GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 14 Octobre
Mardi 15 Octobre
Mercredi 16 Octobre
Jeudi 17 Octobre
Aujourd'hui
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Culture

    «Persona», un parcours dans le monde de l’étrange

    media Love Doll, une poupée de compagnie venue du Japon, en silicone, entièrement articulée, une création des ateliers de Doll Story, 2015. Doll Story

    L’exposition au quai Branly réunit tout ce que l’homme a inventé comme créatures habitées à travers les siècles et les cultures : de l’accordéon divinatoire du Congo en passant par le support d’esprit russe ou les robots humanoïdes. Dès la première salle de « Persona, trangement humain », une question est posée aux visiteurs : « Y a-t-il quelqu'un ? »

    Qui n'a jamais parlé à son ordinateur, sa voiture, son doudou ? Pourquoi et comment de tous temps et dans toutes les cultures les hommes ont- ils personnifié des objets? C'est ce processus qu'explore l'exposition Persona au musée du quai Branly à Paris en réunissant un large panorama de ce que l'homme a inventé comme créatures habitées. Le visiteur chemine dans la pénombre entre des figurines anthropomorphes mexicaines, des fétiches africains ou des robots humanoïdes.  

    « Une intelligence sociale »

    « Pourquoi personnifie-t-on des objets ? D’une certaine façon, j’aurais envie de vous dire tout simplement, parce que cela rend le monde plus intéressant, déclare l’ethnologue Anne-Christine Taylor-Descola, commissaire de l'exposition. On sait bien qu’on est une espèce sociale par excellence. Donc on a une intelligence sociale particulièrement développée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la nuit, dans la forêt, quand on se promène tout seul, on sent la présence partout. Ou dès qu’il y a un courant d’air, un bruit, etc. Du coup, les principales sources de connaissance, mais aussi de plaisirs pour les humains, ce sont des relations. C’est par les relations qu’on apprend à connaître les choses, par la personnification. »

    Communiquer avec les esprits

    Dès la première salle on est captivé par une saisissante vidéo. Une expérience à laquelle se prêtent des personnes recluses seules dans le noir et le silence pendant 48 h. Toutes les personnes finissent par parler ou s'agiter en imaginant que quelqu'un ou quelque chose leur tient compagnie. Avec l'anthropologue Emmanuel Grimaud, on s’arrête devant les plans de la machine d'Edison. L'inventeur du télégraphe et du phonographe consacra dix ans de sa vie à mettre au point un dispositif pour communiquer avec les esprits.

    Des fantômes en allemand

    « Au début des enregistrements, il y avait cette idée qu’on avait à faire à des voix qui venaient de nulle part. Nous avons présenté les plans de la machine d’Edison. Elle n’a jamais été faite. Après, il y avait de tas d’autres dispositifs qui ont été utilisés au sein du spiritisme. Après, vous voyez des apparitions dans des espèces d’images un peu cryptées, etc. A côté, il y a aussi des sons de morts, de fantômes, en allemand. »

    Une boîte à divination baoulé

    Une multitude d'humanoïdes et d’autres robots inquiétants ou drôles peuplent la dernière partie de l'exposition intitulée La Vallée de l'étrange. Dans les vitrines, vous aurez l'embarras du choix entre l'attirail d'un chasseur de fantômes belge des années 1950, une boite à divination baoulé qui permettait de lire l'avenir en y enfermant des souris ou de la magie amoureuse avec cette série de nœuds malgaches. Une exposition fascinante et poétique qui déroute, fait réfléchir et rêver.

    Crâne séché Mundurucu, Brésil, non daté, os, peau, plumes, fibres végétales, graines, pigment, 40 x 40 x 40 cm MNHN, J.-C.Domenech

    ► Persona, étrangement humain, au musée du quai Branly, jusqu’au 13 novembre.

     

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.