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    Marc Riboud s'en est allé, ses photos restent

    media Marc Riboud en Allemagne en 2009 lors d'une exposition de Cartier-Bresson. (Photo by globalmoments/ullstein bild via Getty Images)

    Le grand photographe français Marc Riboud est mort. Il fut l'un des premiers photographes à sillonner la Chine communiste en 1957, ou encore l'Algérie, l'Afrique noire, le Vietnam, Cuba, les Etats-Unis où il avait pris sa plus célèbre photo : une jeune fille, fleur à la main, face à des soldats armés qui gardaient le Pentagone, en pleine manifestation contre la guerre du Vietnam. Cette année encore, son travail sur les années Castro à Cuba est exposé à Visa pour l'image à Perpignan. Il fut une source d'inspiration pour nombre de ses confrères qui le pleurent ce 31 août, notamment à Perpignan.

    Marc Riboud s'est éteint. Il avait 93 ans. A Perpignan, les festivaliers ont appris la nouvelle lors d'un débat sur le noir et blanc en photographies. Clin d'oeil... Le maître du noir et blanc, grand témoin de l'histoire a fait faux bond à ses camarades photojournalistes alors que ses clichés sont exposés à Perpignan.

    Né dans la banlieue de Lyon, il était cinquième d'une famille de 7 enfants. Ses maîtres furent Henri Cartier-Bresson et Robert Capa qu'il rencontra par hasard et pour qui il travaillera en tant qu'assistant. En 1953, l'une de ses photos est publiée par le magazine Life et lance sa carrière : le peintre de la tour Eiffel. Il entre alors à l'agence Magnum, achète une voiture et s'en va. Il se rend à Istanbul. Puis ce sera l'Iran, l'Afghanistan, l'Inde, jusqu'à la Chine où il retournera régulièrement. Il fit également de longs séjours au Japon ce qui lui permit de publier l'un de ses premiers livres Femmes du Japon.

    Marc Riboud était entré dans la Résistance dans le maquis du Vercors à l'adolescence, et cette expérience de la guerre l'avait marqué à vie. Il se rendra donc sur les grands conflits : l'indépendance de l'Algérie, la guerre du Vietnam, mais il couvrit également le Watergate, ou encore le procès Klaus Barbie.

    Alain Genestar 31/08/2016 - par RFI Écouter

    Voyageur-promeneur, raconteur d'histoires, soucieux de l'ombre et de la lumière dans un cliché mais également du sens de la rime en image, Marc Riboud croyait à « l'instinct de l'instant », au « plaisir de l'oeil » avant tout. Ses photos resteront dans l'histoire. Notamment celle de la jeune fille à la fleur, photo d'une militante pour la paix au Vietnam prise à Washington en 1967, devant les baionnettes des militaires qui gardaient le Pentagone. Ou bien celle de Fidel Castro, la veille de la mort de J.F Kennedy, un cliché exposé à Visa sur l'image 2016.

    Ses photos sont d'ailleurs déjà dans la mémoire collective. Preuve en est, sur Twitter, les hommages pleuvent, photos à l'appui.

     

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