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    Culture

    L’Afrique débarque à Cajarc

    media Les Béninois du Gangbé Brass Band, comme Punta Negra, déambuleront dans les rues de Cajarc tous les jours. Sarah Tisseyre / RFI

    La 16e édition d’Africajarc a donné son coup d’envoi. Du 24 au 27 juillet, le petit village de Cajarc sur les rives du Lot, dans le sud-ouest de la France, vit à nouveau à l’heure africaine. Il accueille ce qui est devenu en 16 ans l’un des principaux festivals de cultures africaines en France. Bien des grands noms de la musique notamment y sont passés.

    D’Alpha Blondy à Salif Keita en passant par Youssou N’dour, Keziah Jones ou Habib Koité, bon nombre de stars de la musique africaine sont passées par Cajarc depuis 16 ans. Certains mêmes y reviennent. Le reggaeman Tiken Jah Fakoly par exemple, qu’Africajarc a contribué à faire connaître à ses débuts. Ou encore la diva Angélique Kidjo, qui se produit ce soir sur scène, onze ans après sa première visite. Elle sera entourée de la chanteuse berbère Houria Aïchi, et de la jeune métisse hongro-ghanéenne Sena Dagadu, pour une soirée 100 pour cent dédiée aux femmes d’Afrique.

    Les fondateurs du festival n’avaient certainement pas prévu au départ qu’Africajarc prendrait une telle ampleur. Tout est parti d’une rencontre fortuite entre une association de parents d’élèves, et des artistes burkinabés et togolais de passage dans la région. Deux d’entre eux sont invités à travailler avec les enfants des écoles toute une année au terme de laquelle le président des parents d’élèves a l’idée de créer un festival. Dès la première édition en 1999, il est décidé de frapper fort en invitant les Toure Kunda. 5 000 spectateurs font le déplacement à Cajarc sur deux jours. Le succès convainc les initiateurs du projet de continuer. Régine Lacan, à l’époque directrice de l’école maternelle, finira par prendre une retraite anticipée pour s’occuper à plein temps d’Africajarc, dont elle est depuis onze ans la directrice artistique. « Le bébé a grandi au point de nous dépasser », confiait hier ce petit bout de femme, courant de-ci de-là pour assurer les ultimes réglages. Aux dernières éditions, Africajarc accueillait quelque 20 000 personnes sur 4 jours. Une aubaine pour les commerçants, dans ce village de 1200 âmes. Au menu d’une des brasseries de la place, on peut aujourd’hui choisir entre des assiettes « Tam tam », « Savane », « Sahara » ou « Cap Vert ».

    Mais si le festival a construit sa renommée sur la musique, avec des concerts tous les soirs (au programme pour cette édition également : Corneille, le Congolais Jupiter et son Bofenia Rock inspiré des rythmes de la RDC, Debademba qui parcourt les festivals cet été, les ambianceurs de Black Bazar, ou encore le Bal de l’Afrique enchantée), il s’est aussi efforcé de faire la place à d’autres disciplines. Au cœur de ce petit village de maisons aux pierres apparentes, on trouve ainsi un « grin » littéraire : sous des tentes, en face des forgerons d’Agadez et autres artisans qui exposent leurs bijoux, batiks et sculptures, on attend dès aujourd’hui des discussions littéraires, des rencontres, autour de la figure d’Albert Camus, ou de la place des langues africaines dans la culture et le développement. Éric Orsenna, qui publiait récemment Mali, ô Mali, ou l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop sont annoncés entre autres.

    Au programme également, des stages de percussions, guitare, et danse. Et hier soir, sur la place de l’église, des dizaines de spectateurs avaient pris place devant un grand écran blanc dressé en plein air pour la projection d’un film de Martin Scorsese sur l’histoire du Blues, Du Mali au Mississippi, suivi de Bamako, fable politique d’Abderrahmane Sissako. Loin de l’ambiance de Cannes où il montait les marches récemment pour présenter sa dernière réalisation, Timbuktu, le cinéaste mauritanien est venu participer à des discussions autour de son travail, accompagné de ses enfants.

    Ecouter le reportage sur le coup d'envoi d'Africajarc 25/07/2014 - par Sarah Tisseyre Écouter

     

    → Ecouter aussi l'entretien avec Régine Lacan, directrice artistique d’Africajarc

    Africajarc, le festival des cultures africaines, du 24 au 27 juillet.

     

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