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    France

    Thierry Frémaux: «Je suis très content que la discussion sur Netflix a lieu à Cannes»

    media Thierry Frémaux, le délégué général de la 70e édition du Festival de Cannes 2017. Anthony Ravera / RFI

    Le plus grand festival de cinéma au monde ouvre ce mercredi 17 mai au soir ses portes. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes a concocté une liste de 19 films en lice pour la Palme d’or 2017. Il a confié à RFI les souvenirs de sa première venue sur la Croisette et son avis sur l’affaire Netflix qui agite déjà cette 70e édition.

    RFI : Tout a changé entre la première édition du Festival de Cannes en 1946 et 70e Festival de Cannes en 2017. Pourtant, que relie ces deux dates ?

    Thierry Frémaux : Le cinéma, la chose la plus importante à Cannes. Si Cannes a survécu, c’est grâce aux films, grâce aux auteurs. Le sujet le plus important à Cannes, c’est le cinéma. Où vous soyez, qui vous soyez, si vous n’avez pas vu les films, vous ne pouvez parler de rien, parce que les gens ne parlent que de ça. En plus, à la fin de l’année, parmi les films qui marquent, il y a beaucoup de films de Cannes. C’est un festival d’art cinématographique qui fait la place belle et forte aux artistes qui réfléchissent au cinéma et à ses modes de langages, à ses formes et à son avenir.

    Souvenez-vous encore de votre premier Festival de Cannes ?

    La première fois, je suis venu – permis de conduire en poche – de Lyon, en voiture, en 1979. C’était une belle édition, c’était l’année d’Apocalypse Now. Evidemment, je n’ai vu aucun film, je ne savais même pas comment il fallait faire pour entrer dans les salles. J’étais avec des amis, on est venus avec une camionnette, le soir on allait dormir sur l’autoroute, et on revenait le lendemain pour se promener. On était dans le Palais, c’était encore l’ancien Palais, on regardait un peu tout cela, et voilà…

    Cette année, on parle beaucoup sur la présence en compétition de deux films produits par Netflix : Okja de Boong Joon Ho et The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach. Le problème : ces deux films ne vont pas sortir en salles en France. Mais au-delà des cris et la polémique, est-ce le début d’une nouvelle page et d’un chantier de réflexion pour le Festival de Cannes ? Entre autres, vous avez déjà annoncé une modification du règlement du Festival.

    Nous, on est très content que c’est à Cannes que cette discussion a lieu. Le Festival n’est pas responsable de ces coïncidences. Au fond, cela tombe sur nous, parce que Cannes est le plus grand festival du monde. En effet, le monde change et il y a même un monde qui vient. Moi, je suis aussi fasciné par ce monde qui vient que de préserver le monde ancien. Après, ce sont des problèmes complexes. Puis on peut imaginer qu’une très grande et très riche société américaine d’internet décide de produire des films - ce qui est une bonne nouvelle - puisse sanctuariser le festival dans lequel ils ont souhaité venir présenter leurs films. Pour cette année, on a été pris de court, mais, pour être homogène, pour l’année prochaine et les années à venir, il faut que les films sortent en salles, parce que le cinéma doit sortir en salles.

    Quelle est la raison historique pour cela ?

    Louis Lumière a inventé trois fois le cinéma : la technique, l’art et les salles de cinéma. Depuis toujours, c’est ce qui a fondé la singularité du cinéma dont on a annoncé la mort à plusieurs reprises. Là, le cinéma est à nouveau – peut-être pas menacé, parce que les gens produisent des films – mais ces gens décident que les films doivent être vus d’une autre manière. Dont acte. Mais cela ne veut pas dire que l’ancienne manière est révolue ou qu’on n’a pas raison de protester, parce qu’il y a quelque chose d’assez nouveau. Et moi-même, si ma mission est de sélectionner des films et de ne pas intervenir dans les réglementations françaises, je vois bien qu’il serait problématique si la Palme d’or ne sortait pas en salle. Eh bien, peut-être que cela permettrait précisément à dire que c’est beau d’être dans un pays où il y a des salles.

    RFI au Festival de Cannes 2017 : nos articles, éditions, émissions, photos et vidéos
    La liste de la sélection officielle de la 70e édition du Festival de Cannes qui aura lieu du 17 au 28 mai 2017

     

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