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    Culture

    L’Alabama coule à Cherbourg

    media Roy Macnab. «The Cherbourg Circles», Hale, 1994. DR

    L’arrivée au port du Cap du navire de guerre Alabama en 1863 fit grosse impression : elle est encore célébrée par une chanson, en tête du palmarès de son carnaval. Ce fleuron de la flotte des Confédérés était auréolé de ses victoires sur quarante bateaux nordistes depuis le début de la guerre civile américaine.

    Un an plus tard, le cours de la guerre ayant changé, l’Alabama trouve refuge à Cherbourg. Le président Lincoln envoie le Kearsage pour le défier. Des navires étrangers peuvent-ils se battre dans les eaux territoriales françaises ? Les négociations diplomatiques prennent du temps. Aussi, le jour de la bataille, le 19 juin 1864, le tout-Paris s’installe sur les hauteurs de la ville. Dans la foule, le peintre Edouard Manet, qui immortalisera la scène dans un tableau qui se trouve aujourd’hui à Philadelphie.

    Les deux navires s’observent, tracent des cercles, avant que l’artillerie du Kears age n’envoie l’Alabama par le fond. Ironie de l’histoire, les deux commandants étaient amis d’enfance.

    L’imbroglio international se complique, parce qu’un yacht anglais vient au secours des marins de l’Alabama et les conduit en Angleterre.

    Erudit et poète, le diplomate sud-africain Roy Macnab (1923-2004) ne se contente pas de retracer le contexte politique de l’époque. Il plonge aussi dans la vie artistique bouillonnante de Paris.

    On apprend que Napoléon III dépêcha auprès de Lincoln son dentiste (américain) dont la maitresse était un modèle de Manet. Parmi ses autres modèles, le grand impressionniste comptait aussi Berthe Morisot, peintre reconnue qui épousa son frère.

    Pour terminer, Macnab aborde l’énigme du tableau de Manet Un bar aux Folies Bergères. Dans le coin droit, bravant les lois de l’optique, se tient un homme en gibus. La solution séduisante qui nous est proposée constitue un dernier clin d’œil à l’Alabama.

     

    Roy Macnab. The Cherbourg Circles, Hale, 1994
     

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