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    Moyen-Orient

    La peintre et poétesse libanaise Etel Adnan: «Mon bonheur est la peinture»

    media Etel Adnan : « Matinée Récréative ». Courtesy Galerie Lelong. Etel Adnan

    L'écriture et la peinture sont indissociables pour Etel Adnan. L'artiste de 91 ans née à Beyrouth, d'une mère grecque et d'un père syrien, a vécu aux États-Unis et réside maintenant à Paris. Les langues française, anglaise et arabe sont également celles de l'artiste, les cultures multiples aussi, bien que le Moyen-Orient et ses tourments soient au cœur de son œuvre. L'exposition qui lui est consacrée à l'Institut du Monde Arabe (IMA-Paris) part d'un de ses textes fondateurs, « L'Apocalypse arabe  ».

    RFI : C’est la première rétrospective de votre œuvre peinte à Paris et l’exposition démarre dans une salle sous le signe d’un de vos poèmes : L’Apocalypse arabe. Vous avez beaucoup réfléchi sur la question de la paix. Qu’est-ce que la paix pour vous ?

    Etel Adnan : J’ai même écrit un livre dessus : Là-Bas. La paix n’est pas que la cessation de la guerre. Quand il y a eu les accords d’Oslo, je me suis dit : Qu’est-ce que ça veut dire la paix ? Est-ce cela veut dire que les Israéliens - qui nous ont fait quand même souffrir depuis si longtemps - vont venir s’asseoir dans nos cafés ? Le quotidien de la paix m’a fait réfléchir. C’est cette paix personnelle qu’il faut aussi gagner.

    Après L’Apocalypse arabe, on va vers les montagnes qui sont au cœur de vos peintures. Vous représentez beaucoup les montages, les monts, en différentes couleurs. Des œuvres assez paisibles qui respirent la sérénité. De quelles montagnes s’agit-il ?

    Enfant, j’aimais, j’étais impressionnée par la montagne libanaise. Ensuite, en Californie, j’ai vécu devant une montagne. Elle n’avait que mille mètres, mais elle dominait la région. Et les grandes montagnes de l’Amérique, la vallée de Yosemite.Ça fait qu’il y a deux éléments dans la nature que j’aime avec passion : la mer et la montagne.

    Dans votre exposition il y a aussi les leporello. Sur ces livres accordéon, vous avez écrit et dessiné en même temps des poèmes en arabe. Comment inventez-vous ces leporello ?

    Le côté le plus original, le plus inventif, ce que j’apporte à l’art contemporain et surtout à l’art contemporain arabe, c’est surtout les leporello. C’est un format ni occidental ni arabe. C’est un format japonais, chinois, coréen, vraiment asiatique.

    En même temps vous utilisez la calligraphie qui est l’essence de l’art pictural arabe.

    Voilà. Donc vous voyez, comme, malheureusement, à l’école française, on nous a empêchés d’apprendre l’arabe – du moins ma génération – j’ai toujours regretté de ne pas le parler correctement – comme je n’ai pas parlé avec ma mère de toute façon – et de ne pas l’écrire. Mon vrai désir aurait été d’être un poète de langue arabe. Je trouve que cette langue est si belle que trois mots en arabe, c’est déjà un poème.

    Alors quand j’ai vu ces leporello dans un magasin japonais, donc j’ai vu ces formats vides que j’ai achetés. Et j’ai pensé comment l’écriture arabe est malléable ! Elle se prête à cette chose qui continue ! Vous pouvez tirer une lettre qui prend toute la page.

    Votre écriture a pas mal été engagée. Est-ce que vous êtes toujours en prise avec l’actualité ?

    Mais oui. Moi, je dis toujours : c’est l’histoire contemporaine qui a écrit mes livres. Peut-être, au fond, mon repos, mon moment de bonheur personnel, c’est la peinture.

    Etel Adnan, Voyage au Mont Tamalpa, 2008. Leporello. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris. Etel Adnan

    Ce mardi 6 décembre : Ciné-débat avec Etel Adnan autour du film Ismyrne, de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige.
    Écouter aussi la lecture de deux textes d’Etel Adnan : Jennine et Un Crime d’honneur, mise en voix dans le cadre « Ca va, ça va le Monde ! » de RFI.
    Etel Adnan, exposition à l’Institut du monde arabe (IMA), Paris, jusqu’au 1er janvier 2017.

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