GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Aujourd'hui
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Eliminatoires CAN 2021 : A domicile, la Côte d’Ivoire bat le Niger (1-0)
    Culture

    «Toni Erdmann», l'humour allemand débarque en salles

    media «Toni Erdmann», de Maren Ade, avec Inès, la businesswoman, merveilleusement interprétée par une Sandra Hüller sèche et mordante; et Winfried alias Toni, incarné avec une folie douce par Peter Simonischek. Komplizen Film

    Au Festival de Cannes, ce film avait volé la vedette à Kristen Stewart. Même si la réalisatrice allemande Maren Ade, 39 ans, est repartie bredouille du palmarès cannois, elle avait enthousiasmé tout le monde et vendu son film dans le monde entier. Ce mercredi 17 août, Toni Erdmann sort enfin dans les salles en France. Avec un humour déjanté, cette comédie raconte l’histoire d’une femme d’affaires redoutable, mais ébranlée par une question à la fois simple et excentrique posée par son père : « Es-tu heureuse ? »

    Un facteur sonne à la porte d’une maison mitoyenne. Un monsieur ouvre et refuse d’abord de prendre le colis. « C’est pour mon frère. Je vais le chercher. Il vient de sortir de prison. Il a été condamné pour des colis piégés... » Déguisé avec des lunettes de soleil et une banane dans la main, le même homme revient alors, avant d’admettre avoir joué la comédie pour faire rire le facteur…

    Le père soixante-huitard et la fille du libéralisme

    Cet homme marrant et baba cool s’appelle Winfried Conradi, veuf, professeur de musique et d’art dans une école. Pour échapper à la routine de sa vie confortable, pour oublier son chien malade et aveugle, il fait des blagues et charrie son entourage. Sa fille travaille comme consultante dans une grande société allemande basée à Bucarest. Le père en est fier, mais aussi triste. Car Inès ne prend jamais le temps de vivre ou de rendre visite à son père et sa grand-mère. Alors il débarque à l’improviste en Roumanie.

    «Toni Erdmann», le justicier du bon sens

    Sur place, entre limousine avec chauffeur et hôtel cinq étoiles, le père soixante-huitard découvre avec stupéfaction l’univers de sa fille : le monde clinquant du libéralisme. Sa prestigieuse entreprise exerce en fait le sale boulot d’externaliser le travail des entreprises et de licencier les gens. Après plusieurs rendez-vous interrompus, son père a vite compris : la vie d’Inès obéit de la même façon aux règles de ce capitalisme sauvage. Elle doit être disponible 24h/24. Sa vie privée a disparu. Chaque relation est calculée. Le père repart alors vers l’Allemagne, mais seulement pour mieux revenir, déguisé en « Toni Erdmann », le justicier du bon sens.

    « Expliquer au client ce qu’il veut »

    Avec un sens du décalé, un humour décapant et des scènes surréalistes, la réalisatrice Maren Ade remet en selle la relation entre le père et la fille. Doté d’une perruque et des fausses dents loufoques, Winfried alias Toni, incarné avec une folie douce par Peter Simonischek, menace de remplacer sa fille par « une fille de substitution ». Malin et moqueur, il détourne la recette de succès de sa fille pour les entreprises (« expliquer au client ce qu’il veut ») et rappelle à sa fille la vraie valeur des êtres humains. Un monde où les pommes du jardin valent plus qu’un champ de pétrole et où une chanson crée plus de valeur qu’une action à la Bourse. Drôle et dramatique, l’histoire avance. Inès, la businesswoman, merveilleusement interprétée par une Sandra Hüller sèche et mordante, acceptera-t-elle de se mettre à poil pour sauver sa vie d’un vide géant ?

    ► Lire aussi notre interview avec Maren Ade: «L’humour vient souvent d’un désespoir»

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.