GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 14 Novembre
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Aujourd'hui
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Culture

    Avignon lève le rideau: sur le festival ou la grève ?

    media Des intermittents du « Off » perturbent, le 2 juillet, la générale du «Prince de Hombourg» dans la Cour d’honneur du Palais des papes à Avignon. AFP / BORIS HORVAT

    Ce vendredi 4 juillet au soir, la 68e édition du Festival d’Avignon lèvera le rideau sous la menace de perturbations et d’une grève, votée hier soir par une assemblée générale des intermittents. Le suspense autour de l’ouverture de l’événement promet de durer jusqu’à la dernière minute. Il n’y a aucune certitude que Le Prince de Hombourg de l’Italien Giorgio Barberio Corsetti entrera en scène dans la Cour d’honneur du Palais des papes. Sans parler de France 2 qui a programmé une retransmission télévisée en direct et sur internet à partir de 22h.

    A quelques heures de l’ouverture, toute la ville retient son souffle. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a été déclarée persona non grata par les intermittents. Les artistes des 1083 compagnies programmées dans le « Off » ont décidé de transformer, ce vendredi après-midi, la traditionnelle Grande parade en « marche silencieuse ». Et la générale du Prince de Hombourg a été interrompue par plusieurs dizaines d’intermittents du spectacle, assorti de discussions houleuses avec les comédiens sur scène.

    Depuis 1947, Avignon accueille ce rendez-vous artistique qui est devenu la plus importante manifestation internationale de théâtre. Aujourd’hui, ce haut lieu du théâtre et de la mobilisation culturelle vivra l’ouverture du festival ou de la grève. La situation ressemble à l’épreuve du Cercle de craie caucasien de Brecht. Le gouvernement a franchi la ligne rouge en signant l’accord qui limite le régime d’assurance chômage des intermittents. Ces derniers sont confrontés maintenant à un véritable casse-tête : quelle est la véritable action à mener pour sauver leur art ? Perturber pour alerter ? Faire grève pour bouleverser l’opinion publique ? Ou tout simplement faire confiance à la force de l’art ?

    Car le programme de la 68e édition ne manque pas d'ambition politique et d’engagement civique. C’est Le Prince de Hombourg qui défie les troupes napoléoniennes, le Japonais Satoshi Miyagi questionne la mythologie indienne du Mahabharata, l’Israélien Arkadi Zaides se confronte dans Archive aux images tournées dans les territoires occupés et dans Même les chevaliers tombent dans l’oubli, Gustave Akakpo raconte avec Matthieu Roy l’histoire d’une petite fille de la banlieue parisienne qui est convaincue d’avoir une peau noire sous sa peau blanche…

    Olivier Py rêvait d'une édition 2014 haute en couleur

    Olivier Py, le nouveau directeur et premier artiste nommé à la tête du Festival d’Avignon depuis Jean Vilar, rêvait d’une édition 2014 haute en couleur. Il avait choisi le jaune soleil comme couleur emblématique. Hélas, la réalité dépasse la fiction. Les préparations et le début de son premier festival auront été teintés de noir et de rouge. Le noir pour la menace d’une emprise politique du Front national sur la ville, mais aussi sur le pays entier. Au printemps, à Avignon, lors du premier tour des élections municipales, l’extrême droite arrivait en tête avant de s’incliner devant le vote des électeurs. Le rouge représenterait les petits carrés rouges qui prospèrent ces derniers jours sur les habits de gens divers et variés qui manifestent ainsi leur soutien aux intermittents.

    « Je voulais un festival politique, je l’ai ! », a déclaré Olivier Py quelques jours avant l’ouverture du festival. Le 30 juin, lors d’un vote en assemblé générale, plus de 80 % des artistes et salariés du festival avaient exprimé le même avis qu’Olivier Py : oui à la transformation du festival en lieu de résistance et d’actions, non à une grève qui mettrait en danger l’existence des spectacles et du festival.

    Hier, à la veille du festival, une dernière assemblé générale des intermittents a finalement voté la grève pour les 4, 7 et 12 juillet : 240 voix étaient pour, 144 contre, avec 4 abstentions. Bref, en attendant le spectacle de l’ouverture, le théâtre a déjà commencé. 

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.