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    Fespaco: «On dresse le tapis rouge aux femmes cinéastes africaines»

    media Ardiouma Soma, délégué général de la 25e édition du Fespaco, mars 2017. Siegfried Forster/RFI

    Ardiouma Soma est un homme heureux. Pour sa 25e édition qui dure jusqu’au 4 mars, le Fespaco a enregistré plus de 1000 films, au lieu de 650 habituellement, du jamais vu. Une raison de plus qui explique pourquoi l’actuel délégué général du plus grand festival de cinéma africain et ancien directeur de la Cinémathèque africaine de Ouagadougou espère que le Fespaco puisse bientôt renouer avec la période de gloire des années 1980. Pour cela, il déroule le tapis rouge aux réalisatrices et affirme : « le cinéma peut être la locomotive économique de la culture ». Entretien.

    RFI : Apolline Traoré a fait l’ouverture officielle de la compétition, une cinéaste femme, représentante de la nouvelle génération des réalisateurs burkinabè, avec un film engagé, Frontières. Est-ce que ce sont les caractéristiques de l’avenir du Fespaco : jeune, féminin, engagé ?

    Ardiouma Soma : Nous avons choisi pour la 25e édition du Fespaco de lancer la compétition avec une cinéaste burkinabè qui présente une coproduction ivoiro-burkinabè. C’est vrai, nous voulons encourager les femmes dans la production cinématographique et audiovisuelle.

    Pour cela, nous avons créé les Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image. Elles se tiennent tous les deux ans, comme le Fespaco, mais les années paires. Quand vous regardez l’histoire du Fespaco, tantôt il y a eu deux ou trois femmes dans la compétition, tantôt il y a des compétitions où il n’y a pas de femmes.

    Aujourd’hui, à l’heure où l’on sent un regain de dynamisme dans l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel sur le continent, il est important que le Fespaco, la vitrine du cinéma africain, dresse aussi le tapis rouge aux femmes cinéastes africaines. Projeter la première mondiale d’un film réalisé par une femme est un signal. Ce film est aussi un exemple d’intégration de l’économie sous-régionale. Il a été coproduit par la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, avec l’appui et l’accompagnement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

    C’est la 25e édition. Tout a commencé en 1969. Quel était votre premier Fespaco?

    Moi, je suis arrivé au Fespaco en 1984. J’ai eu la chance de participer à l’organisation du 20e anniversaire qui s’est tenu en février et mars 1989. Depuis, je suis resté au Fespaco, même si, à un moment donné, j’ai été appelé à d’autres fonctions. Entre 2011 et 2014, j’ai été directeur général du cinéma et de l’audiovisuel au niveau du ministère en charge de la Culture, mais je n’ai jamais quitté le Fespaco. Au moment où j’étais en charge de la culture en tant que directeur général du cinéma, j’étais à la fois directeur artistique du Fespaco. Donc, c’est un poste que j’ai toujours occupé depuis les années 1990, jusqu’en 2014, où j’ai été rappelé en tant que délégué général du Fespaco.

    Le Fespaco est la grande messe du cinéma africain. Lors de l’ouverture, Alpha Blondy a chanté Thomas Sankara et le président ivoirien Alassane Ouattara est annoncé pour la clôture du festival. Quel est le message politique du Fespaco 2017 ?

    Cela correspond à un environnement de l’industrie du cinéma africain. Aujourd’hui, les politiques, de plus en plus, s’intéressent au cinéma, parce que tout le monde a compris la dimension économique de la culture. Nous pensons que le cinéma et l’audiovisuelle peuvent être la locomotive de la dimension économique de la culture. Aujourd’hui, dans la sous-région ouest-africaine, il y a beaucoup de gouvernements et de Parlements qui ont commencé à voter des lois sur le cinéma et l’audiovisuel, à créer des fonds de soutien au cinéma.

    On constate aussi une politique de réhabilitation de salles [le Burkina Faso prévoit de réhabiliter 15 salles sur tout le territoire national, ndlr] et une politique avec un accent mis sur le volet formation. Donc il y a un ensemble de dynamisme autour de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel. Tout cela fait que cette 25e édition est particulière dans la mesure où nous avons décidé de revenir sur la formation et l’éducation, une question qui a été déjà traitée en 2005.

    Nous voulons aussi renforcer le volet économique et le marché international du Fespaco avec un endroit dédié aux industriels, partenaires, conférences et tables rondes. Tout cela pour que le festival apporte une plus-value au développement de notre cinéma. Le cinéma africain a été longtemps un cinéma assisté, soutenu par les différents ministères en charge de coopération en Occident, un cinéma fortement subventionné. Aujourd’hui, il y a une nouvelle dynamique avec une jeunesse africaine qui se bat pour trouver des manières de façon locale pour obtenir des moyens locaux. Tout cela pour pouvoir s’exprimer, pour faire du cinéma, évidemment avec les facilités qui sont offertes aujourd’hui par le numérique.

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