GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 14 Octobre
Lundi 15 Octobre
Mardi 16 Octobre
Mercredi 17 Octobre
Aujourd'hui
Vendredi 19 Octobre
Samedi 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Affaire Jamal Kashoggi: Bruno Le Maire déclare annuler sa visite à la conférence économique de Ryad
    • Aude: l'état de catastrophe naturelle a été reconnu dans 126 communes touchées par les inondations (Journal officiel)
    Culture

    «The Homesman», fini le western et le mythe est une femme

    media La pendaison du western traditionnel? George Briggs, subtilement interprété par Tommy Lee Jones, dans «The Homesman». EuropaCorp Distribution

    Tommy Lee Jones a réalisé un western féministe où l’héroïne ne tue pas les autres, mais elle-même. Où l’aventure ne consiste pas à chercher le bonheur et l’argent dans le grand Ouest, mais à transporter trois femmes devenues folles vers l’Est, dans l’Etat d’Iowa. The Homesman met une corde autour du cou du western. Le mythe américain est aussi une femme. En lice pour la Palme d'or au Festival de Cannes, il sort ce dimanche 18 mai aussi en salles.

    Elle porte des pantalons sous sa jolie robe et manie les armes. Elle s’occupe aussi bien des bêtes et du cheval que de la beauté de sa maison et de son corps. Hilary Swank (oscarisée pour Million Dollar Baby) campe une Mary Bee Cuddy formidable. Une femme forte qui ne recule devant rien, jolie, cultivée et plein de projets. Pourtant, elle ne trouve pas de mari. Trop indépendante, trop libre et autoritaire au goût des hommes qu’elle fréquente et qui préfèrent des femmes qui se contentent d’écarter les jambes. On est au Nebraska, en 1854.

    Suite à la lâcheté d’un homme, c’est Mary Bee qui se porte volontaire de rapatrier trois femmes devenues folles dans leurs familles d’origines. Avant de devenir complètement muettes et apathiques, les trois femmes ont été frappées par le malheur absolu : l’une a tué son enfant, l’autre a enterré trois bébés décimés par la diphtérie, la troisième est traumatisée par des viols répétés commis par son mari. Les maris dépassés ne voient plus qu’une seule solution : renvoyer leurs épouses chez la femme d'un pasteur dans l’est du pays. Pour eux, le rêve américain est fini.

    Tommy Lee Jones ambitionne de nous dévoiler « la face cachée du mythe américain ». En fait, il sait bien qu’il n’y a rien de cachée, mais tout à construire. Son film alimente et élargit le mythe d’une façon bouleversante en bousculant les codes du western traditionnel. On avance dans l’histoire et sur le territoire aux pas de deux mulets qui tirent le chariot à bestiaux. Il y en a une plutôt penseuse et l’autre travailleuse. Elles s’appellent Grâce et Rédemption.

    La corde autour du cou

    C’est un western où la femme quémande d’être « honorée » par un rustre vagabond, George Briggs, subtilement interprété par Tommy Lee Jones lui-même. Un ancien déserteur et cynique qui ne jure que par l’argent. Il accepte de faire bonne œuvre, parce que Madame l’avait sauvé quand il était assis sur un mulet avec la corde autour du cou pour être pendu.

    Nous voilà partis pour une traversée de l’Amérique pionnière. Au Nebraska, les prairies semblent infinies et les nuages traînent jusqu’au sol. Le réalisateur épouse la vision de l’horizon, marqué par un trait omniprésent et incroyablement net qui départage le ciel et la terre. Le périple durera des semaines et des mois. George Briggs le savait dès le début, dans ces contrées, on rencontrera seulement trois sortes de gens : des gens horrifiés de voir des folles, des hommes qui brûlent d’envie de violer les femmes et des Indiens qui veulent tous vous tuer.

    La fascination pour les paysages du grand Ouest reste intacte, mais pratiquement toutes les valeurs américaines sont renversées : l’homme fort assis sur son cheval se transforme en femme sur une carriole, les mecs qui veulent se faire justice contre un étranger misent sur le mauvais cheval, la faillite de la banque rend les dollars gagnés caducs et ce n’est pas le travail qui sauve, mais la folie. Sans parler du happy end délité dans une série d’événements sans morale ni destin devin.

    Qui gagnera la Palme d’or 2014 ? Le classement au jour le jour
    Festival de Cannes 2014: Les listes des films de la sélection officielle

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.