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    Culture

    L'ONU décide de faire du 21 juin la Journée internationale du yoga

    media Le yoga compte déjà plus de 250 millions d'adeptes dans le monde Getty Images / Sean De Burca

    Connue pour ses lenteurs et ses atermoiements, l’ONU a adopté en un temps éclair une proposition faite en septembre par le Premier ministre indien Narendra Modi d’instaurer une Journée internationale du yoga. Elle aura lieu tous les 21 juin, le jour le plus long de l’année.

    Non, ça n’est pas un effet de mode. Plutôt l’effet Modi. On s’explique : en septembre, quatre mois seulement après son arrivée au pouvoir, le Premier ministre indien Narendra Modi avait profité de sa première visite d’État à la Maison Blanche pour faire la promotion du yoga, une discipline dont il se montre un fervent adepte doublé d’un infatigable prosélyte. Après avoir vanté les mérites de cette pratique vieille de 2 500 ans à Barack Obama, il avait, dans la foulée, demandé que l’ONU instaure une Journée mondiale du yoga.

    Quasi unanimité à l’ONU

    Poussant plus loin ses convictions, Narendra Modi avait même profité d’un important remaniement ministériel le 9 novembre dernier pour nommer dans son gouvernement un ministre du Yoga, ce qui avait surpris beaucoup de monde et même, pourquoi le cacher, suscité quelques sarcasmes en Occident. Aujourd’hui, on ne rit plus car l’ONU a trouvé l’idée du Premier ministre indien tellement bonne qu’elle vient de décider que le 21 juin – le jour le plus long de l’année – serait désormais la Journée internationale du yoga.

    Alors bien sûr, comme vous êtes observateurs, vous allez dire que le 21 juin était déjà la Journée internationale de la lenteur. Mais on vous répondra aussi sec que non seulement ça n’est pas incompatible mais que cela peut même s’avérer complémentaire. Peu importe, à vrai dire. L’adoption du texte n’a d’ailleurs pas fait l’objet d’interminables débats le long de l’East River, à New York, puisque 175 des 193 États représentés aux Nations unies ont voté pour, une quasi unanimité qui a vu des pays aussi différents que la France, les Etats-Unis, la Russie, la Syrie, la Chine et les Philippines adopter la résolution.

    Il est vrai que le yoga compterait au moins 250 millions d’adeptes à travers le monde, dont 20 millions aux Etats-Unis et largement plus d’1 million en France, où les chiffres sont difficiles à compulser car la discipline est éclatée en plusieurs fédérations. « Le yoga peut rapprocher les communautés de manière à engendrer le respect », a expliqué le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avant d’ajouter : « il peut aussi apporter la paix et promouvoir la résilience contre les maux du manque de communication ». Le plus heureux dans l’affaire était bien évidemment Narendra Modi qui s’est empressé de faire savoir sur son compte Twitter qu’il était « transporté de joie ».

    Pas besoin de publicité

    Un peu surprise par la nouvelle, Brigitte Neveu, la présidente de la Fédération française de Hatha Yoga (une forme de yoga cherchant la perfection corporelle et la libération spirituelle, apparue en Inde au XIIe siècle NDLR), jointe au téléphone ce vendredi, a d’abord tenu à faire la part des choses. « Sachez que toute nouvelle a toujours deux faces », objecte-t-elle d’abord, un rien méfiante. « La bonne nouvelle, c’est la reconnaissance de cette discipline millénaire et de sa place dans la société. Le revers de la médaille, c’est toute la marchandisation qu’il y a autour du yoga », tempère-t-elle aussitôt en ajoutant que sa fédération ne « recherchait pas la publicité ».

    « Dans la mesure où cela annonce une reconnaissance officielle d’une science traditionnelle, c’est une bonne chose », reconnaît-elle. « Mais le danger, met-elle en garde, c’est toute la marchandisation qu’il y a, à l’heure actuelle, autour du yoga et de la méditation ». « On peut acheter tout ce que l’on veut assorti de yoga : des tapis, des habits, des méthodes, ou je ne sais quoi encore », s’agace-t-elle. « Il y a tout un commerce autour, alors que c’est une science qui tend à mener l’homme vers un chemin de spiritualité. Or, si l’ancrage dans la matérialité devient trop lourd, on passe à côté de la mission ». Bref, méfiez-vous des imitations.

    Le fait que l’événement soit placé sous l’égide de l’ONU rassure quand même Brigitte Neveu. Après avoir un peu rechigné, elle se dit même déterminée à contacter les autres fédérations françaises de yoga pour tirer le meilleur parti, au sens spirituel du terme, de cette Journée mondiale dont elle espère qu’elle ne sera « pas une ‘Journée’ comme il y a une Fête des grands-mères ou une Fête des grands-pères ». « On est loin de la gymnastique, il faut le comprendre ! » conclut-elle. Selon Brigitte Neveu, le yoga consiste avant tout à effectuer une introspection et un travail sur soi afin de se destiner à être au mieux avec soi-même et avec les autres, dans le monde actuel. C’est aussi le sens du message qu’a voulu faire passer l’ONU, si prompte, pour une fois, à trouver une proposition qui fasse consensus.

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