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    Olivier Py: «Je n’ai pas voulu cette grève, mais je la respecte»

    media Olivier Py, directeur du 68e Festival d'Avignon, ce vendredi 4 juillet, après avoir annoncé que les deux spectacles d'ouverture n'auront pas lieu à cause de la grève des intermittents. Siegfried Forster / RFI

    Les deux spectacles d’ouverture de la 68e édition du Festival d’Avignon n’auront pas lieu ce vendredi 4 juillet au soir. Deux tiers des intermittents et du personnel du festival ont voté hier soir pour la grève, une décision confirmée ce matin par les équipes des deux spectacles. La polémique sur le statut des intermittents en France et l’accord signé par le gouvernement remplacent alors aujourd’hui les trois coups et le lever de rideau pour Le Prince de Hombourg, spectacle inaugural dans la mythique Cour d’honneur du Palais des papes. Entretien avec Olivier Py qui entame ainsi son premier Festival d’Avignon en tant que directeur.

    Pour vous, en tant qu’auteur, comédien, metteur en scène et directeur du Festival d’Avignon, est-ce que la grève peut être une autre forme de faire du théâtre ou de poursuivre le festival ?

    Moi, personnellement, je ne le pense pas. En tant que directeur, je n’ai pas voulu cette grève, mais je la respecte, parce que la grève est un droit, comme d’ailleurs le droit de ne pas faire la grève. Donc je le regrette pour les spectateurs qui ont pris leur billet. Je pense qu’ils pourront voir Le Prince de Hombourg le 5 juillet dans la Cour d’honneur. Mais, je n’ai pas de tiraillements. Il y a une grande légitimité de la part des intermittents en France. Personnellement, je préfère d’autres moyens d’action que la suppression des spectacles.

    On se retrouve un peu dans l’épreuve du Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht. Au milieu du cercle du Festival d’Avignon, il n’y a pas d’enfant, mais des spectacles, tiraillés entre les grévistes et ceux parmi les intermittents qui plaident pour d’autres actions. Quel est pour vous la situation aujourd’hui ?

    Non, il n’y a pas de tiraillement. Tout le monde est assez clair et assez calme. Il y a une solidarité vis-à-vis du mouvement des intermittents du spectacle qui doit s’exprimer et qui a décidé de s’exprimer en répondant à ce préavis de grève pour ce 4 juillet. Pour autant, les salariés du festival ont voté [le 30 juin, ndlr] à plus de 80% la volonté que le festival ait lieu cette année. Donc je peux dire, il aura lieu, mais la question des intermittents doit être très présente au Festival. Il faut que le Festival soit une caisse de résonance dans laquelle on peut faire entendre que ce combat est un combat juste qui ne combat pas que pour lui-même.

    Vous restez optimiste que demain, samedi 5 juillet, la représentation du Prince de Hombourg de Kleist aura lieu dans la Cour d’honneur du Palais des papes. C’est une pièce classique, mais il y aura des hommes nus sur scène et aussi la question d’une énergie politique qui est centrée sur la décision individuelle et pas sur le mouvement de masse. Quel est pour vous le message de cette pièce dans le contexte actuel ?

    Nous avons choisi cette pièce avec Giorgi Barberio Corsetti, son metteur en scène, d’abord, parce qu’il appartient au répertoire historique d’Avignon. C’est une mise en scène extrêmement marquée par son fondateur Jean Vilar. Et puis, nous l’avons choisi aussi parce qu’elle parle de la difficulté d’être un homme politique aujourd’hui. Autrefois, il y avait des grands mouvements dans lesquels on pouvait s’inscrire. Aujourd’hui, l’homme politique se sent un peu seul ou solitaire à essayer de porter sur lui tout l’engagement, toute la conscience politique. C’est une pièce qui appelle à la conscience politique. Cela va croiser d’autres mouvements encore que celui des intermittents.

    Vous avez espéré un Festival en couleur jaune-soleil avec une programmation très engagée et politique : du Prince de Hombourg en passant par un Mahabharata japonais, la pièce israélienne Archive dans les territoires occupés ou Même les chevaliers tombent dans l’oubli. Peut-on dire que le Festival est en diapason avec tout ce qui nous entoure : la montée du Front national, le repli identitaire, la crise économique et morale ?

    Oui, c’est tout à fait juste. Chaque année, le Festival doit être bien plus qu’un programme ou un catalogue de spectacles, mais une image du monde. Et dans cette situation du monde, il y a des spectacles comme Archive qui parle de la situation de l’occupation israélienne en Palestine, la question de la crise comme, par exemple, dans le spectacle du metteur en scène brésilien Antonio Araujo, Dire ce qu’on ne pense pas dans des langues qu’on ne parle pas. Il y aura aussi des questions d’identité et de genres avec le spectacle Même les chevaliers tombent dans l’oubli qui est un spectacle pour les enfants et qui parle des questions du genre. L’ensemble de questions de la planète doit résonner pendant trois semaines dans cette grande aventure qui est le Festival d’Avignon.

    Vous proposez trois spectacles grecs ou sur la poésie grecque en disant que la Grèce est le symptôme de la maladie de l’Europe. Est-ce que la grève au Festival d’Avignon est le symptôme de la maladie en France ?

    Hélas, je suis forcé à dire oui. Ce qui se passe autour du questionnement des intermittents, mais à d’autres endroits aussi, avec la montée du Front national, tout cela est un symptôme de la France qui n’est plus simplement dans une crise politique, mais qui est dans une crise morale. Elle a donc bien besoin du théâtre et des poètes.

    Avignon en alerte orange… pour les orages

    Météo France annonce pour ce soir une météo orageuse pour la région d’Avignon. Ce qui fait dire à certains que le spectacle d’ouverture dans la Cour d’honneur, de toute façon, n’aurait pas eu lieu ce soir…

    → A (RE) LIRE : Les intermittents du spectacle ne lâchent rien

     

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