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    «J20 Art Strike»: une grève artistique contre Donald Trump

    media « Le Queens Museum of Art reste fermé le vendredi 20 janvier à cause de la grève de l’art #J20 Art Strike ». queensmuseum.org

    Des artistes, des galeries, des théâtres, des musées protestent ce 20 janvier avec une grève de l’art contre la « normalisation du Trumpisme ». À l’occasion de la journée d’investiture de Donald Trump comme 45e président des États-Unis, le mouvement « J20 Art Strike » a appellé à cesser ce vendredi toute activité artistique.

    « Le Queens Museum of Art reste fermé le vendredi 20 janvier à cause de la grève de l’art #J20 Art Strike ». Écrit noir sur blanc sur le site du musée, le message est clair et partagé par plusieurs institutions culturelles. Le musée national des Indiens américains à Washington restera également fermé. D’autres institutions comme le Whitney Museum à New York plaident pour « la diversité de l’art et culture américaine ». Le Denver Art Museum envoie un signal de refus en renonçant pendant une journée aux billets d’entrée. L’Institute of Contemporary Art à Boston manifeste à travers une journée à contribution libre pour une « société plus ouverte et plus juste ». Pour le monde des musées et de l’art, l’investiture de Donald John Trump comme 45e président des États-Unis n’est pas la fin, mais le début d’un combat culturel.

    Contre la normalisation du « Trumpisme »

    Plus de 500 artistes plus ou moins célèbres, du chanteur Jon Hendricks en passant par le sculpteur Richard Serra jusqu’à la photographe Cindy Sherman, ils ont tous signé l’appel J20 Art Strike, un acte de non-allégeance à l’occasion du jour de l’investiture pour lutter contre la normalisation du « Trumpisme ». Lancé début janvier sur internet en direction des musées, des théâtres, des salles de concert, des galeries, des studios et des écoles des arts, ils manifestent ainsi leur hostilité envers la politique annoncée de Trump. En citant des sources de l’entourage de Trump, le journal américain The Hill avait révélé des coupes budgétaires radicales prévues par le nouveau président américain. Parmi les suppressions évoquées : le Fonds national pour les arts (NEA), créé en 1965 pour soutenir les artistes et les institutions culturelles du pays.

    Donald Trump et Meryl Streep

    En attendant, le monde du cinéma continue à être en révolte contre Trump. Dix jours après le tweet de Donald Trump (« Meryl Streep, l’une des actrices les plus surestimées d’Hollywood ») en réaction au discours touchant de Meryl Streep lors de la cérémonie des Golden Globes : « quand le puissant utilise sa position pour intimider les autres, nous sommes tous perdants », d’autres personnalités prennent la relève.

    Robert de Niro, la star deux fois oscarisée, a fait part de sa crainte que « les choses s’assombrissent ». Il a refusé de faire une déclaration officielle contre le futur président américain lors de l’ouverture du prestigieux festival Sundance à Park City, mais la grand-messe du cinéma indépendant propose entre autres de découvrir les coulisses de la campagne électorale de Donald Trump avec Trumped : Inside the Greatest Political Upset of All Time. Et hors festival, de Niro a quand même joint les rangs de ceux qui mobilisent contre Donald Trump et espère que « les gens vont se rebeller contre ça ».

    Le réalisateur et Palme d’or Michael Moore (« Trump ne durera pas quatre ans »), la chanteuse Cher et l’acteur Alec Baldwin, imitateur redoutable de Trump dans l’émission télévisée Saturday Night Live, jouent actuellement les fers de lance d’un monde culturel qui ne se résigne pas à faire le dos rond pour laisser passer la tempête. Ils sont tous conscients que Trump ne se contente pas de changer la politique et l’économie, mais aussi la culture de la nation la plus puissante de la planète.

    « Stand Up for Love »

    D’autres artistes comme les comédiennes Jamie Lee Curtis ou Jane Fonda ont annoncé participer au happening Stand Up for Love organisé sur Facebook pendant la cérémonie d’investiture. Un marathon d’amour pour protester contre la politique de Trump et de susciter des dons en faveur d’organisations menacés de perdre leurs budgets. Il y a aussi Our First Hundred Days, une action de musiciens prévoyant de composer et publier chaque jour pendant les premiers cent jours de la présidence de Trump une chanson contre le nouveau président des États-Unis et financer ainsi des projets féministes et écologiques.

    Jusqu’ici, le milliardaire Donald Trump semble être plus porté vers la culture du catch et des armes à feu que vers les musées, les théâtres, le cinéma ou les spectacles. Même ses rares soutiens dans le monde culturel comme le cinéaste Clint Eastwood ou le rappeur Kanye West se gardent désormais de parler de lui. Et la dernière tentative de Trump, à la veille de son investiture, de s’approcher un peu du monde culturel, a lamentablement échoué. Après une polémique sur Twitter avec John Lewis, représentant de Géorgie et icône de la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains, Donald Trump avait déclenché une révolte chez les élus démocrates et finalement dû renoncer à la visite prévue du Musée de l’histoire afro-américaine de Washington.

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