle sorte que moi – la version que j’écoutais – je ne pouvais pas imaginer que ces gens ne s’étaient jamais vus ! Donc en termes de facilités, en termes de collaboration, il y a des solutions qui s’offrent aux professionnels.

    Vous voulez que le MASA 2014 soit aussi l’occasion de réfléchir à tout ça avec les professionnels du secteur ?

    Absolument. Ils peuvent rendre compte de leur expérience. Nous allons avoir aussi des juristes qui vont nous aider à mettre en forme les cadres juridiques qui permettront de réguler cette situation globale.

    → Plus d'infos sur l'événement à retrouver sur le site officiel du MASA

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