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    Culture

    Avec quoi photographie-t-on la guerre ?

    media Le photojournaliste israélien Ziv Koren, sur le terrain, en plein reportage. ©Ziv Koren

    A Visa pour l'image, l'appareil photo se fait discret. Et pourtant sans lui, pas de photographie. Mais qu'emportent les journalistes dans leur besace ? En 30 ans, le matériel a bien évolué, comme le souligne Yannis Behrakis en nota bene de son exposition sur les réfugiés. Boîtiers, objectifs, batteries, cartes mémoires : quel est l'équipement idéal en zone de guerre ? Eléments de réponses avec les principaux intéressés présents à Perpignan.

    Quand on est dans une zone de guerre, que l'on doit progresser rapidement, voire parfois abandonner son matériel pour sauver sa vie, le choix du matériel est primordial. Il doit être léger, discret, et robuste. Certains choisissent un boîtier compact. La majorité des photojournalistes optent pour le reflex. Certains emportent les deux. Lors d'une table ronde organisée à Perpignan, le célèbre photographe Stanley Greene, ancien Black Panther et photographe engagé, a même expliqué qu'il partait avec deux boitiers, l'un pour la couleur, l'autre pour le noir et blanc !

    Les objectifs

    Tous les photographes le disent, le minimum d'équipements est le mieux. Joël Robine a couvert pendant 30 ans la plupart des grands conflits. Il nous explique son choix : « Un 24mm, un 70-200 qui est un petit téléobjectif. J'aime aussi travailler avec un 50 mm ». En Afghanistan, il oublie un objectif dans une tranchée. Un soldat lui rapportera, 6 heures après !

    Le flash

    Le flash est banni pour des raisons évidentes de discrétion. Mais les boîtiers actuels permettent de travailler en haute sensibilité. Les appareils permettent désormais de monter jusqu'à 10 000 ISO, sans bruit avec des rendus exceptionnels. Ziv Koren, photojournaliste israélien est devenu un expert de la photographie en basse lumière. D'ailleurs, il l'avoue,«la lumière du jour m'ennuie».

    Brent Stirton, qui expose à Visa son travail, Guerres d'ivoire, ajoute un capteur de lumière à son équipement.

    Le stockage et la transmission des photos

    L'information aujourd'hui doit arriver dès que l'évènement s'est produit ! C'est pour cette raison que la transmission des fichiers représente la clé de voûte des développements des marques professionnelles. Le smartphone est bien souvent utilisé pour transmettre les fichiers. Ou comme télécommande du boîtier numérique désormais équipé d'un système de transmission des données, comme c'est le cas pour le petit dernier de chez Canon, le 5D. Le système de connexion FTP permet un stockage des photos, instantanément sur un serveur.

    Les batteries

    Les batteries ont aujourdhui une très grosse autonomie, comme l'explique Bernard Thomas, responsable du service CPS chez Canon: « On peut partir avec deux batteries assez compactes et assurer 3 jours, 4 jours de prises de vue». Le problème de l'accès à l'électricité dans certaines zones reculées existe bel et bien mais les nouveaux équipements qui se branchent sur la voiture ou l'existence de panneaux solaires permettent de contourner le problème.

    L'ordinateur

    Plus de chambre noire donc pour développer ses photos, de machine à écrire ou de bélinographe pour transmettre les documents par liaisons téléphoniques mais un ordinateur pour trier, choisir ses photos et les envoyer. Le métier a radicalement changé ! « On passe plus de temps à l'éditing. Le photographe est maître de son image. Il peut voir son image, la travailler, il peut la transmettre. Ce n'est pas forcément plus facile. Au début du numérique, comme la pellicule ne coûtait plus rien, ils avaient tendance à déclencher dans tous les sens. Mais ils se sont rendus compte qu'ils perdaient un temps infini après à choisir leur image. Les choses se sont tassées. On finit par retrouver le même fonctionnement qu'avant le numérique», constate Bernard Thomas de chez Canon.

    La sécurité

    Certains partent avec un boîtier trackeur, un système de sécurité souvent imposé par les assurances des quotidiens. Mais peu discret, il est peu apprécié des journalistes qui racontent qu'au premier contrôle, il est déclenché par la personne qui fouille le sac. Certains, par souci de discrétion, préfèrent également éviter le smartphone (très facilement géolocalisable) et fonctionnent avec un bon vieux téléphone portable aux batteries solides et emportent plusieurs cartes sim. Concernant le gilet pare balles, les photographes le conseillent dans l'ensemble, même si cela peut déranger pour se déplacer. Il peut engendrer aussi des confusions dangereuses sur le terrain. En revanche, les nouveaux appareils photos contiennent la plupart du temps des GPS, ce qui peut être problématique dans des pays où la surveillance est poussée.

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    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.