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    Culture

    Naomi Kawase ouvre «Deux Fenêtres» avec une très grande âme

    media «Deux fenêtres» («Still the Water»), de Naomi Kawase. Haut et Court

    Still the Water (Deux fenêtres), ce film magistral mériterait bien une Palme d’or ! Sur une île japonaise remplie d’esprits, Naomi Kawase crée des images d’une beauté sidérante. Sa caméra filme les cœurs des corps, les gestes et philosophies des comédiens s’expriment avec une justesse qui semble suffisante pour remplir une mer entière.

    Il cherche soigneusement l’endroit au cou qui se prête pour l’incision. Suspendu à un arbre, la chèvre ligotée est à la merci de l’homme. La peau de la bête est blanche comme la neige et comme la barbe du vieux monsieur. Une couleur innocente et pure, perturbée par le sang incarnadin qui coulera dans la coupelle. Saigner une bête à blanc, à l’écran, cette mort longue et pénible se transforme en leçon de vie et poésie. Le calme et la cruauté du geste tranche avec la beauté environnante. Des routes vallonnées nous transportent sur cette île paradisiaque nommée Amami. Les grandes vagues font penser à la célèbre estampe de Kanagawa, la côte sauvage, les collines et forêts vierges rappellent les royaumes de Miyazaki. Mais attention, on vient de trouver un corps tatoué échoué à la plage et on annonce l’arrivée d’un typhon.

    Les Deux fenêtres, ce sont deux manières à regarder le monde : par la nature ou les êtres humains, par les femmes ou les hommes, par Kaito, un jeune garçon qui a peur de la mer ou par Kyoko, une jeune fille préoccupée par la maladie de sa mère. Les états d’âme se retrouvent à l’écran : les lèvres vibrent, les joues se hissent et les yeux brillent, Kawase métamorphose les visages en paysages.

    Beau à mourir

    C’est un film beau à mourir, naturaliste et animiste, oscillant entre la vie et la mort, les hommes et les dieux, à l’instar de la mère de Kyoko, Isa, chamane mourante qui connaît bien les lieux des dieux. « Après la mort, son esprit restera dans notre monde et la chaleur du corps sera remplacé par la chaleur du cœur » rassure le vieux sage la fille.

    Ici, le spectaculaire est calme comme la plongée habillée au fond de la mer ou la contemplation sous l’arbre de la connaissance suprême, un beau banian vieux de 500 ans. Parce qu’elle maîtrise l’art des lumières intérieures, Naomi Kawasi n’a pas peur de fusionner ses images aussi avec le béton de la ville. Des merveilleux travellings le long de l’autoroute urbaine et les enseignes lumineuse de Tokyo marquent les retrouvailles éphémères de Kaito avec son père.

    Kawasi nous offre une fable de la vie où l’homme devient tout petit, transcendé par le chant, la musique et la danse traditionnelles. Il y a peu de temps, la réalisatrice avait appris que ses ancêtres étaient originaires de cette île. Et le récit est imprégné de la mort récente de sa mère adoptive. Peut-être est-ce elle derrière ces images qui nous arrivent avec la force de vagues hautes comme un grand écran. Il faut ouvrir les fenêtres, les deux. 

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