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    «Le Festival de Cannes parfait est celui où le film arrive à exister»

    media « Run », le premier long-métrage du réalisateur Philippe Lacôte. Banshee Films / Wassakara Productions

    C’est par un simple coup de fil que le compte à rebours a commencé pour la productrice Claire Gadéa (Banshee Films). Depuis le 17 avril, Run, le premier long-métrage de son réalisateur Philippe Lacôte figure dans la sélection officielle du plus prestigieux Festival de cinéma au monde qui ouvre ce mercredi 14 mai. Pour être prêt, il fallait s’investir dans une course infernale pour cette production ivoiro-burkinabè-français de Philippe Lacôte qui montera ce samedi 17 mai les marches dans la section Un certain regard. Entretien avec la productrice Claire Gadéa.

    Run est le résultat de quatre ans de travail. Comment avez-vous préparé votre venue au Festival de Cannes ?

    Ce qui est difficile avec la sélection du Festival de Cannes, c’est qu’on est au courant au dernier moment. On a reçu un coup de fil de Christian Jeune [l’adjoint du délégué artistique Thierry Frémaux, ndlr] le 17 avril. À partir de ce moment-là, on a un mois pour tout préparer.

    C’est une coproduction entre la France, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Est-ce que cela a une implication qu’on doit venir au Festival de Cannes ?

    De toute façon, ce n’est pas évident de travailler avec ces territoires, et cela aussi bien au Festival de Cannes que sur les tournages. Les moyens de communication c’est moins simple : avoir accès aux mails, à l’internet… téléphoner coûte cher, etc. On sent quand même un peu plus la distance qu’avec d’autres pays d’Europe. Tout ce qu’on avait déjà expérimenté sur le tournage, on le trouve sur la préparation de Cannes où l’on est dans un temps très court, où il faut aller très vite et où il faut prendre des décisions rapides. La particularité de travailler avec l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, ce sont aussi les relations qui peuvent y avoir entre la France et ces pays, notamment au niveau des visas. Cela a été compliqué pour nous sur le tournage, notamment pour faire venir l’acteur principal Abdoul Karim Konaté, pour qu’il puisse enregistrer la voix off et les postsynchronisations en France. En effet, on n’a pas réussi. Les visas étaient refusés. Donc on a dû aller enregistrer l’acteur en Tunisie. Le réalisateur est parti en Tunisie, on a envoyé un ingénieur de son là-bas. Ainsi ils ont pu enregistrer.

    Comment cela va-t-il se passer au Festival de Cannes pour faire venir plusieurs acteurs de la Côte d’Ivoire ?

    Pour les visas, on tremblait énormément. On s’est énormément préparés. On était échaudés par notre premier échec pendant la production. Depuis le début, notre film est appuyé et soutenu par le ministre de la Culture de Côte d’Ivoire qui était directement voir l’ambassade et a fait un dossier, etc. Et on a obtenu le visa, on a eu la réponse début mai. Un visa de 14 jours.

    C’est la durée exacte du Festival de Cannes.

    Exactement. Pas une journée de plus, pas une journée de moins. On a vraiment mis tous nos efforts pour faire venir l’acteur principal du film, Abdoul Karim Konaté, et le producteur ivoirien, parce que pour le producteur ivoirien Ernest Kouamé, c’est très important de venir sur Cannes. Il peut y rencontrer plein de professionnels, parce que sur la Côte d’Ivoire, il y a très peu de cinéma, cela fait très longtemps, qu’il n’y a pas de films faits [en 2012, Viva Riva de Djo Tunda wa Munga était le premier long métrage de fiction congolais depuis 25 ans, ndlr]. Il s’agit aussi de se former sur place. Ce genre de voyage est très important.

    Un Festival de Cannes parfait serait comment pour vous ?

    Le Festival de Cannes parfait est celui où le film arrive à exister, parce qu’il y a énormément d’offres, il y a des films formidables de tous les continents. L’enjeu et le défi, c’est qu’on arrive à parler du film, à susciter l’intérêt de distributeurs et vendeurs pour que le film puisse exister et être vu partout dans le monde. Pour moi, c’est dans ce genre de festival que le film peut démarrer sa carrière et avoir la chance d’être vu par le plus grand nombre.

    Ecouter l'interview avec Claire Gadéa dans l'émission Tous les cinémas du monde

     

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