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    «The Lucky Specials», avec le cinéma contre la tuberculose en Afrique

    media L’affiche du film « The Lucky Specials », réalisé par le Sud-Africain Rea Rangaka, affichée devant la salle du cinéma Burkina au festival panafricain Fespaco. Siegfried Forster / RFI

    Ce film sud-africain sur la lutte d’un jeune chanteur contre la tuberculose est parti pour être regardé par des centaines de millions d’Africains. Projetée en compétition au Fespaco, l’histoire autour d’un groupe nommé « The Lucky Specials » vient de remporter le prix pour la meilleure affiche au festival panafricain du cinéma. Réalisé par Rea Rangaka, ce long métrage mêle merveilleusement les genres de fiction, de dessin animé et de film musical. Mais au cœur de la mission figurent la prévention et la sensibilisation face à la tuberculose.

    RFI : Félicitations, vous avez réussi à transformer un film dédié à la prévention de la tuberculose en « feel good movie ». Votre but était-ce de réaliser un film qui fait du bien ?

    Rea Rangaka : Définitif, c’était mon but. Mais l’idée du film vient d’Aric Noboa, le président et producteur de Discovery Learning Alliance. L’intention principale est de faire un film pour créer une conscience sociale, surtout en Afrique. Avant ce film, ils avaient réalisé le film Inside Story qui parlait du VIH et du sida. Au final, c’est devenu le film le plus regardé de l’Afrique pendant sa sortie. Donc, ils ont décidé de faire un autre film, cette fois concentré sur le problème de la tuberculose. C’est assez logique, parce que les problèmes de VIH et tuberculose sont liés. Le défi de ce genre de films est de nature éducative : on essaye de ne pas ennuyer les gens. C’était ma tâche : injecter un peu d’âme et de vie dans le propos pour que les spectateurs s’intéressent au sujet et intègrent d’une manière subconsciente les informations données dans le film.

    Inside Story était regardé par plus de 400 millions d’Africains. Combien de spectateurs attendez-vous pour The Lucky Specials ?

    Je ne sais pas, mais on espère le même nombre de spectateurs si ce n’est pas plus. Cette fois-ci, j’ai l’impression qu’on a encore mieux réussi à mêler le divertissement et l’éducation. Le temps nous dira.

    Normalement, quand un réalisateur ou un producteur font un film, ils pensent à combien d’argent ils vont gagner avec. Dans ce genre de film, pense-t-on combien de vies humaines vous allez sauver grâce à The Lucky Specials ?

    Bien sûr, c’est notre espoir, mais c’est valide aussi pour d’autres films. Aux derniers Oscars, par exemple, le film Moonlighta gagné trois prix, dont l’Oscar pour le meilleur film, et le réalisateur espère d’avoir mis un peu de lumière sur le destin de jeunes homosexuels noirs. On verra combien de vies seront sauvées grâce à notre film. Le nombre d’entrées n’est pas si important. On donnera ce film gratuitement à beaucoup de médias en Afrique pour que le film soit montré et le message diffusé.

    Vous racontez l’histoire de Mandla, merveilleusement interprété par Oros Mampofu. Ce jeune minier rêve de devenir guitariste et chanteur. Et puis vous racontez les explications scientifiques, la découverte du microbe, comment se protéger ou se soigner, sous forme de dessins animés. Quelle est l’originalité de votre film ?

    Le scénario a été écrit par Tim Green, un écrivain sud-africain avec beaucoup de talent. Notre plus grand souci était la question : comment captiver les spectateurs ? Surtout le public entre 16 et 35 ans ? C’est la tranche d’âge où il y a le plus d’infections de VIH et de tuberculose. Eux, ils ont le plus besoin d’être informés pour prendre leurs décisions. Pour cela, il était primordial de trouver un caractère et avec Oros Mampofu un rôle principal dont les gens puissent s’inspirer ou identifier. C’est un héros qui vient de nulle part, il ne possède rien, comme beaucoup de Sud-Africains, mais il a des rêves, des inspirations. La seule possibilité de réaliser ses rêves est de faire attention à sa santé, de s’occuper de ses amis et de sa musique. C’est la raison pour laquelle ce film touchera beaucoup de gens en Afrique. Si vous voulez faire quelque chose de votre vie, d’abord vous devez vous occuper de vous-même.

    En tant que réalisateur sud-africain, qu’est-ce que cela signifie pour vous de venir au Fespaco ?

    À l’école du cinéma, nous avons regardé beaucoup de films africains. Surtout les films de l’Afrique de l’Ouest étaient toujours une grande source d’inspiration pour moi et pour mon travail personnel. De faire ce film était un grand défi pour moi. Normalement, je réalise des films plus mélancoliques et plus sombres. Alors je me suis dit : pourquoi ne pas essayer de faire ce film.

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