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    Culture

    Gus Van Sant se perd dans «La Forêt des songes»

    media « La Fôret des Songes » de Gus Van Sant, en lice pour la Palme d'or du Festival de Cannes 2015. SND

    Jusqu’ici, c’est le film qui a provoqué la plus grande file d’attente au Festival de Cannes, mais aussi la plus grande déception, avec des huées inhabituelles. En lice pour la Palme d’or, même Matthew McConaughey et Naomi Watts n’arrivent pas à sauver The Sea of Trees (La Forêt des songes) de l'Américain Gus Van Sant.

    Avec notre envoyé spécial à Cannes,

    Sous nos yeux apparaissent des millions d’arbres richement dotés de feuilles d’un vert profond comme l’océan et qui semblent flotter comme des nuages sur la terre. Avec La Forêt des songes, Gus Van Sant nous emmène dans une forêt aussi magnifique que hantée. Hélas, une fois y arrivé, le réalisateur américain donne l’impression d’être complètement dépassé par les esprits qu’il avait invoqués. Oui, il y a quelques gros plans sur la nature sauvage et la nature des hommes qu’on n’est pas prêt à oublier. Malheureusement, le reste nous laisse un goût de méli-mélo biblique trompé dans une sauce vanille japonisée.

    Un aller simple

    Au début du film, on découvre un homme dans une voiture qui prend un ticket pour le parking de l’aéroport. Arthur Brennan, un quadragénaire qui y laisse sa voiture avec la clé de contact à l’intérieur et se présente au guichet sans bagages pour un aller simple à Tokyo. Sa destination finale est l’immense forêt d’Aokigahara, au pied du mont Fuji.

    Enfin sur place, l'Américain, qui a laissé son métier de scientifique à la maison, aperçoit sur son chemin un premier panneau « La vie qui vous a été donnée est précieuse » suivi d’une deuxième mise en garde : « Réfléchissez encore une fois ». Mais rien ne peut arrêter cet homme qui a enfin trouvé le lieu idéal pour mettre fin à ses jours, comme chaque année des centaines d’autres gens venus du monde entier. Alors, à la recherche de l’endroit de son dernier souffle, il croise les dernières traces des âmes qui sont déjà parties : des chaussures, des photos, des cadavres, des squelettes…

    Comment trouver la sortie d'une forêt

    Sur une petite pierre au milieu d’arbres centenaires, il prépare tranquillement son départ de ce monde qu’il veut à tout prix quitter : il enlève ses lunettes, dépose une lettre à côté, ouvre une bouteille d’eau qui sert à avaler le poison mortifère. Ceci dit, à la deuxième pilule, une rencontre inattendue se produit : un homme apparaît. Il tremble. Il tombe. Et il sera secouru par l’homme qui voulait seulement mourir. Il n’y a rien à faire, la vie prend à nouveau le dessus, mais les deux survivants se rendent vite compte qu’ils n’arrivent plus à trouver la sortie de la forêt…

    De cette histoire poignante, Gus Van Sant fabrique un mélodrame mièvre avec une musique sucrée qui accompagne les blessures et les calvaires de ce duo mortifère de fortune qui ne finissent pas. « Je ne suis pas venu ici pour mourir, mais parce que je ne voulais plus vivre » explique le Japonais qui a visiblement échoué à s’ouvrir correctement les veines.

    « Tamashi »

    Quant au mystérieux Arthur Brennan, il réalise avec des flashbacks sur son passé compliqué avec sa femme alcoolique (Watts Naomi) la raison d’être de sa venue. Commence alors un chemin de croix spirituel. Avec l’expression « tamashi », l’autre, qui se présente sous le nom de Takumi Nakamura essaie d’expliquer à l’Américain la nature de la forêt qu’ils sont en train de traverser : un purgatoire pour l’homme avec les esprits des morts qui s’y baladent.

    La vérité de foi qui surgit sur grand écran semble bien insuffisante pour accéder au paradis cinématographique. Avec La Forêt des Songes, Gus Van Sant est bien loin d’une deuxième Palme d’or après Elephant en 2003.

    ► Qui gagnera la Palme d’or 2015? Le classement au jour le jour

     

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