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    Culture

    «Notre petite sœur», Hirokazu Kore-Eda en pleine floraison

    media « Notre petite sœur » de Hirokazu Kore-Eda est en lice pour la Palme d'or du 68e Festival de Cannes. Le Pacte

    Le cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda ouvre ce jeudi 14 mai le bal de la compétition du Festival de Cannes. En lice pour la Palme d’or, « Notre petite sœur » explore à nouveau la société japonaise. Cette fois, c'est l'héritage, la filiation, l'acceptation de ses parents et de soi-même qui sont au centre d’un récit poétique et profond.

    Hirokazu Kore-Eda, le cinéaste pour lequel les images et les sentiments coulent de source. Après son chef d'œuvre Tel père, tel fils, il nous raconte la saga familiale de quatre sœurs avec une fluidité sans pareil. Pour commencer, on fait connaissance avec trois de ces sœurs, abandonnées il y a 15 ans, après le divorce de leurs parents, d'abord par leur père volage, puis par leur mère brisée. Depuis, elles ont pris leur vie en main et continuent de vivre toutes seules et heureuses dans la grande maison familiale.

    L’événement qui changera leur destin ne s’annonce pas avec une scène spectaculaire, mais par un travelling caressant les corps d’un jeune couple endormi. Le téléphone signale un texto qui annonce le décès du père des trois filles. Après un petit moment d’hésitation, elles décident d'aller à l'enterrement. Sur place, elles découvrent que chez la troisième épouse de leur père vit aussi une petite fille, issue du deuxième mariage qui avait détruit leur famille. Le train part. Le puzzle commence.

    Quatre histoires d'amour

    Car la fille ainée sent intuitivement que sa nouvelle petite sœur n'a pas trouvé sa place auprès de sa belle-mère. Spontanément, elle lui propose de vivre avec elles dans la grande maison. À travers les yeux de cette petite sœur qui s’inscrit ainsi dans le feuilleton familial, toutes les filles découvriront alors les liens qu'elles entretiennent toujours avec l'héritage de leurs parents longtemps méprisés, mais aussi de nouvelles facettes sur leur propre identité. Comment assumer la vie que quelqu'un d'autre nous a donnée ? Hirokazu Kore-Eda laisse les quatre filles vivrent quatre histoires d'amour qui s'entrecroisent dans le récit.

    Le cinéaste japonais s'affiche une nouvelle fois comme le maître de la poésie et des métaphores : des paysages de cerisiers en fleurs défilent devant nos yeux, l’avenir se transforme en tableau où l’on voit les filles contempler le jardin. Le prunier planté à la naissance de la mère fournit toujours les fruits pour la traditionnelle liqueur faite maison. Kore-Eda crée les conditions pour qu'on puisse se délecter de ses images, comme les quatre sœurs dégustent avec un appétit insatiable les plats dotés d'ingrédients plus révélateurs les uns que les autres : le toast d’alevins, la pâte de haricots, les maquereaux marinés ou frits… Les relations et le raffinement s’expriment au travers de tous les sens. Mais chez Hirokazu Kore-Eda, le plus grand bonheur face à la vie et la mort consiste à s'émouvoir de la beauté. Notre petite sœur est un magnifique film en pleine floraison.

    ► Qui gagnera la Palme d’or 2015? Le classement au jour le jour

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