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    Culture

    Après s'être réfugiée en France, l'actrice Loubna Abidar revient sur son agression

    media L'actrice marocaine Loubna Abidar reçoit le trophée de la meilleure actrice au 8e Festival du film francophone d'Angoulême, le 30 août 2015. AFP/YOHAN BONNET

    L'une des actrices de Much Loved, film toujours interdit au Maroc parce qu'il décrit le quotidien de prostituées à Marrakech, a décidé de quitter son pays. La semaine dernière, elle apparaissait dans une vidéo le visage tuméfié après l'agression dont elle a été victime. Elle raconte son histoire dans une tribune publiée aujourd'hui par le quotidien Le Monde.

    Cela fait six mois que Loubna Abidar est l’objet au Maroc d’une terrible campagne de haine, qui a atteint son point culminant le 5 novembre dernier. Dans une tribune, l'actrice raconte son agression par trois hommes ivres ce jour-là. « Ils étaient saouls, ils m’ont fait monter dans leur véhicule et ils m’ont frappée sur le corps et au visage tout en m’insultant ». C’est le début d’une terrible nuit pour la jeune femme, traumatisée, le corps et le visage en sang.

    Une « femme libre qui dérange »

    Les médecins et les policiers à qui je me suis adressée, dit-elle, m’ont « ri au nez ».
    C’est alors que Loubna Abidar a décidé de quitter le Maroc pour se réfugier en France. « Au fond, on m’insulte par ce que je suis une femme libre. Et il y a une partie de la population, au Maroc, que les femmes libres dérangent » , écrit dans sa tribune l’actrice de 30 ans qui déclare que le réalisateur Nabil Ayouch a toujours été à ses côtés pour la soutenir.

    Aucune réaction en revanche des autorités, qui ont interdit le film il y a six mois au motif qu’il donne une image dégradante de la femme marocaine. Quant à la police de Casablanca, accusée par Loubna Abidar de « comportements humiliants », elle porte plainte pour diffamation.

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