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    Culture

    Prix Goncourt 2014: «Pas pleurer» de Lydie Salvaire crée la surprise

    media Lydie Salvayre, lauréate du prix Goncourt 2014, après la remise du prix pour son livre Pas pleurer, publié aux éditions du Seuil. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    C’est le roman que personne n’attendait, choisi par les jurés du prix Goncourt au cinquième tour, par 6 voix contre 4 au roman de Kamel Daoud, Meursault contre-enquête. Pas pleurer a réussi ce 5 novembre à décrocher la plus prestigieuse distinction littéraire en langue française. La romancière Lydie Salvayre raconte la vie de sa mère, l'insurrection libertaire et la guerre d'Espagne dans les années 1930.

    « Je suis très heureuse, je suis très émue », a déclaré une Lydie Salvayre au bord des larmes après l’annonce du prix Goncourt pour son œuvre Pas pleurer.

    « On est en Espagne en 1936. La guerre civile est sur le point d’éclater, et ma mère est une mauvaise pauvre. Une mauvaise pauvre est une pauvre qui ouvre sa gueule. » Ainsi commence ce récit qui évoque l’expérience universelle de la guerre, de l’amour et le destin personnel de la famille de la narratrice, Lydie Salvaire. C’est sa mère, à la fin de sa vie, qui lui avait raconté cette histoire nourrie à la fois de terreur et d'une libération.

    Pas pleurer réunit et entrelace sur 280 pages deux points de vue sur ce qui s’est passé après cet été radieux de 1936. Celui de Montse, fille de paysans et mère de Lydie Salvayre, qui a 15 ans à l’époque et s’apprête à rejoindre à Barcelone le camp des révolutionnaires. « À partir de juin 1936, en effet, d’innombrables villages transformés en communes collectives libres et autogérées vécurent hors du contrôle du pouvoir central, sans police, sans tribunaux, sans patron, sans argent, sans église, sans bureaucratie, sans impôts, et dans une paix presque parfaite. »

    Ce regard est croisé avec celui de l’écrivain, fervent catholique et royaliste Georges Bernanos, interloqué par les massacres commis par les fidèles de Franco contre des innocents à Palma de Majorque. Ce choc idéologique lui inspirera Les Grands Cimetières sous la lune où il dénonce la répression franquiste et le silence de l’Église.

    « Ce français bancal dont elle use »

    Lydie Salvayre trempe son roman noir et tragique aussi bien dans le langage sophistiqué d’un Bernanos que dans la mélodie joyeuse de la mère qui oscille entre l’univers espagnol et la langue française. Dans « ce français bancal dont elle use, qu’elle estropie serait plus juste, et que je m’évertue constamment à redresser », elle raconte l’histoire d’amour de deux jeunes, un amour rendu impossible par la différence de leurs milieux sociaux et par la lutte interne qui ronge les différents camps républicains.

    Quant à Lydie Salvayre, elle est née en 1948 sous le nom de Lydie Arjona dans le sud de la France, bercée par les récits de ses parents, un couple d'Espagnols exilés qui atterrit au sein d’une colonie de réfugiés près de Toulouse. Sa famille parle espagnol et c’est par la littérature qu’elle commence à maitriser cette nouvelle langue dont elle est aujourd’hui devenue l’emblème flamboyant à travers le plus prestigieux prix littéraire en langue française.

    Ce livre peut nous aider à lire le présent.

    Ecouter la réaction de Lydie Salvaire après la remise du Goncourt 2014 pour « Pas pleurer ». 05/11/2014 - par Catherine Fruchon-Toussaint Écouter

    Lydie Salvayre, lauréate du prix Goncourt 2014, après la remise du prix pour son livre Pas pleurer, publié aux éditions du Seuil. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    LES GRANDS PRIX LITTERAIRES 2014 :

    ►  Mathias Menegoz reçoit le Prix Interallié 2014

    ►  Le prix Goncourt des lycéens décerné à David Foenkinos pour «Charlotte»

    ►  Kamel Daoud repense Camus avec «Meursault, contre-enquête» (prix François Mauriac et le Prix littéraire des 5 Continents)

    ►  Le prix Décembre 2014 décerné au Freud d’Élisabeth Roudinesco

    ►  Prix Goncourt 2014: «Pas pleurer» de Lydie Salvaire crée la surprise

    ►  Antoine Volodine, un prix Médicis en «Terminus radieux»

    ►  L’Haïtienne Yanick Lahens prix Femina 2014 avec «Bain de lune»

    ►  Le prix Femina étranger décerné à l’Israélienne Zeruya Shalev

    ►  L'Académie française récompense Adrien Bosc pour «Constellation»

    ►  Le Français Patrick Modiano remporte le prix Nobel de littérature 2014

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