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    Culture

    Bill Viola, la radicalité d’une œuvre

    media Bill Viola: «Nine Attempts to Achieve Immortality » (1996). Installation vidéo sonore, projection sur écran suspendu. 18 minutes 13 secondes. Autoportrait. Bill Viola Studio, Long Beach, Etats-Unis. Mike Bruce, courtesy Anthony d’Offay, Londres

    C’est une rétrospective extraordinaire que le Grand Palais consacre à partir de ce mercredi 5 mars à Bill Viola. Elle raconte la vie et les visions d’un artiste qui croit à la créativité de tous les êtres humains. La trentaine de vidéos provoquent une sorte d’immersion dans l’obscurité. Un voyage inédit et contemplatif. Clarté, méditation, transformation, temps distendu, réflexions, sont les maîtres mots du plus célèbre représentant de l’art video qui est resté aussi simple que son apparence digne d’un élève du maître zen Daien Tanaka : « Ce qui est important, c’est ce que nous laissons derrière nous ».

    Un homme apparaît, disparait, se transforme, s'active pour un saut qui reste en suspension. La scène se déroule au bord d'une piscine entourée d'une verdure opulente. Dans The Reflecting Pool, œuvre réalisée en 1977, à ses débuts d'artiste vidéaste, toute la palette de sa pensée et de son imagerie est déjà là. « Bill Viola touche à des questions universelles, explique le commissaire Jérôme Neutres. Il est frappant de constater que le grand public se reconnait immédiatement dans l’art de Bill Viola. Bill Viola est un grand artiste classique qui – au-delà de la vidéo- utilise l’art vidéo pour exprimer des émotions. »

    Les éléments comme l’eau, le feu et le désert sont omniprésents, les thèmes religieux récurrents, mais toujours interprétés d'une façon spirituelle: la naissance et la vieillesse s'entrechoquent dans Heaven and Earth (1992) avec un face à face entre sa mère agonisante et son second fils qui vient de naître. Le pèlerinage semble infini dans The Path (2002). L'Ascension (2000) plonge un homme habillé dans l’eau provoquant des bulles brillants dans les ténèbres sous-marines. Dans Man Searching for Immortality/Woman Searching for Eternity (2013), deux vieillards nus en quête d’immortalité et d’éternité examinent leurs corps à la lueur d’une petite lampe torche. The Voyage (2002) nous rappelle que même dans le paysage merveilleux d’une mer fermée entourée de montagnes la mort plane sur les hommes. Et Fire Woman (2005) nous envoie l’image spectaculaire d’une femme devant un mur de flammes. Une image en décomposition continue, vue à travers l’œil d’un homme sur le point de mourir.

    Bill Viola crée des images mouvantes qui nous entraînent dans une spirale de contemplation et de méditation. Selon le point de départ, on n’est pas loin de l'hypnose ou d'une réinterprétation d'images iconiques comme The Quintet of the Astonished (2000) qui se réfère au tableau de Jérôme Bosch. Le catalogue interactif permet de prolonger cette idée en mettant côte à côte la toile mystique de Jacopo Pontormo La Visitation (1528) et l'œuvre de The Greeting (1995) où Bill Viola a supprimé le quatrième personnage, mais rajouté avec un esprit espiègle des sandales à ses protagonistes.

    Il serait tout à fait une erreur de parler uniquement des images de Bill Viola. Ses installations reposent sur une sonorité et une architecture méticuleusement élaborées. « Dans les espaces, confie la scénographe Gaëlle Seltzer, on travaillait au centimètre près, voire parfois au millimètre près, ce qui est très rare dans un accrochage plus classique » : des grands voiles suspendus, des planches en plexiglas dotées d’une couche fine qui fait double écran, un long parallélépipède en bois qui se dresse du sol au plafond ou un diptyque vidéo projeté sur deux grandes dalles de granit noir appuyées contre un mur… « Et ses œuvres demandent de la pénombre. On n’a jamais vu une exposition au Grand Palais avec un niveau de lumière aussi bas. » Quitte à se disputer avec les services de sécurité pour ne pas mettre en danger la radicalité de l’œuvre de Bill Viola.

    → Lire aussi : Trois questions au vidéaste Bill Viola sur sa «force créative»

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    Bill Viola, rétrospective au Grand Palais à Paris, du 5 mars au 21 juillet.

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