GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 17 Juillet
Jeudi 18 Juillet
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
Aujourd'hui
Lundi 22 Juillet
Mardi 23 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Culture

    Paul Verhoeven se laisse dominer par «Elle»

    media Isabelle Huppert, dans «Elle», de Paul Verhoeven. Festival de Cannes 2016

    C’est un film violent, tourmenté, malsain, et diaboliquement bien interprété par une Isabelle Huppert en très grande forme. Avec Elle, le réalisateur du thriller érotique culte Basic Instincts, Paul Verhoeven, revient sur le devant de la scène au Festival de Cannes. En attendant le palmarès, annoncé ce dimanche 22 mai, il fait ce samedi soir la montée des marches au Palais des festivals avec cette adaptation d’un roman de Philippe Djian, Oh.

    Quand une voisine inconnue vous agrippe le bras pendant le film, effrayée par ce qu’elle voit à l’écran, vous avez compris... Paul Verhoeven a de nouveau touché en plein dans le mille. Elle est un thriller pervers et cynique, très inconfortable à regarder, avec un scénario tirant sa jouissance des personnages profondément tourmentés.

    A-t-on rêvé ?

    Une scène de viol donne le ton. Un inconnu, habillé en noir, avec une cagoule sur la tête, entre dans l’appartement d’une femme et la prend violemment au sol. Encore sous le choc, le spectateur voit cette femme se relever pour continuer sa vie comme avant. A-t-elle rêvé ? A-t-on rêvé ? Etait-ce un jeu sadomasochiste ou un vrai viol ? Rien ne semble pouvoir perturber cette directrice d’une grande boite de production de jeux vidéo.

    → VOIR AUSSI : Festival de Cannes 2016: Les films de la sélection officielle

    Le plaisir de la violence

    Raconté avec le sourire, tout le film tourne autour d’Elle, Marie, une femme d’affaires couronnée de succès et sexuellement très libérée. Attirée par des plaisirs pervers pleins de violence, elle est hantée par une histoire très lourde de son passé. Son ancien mari Richard (Richard Berling) est tout le contraire : écrivain fauché, il est très sensible et à la quête d’émotions innocentes.

    Son fils, Vincent (Jonas Bloquet), est visiblement obsédé de devenir un bon père. Au point de faire l’autruche quand le bébé sortant du ventre de sa compagne, n’a pas tout à fait la même couleur de peau que lui. Est-ce lié au fait que sa mère lui avait fait allaiter par une autre mère pour consoler celle-ci de son mort-né ? Et puis, il y a la mère excentrique de Marie, Irène (Judith Magre), oscillant entre botox et escort boys.

    → A (RE)ECOUTER : Isabelle Huppert, comédienne dans «L'Avenir» de Mia Hansen-Love

    Prendre possession de sa vie

    On commence mieux à comprendre les névroses familiales quand Marie raconte à son charmant voisin (Laurent Lafitte) le traumatisme de son enfance. Depuis, elle a décidé d’oublier ce père condamné à perpétuité et de prendre possession de sa vie. Elle décide d’attraper elle-même le violeur, de rester la femme dominante qu’elle est devenue…

    Semer le doute

    Nous revoilà jetés dans l’univers ambigu, nourri par la mort et la perversité, créé par Paul Verhoeven. Comme dans un jeu vidéo, on ne sait jamais où s’arrête la fantaisie tordue et où commence la réalité cauchemardesque. On est tiraillé entre pulsions sexuelles et idées morbides, entre catholicisme bienveillant et exorcisme vicieux. A la fin, on doute de tout et surtout de soi-même. Elle alias Paul Verhoeven a atteint son but.

    ► Lire aussi : Qui gagnera la Palme d'or 2016 ?
     

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.