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    Afrique

    Le «Medecine Blues» de Paul Alden Mvoutoukoulou à «Afriques Capitales»

    media L'installation «Medecine Blues» de l'artiste congolais Paul Alden Mvoutoukoulou à «Afriques Capitales». Siegfried Forster / RFI

    Il construit des villes à l'aide de capsules et d’emballages de médicaments. Coup de projecteur sur le jeune artiste congolais Paul Alden Mvoutoukoulou. Une de ces œuvres est présentée en ce moment à Lille, dans « Vers le cap de Bonne-Espérance », le deuxième volet de l'exposition d'art contemporain « Afriques Capitales », qui se tient également à La Villette à Paris.

    C'est un continent africain qui apparaît en creux... tout autour, des emballages de médicaments en aluminium, dorés ou blancs, vides ou contenant parfois encore quelques pastilles, et surtout savamment ordonnés. Vu de haut, on dirait des plans de villes. Il y a même, ici ou là, quelques bâtiments en 3D. L'œuvre est baptisée Medecine Blues.

    Son auteur, Paul Alden Mvoutoukoulou, 30 ans, a commencé par la peinture. Jusqu'à ce que l'artiste Bill Kouélany fonde un centre d'art à Brazzaville, il y a 5 ans, les Ateliers Sahm. Le jeune artiste y découvre la vidéo, les installations, son horizon s'ouvre, et c'est alors que lui vient l'idée de recycler les médicaments usagés...

    Apporter une guérison

    « Tout d’abord, l’idée vient de ma mère, qui était vraiment souffrante. Quand elle prenait des médicaments, moi, j’étais tout le temps à côté. C’est là où j’ai commencé à récupérer ces médicaments. Pour moi, c’était une façon de reconstruire une œuvre. C’est comme si je la soignais, comme si j’apportais une guérison. »

    La mère de Paul Alden Mvoutoukoulou a depuis disparu, il y a 2 ans. « Mais moi je continue », dit le jeune homme. C'est aussi une façon de lui rendre hommage et de transformer cette souffrance en quelque chose de positif. Un travail qui le fait remarquer et le conduit en tout cas à participer pour la première fois à une grande exposition d'art contemporain hors d’Afrique.

    ► Lire : « Simon Njami : Afriques Capitales est une ville, un labyrinthe, un foutoir »
    ► Ecouter : Notre Rendez-vous Culture sur « Afriques Capitales »
    ► Lire :«Afriques Capitales»: nouvelle vision du monde et de l'art
    ► Lire : Les 40 ans du Centre Pompidou: «La place de l’art africain est essentielle»

    Afriques Capitales, vers le cap de Bonne-Espérance, jusqu’au 3 septembre à la Gare Saint Sauveur, Lille.

     

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