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    Culture

    Opéra Bastille: «La Damnation de Faust» sur la planète Mars

    media Scène de l’opéra « La Damnation de Faust » à l’Opéra Bastille, Paris. BERTRAND GUAY / AFP

    Un opéra transformé en odyssée dans l'espace ? À l’Opéra Bastille de Paris, tout est possible, grâce à la mise en scène audacieuse du Letton Alvis Hermanis. Créée il y a près de 170 ans, La Damnation de Faust du compositeur français Hector Berlioz est transposée dans l'année 2025, à l'heure d'une expédition sur la planète Mars. Départ imminent pour cette œuvre à mi-chemin entre opéra, symphonie et oratorio.

    Une ambiance lourde et spatiale règne sur le plateau de l'Opéra Bastille. Une voix métallique, celle de l'un des plus grands scientifiques sur terre, le Britannique Stephen Hawking, annonce que la survie de l'espèce humaine dépend de la colonisation d'autres planètes comme Mars. Étrange ? Ridicule ?

    Le « Faust du XXIe siècle »

    L'idée de faire de l'astrophysicien tétraplégique, représenté sur scène dans son fauteuil roulant durant la totalité du spectacle, le « Faust du XXIe siècle », vient du metteur en scène letton Alvis Hermanis. La musique de cette Damnation de Faust, œuvre inclassable et terrible échec à l'époque de sa création au point de ruiner son compositeur, a été conçue en plein romantisme par le Français Hector Berlioz.

    « C’est comme tous les grands génies qui sont des visionnaires, affirme Philippe Jordan, chef d'orchestre de cette nouvelle production, ils sont bien avant leur temps. Comme la Symphonie fantastique d'ailleurs qui a vraiment des pages extrêmement modernes. C’est fou. Et La Damnation de Faust est la même chose : ces sonorités extrêmes qui cherchent vraiment entre terre et ciel et l’enfer. Surtout, à l’époque, ça a dû choquer les gens énormément. »

    Faust et Marguerite

    Jonas Kaufmann alias Faust vend son âme au diable en échange de plaisirs terrestres. À côté du ténor allemand à la voix de bronze et de velours se tient une soprano française, Sophie Koch, plus juvénile que jamais dans le rôle de Marguerite.

    « C’est une jeune fille perdue, explique Sophie Koch son rôle, bouleversée, parce que sa première phrase est ‘Que l’air est étouffant ! J’ai peur comme une enfant.’ Ensuite, il y a son entrée sous la serre qui peut évoquer une chaleur moite, quelque chose qui vous étouffe. Et puis, il y a des baleines qui sont projetées. Marguerite est comme en transe, en osmose avec la nature racontant une légende qui est comme un rêve. »

    Retrouver la mobilité

    Pourtant, la réalité sur scène ressemble par moment à un cauchemar : des vidéo-projections de fourmis et de rats géants, des danseurs à moitié nus enfermés dans des cages en verre comme des rats de laboratoire. Sans oublier le robot d'exploration martienne qui traverse de temps à autre la scène. En apothéose finale : un simulateur d'apesanteur permet à Stephen Hawking (incarné courageusement par Dominique Mercy, un danseur phare de la troupe de Pina Bausch) de retrouver miraculeusement la mobilité. Bref: cette Damnation de Faust cherche à voler haut, mais peine à décoller, malgré un casting de rêve et une musique belle comme un poème.

    La Damnation de Faust, d'Hector Berlioz, nouvelle production signée Alvis Hermanis, à découvrir jusqu'au 29 décembre à l’Opéra Bastille.

     

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